Projets soutenus en avril 2019, retours et témoignages

Présentation des projets soutenus par la campagne Semences Sans Frontières, pour aider les communautés paysannes à retrouver leur autonomie semencière, en avril 2019 :

Maroc : Association L’Arbre De Vie, Programme de sauvegarde des oasis marocaines, de lutte contre la désertification

L’Arbre De Vie est une association française qui développe des projets solidaires en mettant en avant le développement durable en matière d’hygiène et de santé, d’éducation et d’écologie auprès des populations les plus démunies. En collaboration avec des associations locales et des étudiants en Génie Biologie de l’université d’Aix Marseille, l’association met en place un projet environnemental et agroécologique de sauvegarde et de développement des oasis du sud marocain. 

La mission principale est d’accroître la résilience de l’écosystème oasien gravement menacé par la raréfaction des ressources en eau et la dégradation des sols. Leur projet porte sur la création de jardins agroécologiques pilotes, dans l’oasis de Tighmert (Guelmin, Maroc) au sein des écoles primaires. Il permettra, également, à terme l’autonomie alimentaire des populations oasiennes. Pour pérenniser leur souveraineté alimentaire, une banque de semence sera créée ce qui permettra une large distribution pour les populations voisines.

Images de la page Facebook du Jardin Écologique de Tessint, juillet 2019

Cameroun : Association Bafoussam Solidarité, Création d’une Cantine à l’école Fokom

L’association Bafoussam Solidarité a créé un potager participatif entretenu par l’association des parents d’élèves de l’école Fokom à Ndiengso lI, afin d’alimenter la cantine de légumes frais et réaliser une économie financière pour l’école et ainsi augmenter le budget dédié à l’éducation.

Ce projet permettra d’apporter à ces enfants une nourriture saine pour maximiser les chances de réussite scolaire.

Témoignage du 14/06/20, de Nathalie P. présidente de l’Association Bafoussam Solidarité

 

«  Bonjour,
Je viens vers vous pour vous mettre au courant de la situation concernant votre don de semences fertiles;
Le Directeur de l’école FOKOM à BAFOUSSAM au Cameroun a dû faire face à de nombreux événements incontrôlables 
– JARDIN SOLIDAIRE : Tout était prêt, l’achat du terrain, du grillage, des poteaux (contre le vol et le vandalisme
– FORMATION : un groupe a été formé au sein de l’association des parents d’élèves pour prendre en charge le développement du jardin pédagogique.
– OBLIGATION de construire une annexe attachée à l’école Maternelle bilingue exigée par le ministre de l’Éducation de base pour obtenir l’autorisation de l’ouverture de la Maternelle.
– EAU : il y a pénurie d’eau au CAMEROUN depuis 2 ans ; pas d’eau = pas d’hygiène, pas de construction et pas d’arrosage.
CORONAVIRUS : confinement total et arrêt d’activités.
Tout va rentrer dans l’ordre maintenant ; j’ai une confiance totale et beaucoup d’estime pour tous les participants de cette entreprise.
J’ai en ma possession une lettre de félicitations du Roi de BAFOUSSAM pour leur courage et leur ténacité.
Ils ne manqueront de vous tenir informé de la suite des travaux. 
Recevez, mes cordiales salutations. »

 

Témoignage du 20/06/20, de Nathalie P. présidente de l’Association…

« Bonjour, nous avons tenu la 1re réunion pour le lancement du jardin solidaire jeudi passé. On a présenté les semences aux différents participants, expliqué le rôle ou l’importance de chacune de ses plantes ici au Cameroun, distribué quelques graines de semences tests aux volontaires. La prochaine réunion est prévue pour le 2 juillet. Ce jour-là, nous allons recueillir les informations liées à la germination, au type de sol, pour ceux qui ont pris les semences tests. Dans la même lancée, nous avons invité 2 spécialistes qui viendront nous montrer comment faire germer ces plantes dans le jardin solidaire.

Actions réalisées et projets en cours 2018/2020

Santé : Envoi de matériel médical pour la léproserie de Koutana. Distribution de nourriture ainsi que dans les faubourgs de Bafoussam. Totale prise en charge sur le plan financier, de plusieurs malades, et ce depuis plusieurs années

Éducation : Financement de la construction dune école Fokom bilingue Ndgiens II dont l’ouverture a eu lieu en 2018 et extension de cette construction sur la propre décision du Directeur avec le cou concours des parents d’élèves.

Combattre la faim : Création d’une cantine où 640 repas ont été servis gratuitement et qui a eu pour effet de doubler les inscrirons scolaires de 80 à 160 enfants en 2019. Il devrait donc passer à 1280 repas.

Eau, source de vie : Forage d’un quatrième puis pour les besoins de l’école, l’arrosage du jardin pédagogique solidaire et l’irrigation des cultures de céréales.

Création d’emplois : Enseignantes, métiers du bâtiment, maçons, menuisiers, ferronniers, électriciens, etc. Entreprise choisie dans le village.

Formation : Création en cours d’un jardin pédagogique dont les récoltes permettront de servir de repas équilibré aux élèves de l’école. Il sera entretenu par l’association d’élèves et les enfants.

Autonomie des Femmes : création d’un atelier de couture en 2012, enseignement (7 créations de postes à l’école Fokom), agriculture. »

Association Bafoussam Solidarité, Création d’une Cantine à l’école Fokom

Bénin : Orphelinat Arbre de Vie des Enfants, Sécurité alimentaire

Un projet de maraîchage pour la sécurité alimentaire a été mis en place au centre de l’orphelinat Arbre de Vie des Enfants, de la région de Klouékanmé. 

Ce projet porte sur la création d’un jardin potager en vue de promouvoir le secteur agricole et accroître la production maraîchère en faveur des enfants de l’orphelinat, du village et des femmes de la coopérative de Klouékanmé. Un premier soutien en 2018 de Semences Sans Frontières à permis à l’orphelinat la concrétisation du projet, une année plus tard, un nouveau soutien à permis de diversifier encore un peu plus leurs cultures.

Témoignage du 25 mai 2019 extrait de leur page Facebook…

«Bonjour chers amis du Facebook aujourd’hui nous avons travaillé dans le jardin potager de l’orphelinat, nous avons semé des graines envoyées par Kokopelli et les amis, ce travail nous donne beaucoup d’espoir et les enfants sont contents du travail accompli.»

 

Bénin & Togo : Association La maison de l’Artemisia, Semences fertiles

La mission de La Maison de l’Artemisia à deux grands axes ; prouver l’efficacité médicale de l’Artemisia et développer son utilisation en Afrique pour les plus démunis. Le paludisme entraine la mort de 438 000 personnes chaque année. Grâce à la diffusion d’études démontrant l’efficacité de l’Artemisia sur la malaria, l’association facilite l’accès de cette plante médicinale pour les communautés locales.

La création de potagers au sein de ces maisons permettra aux équipes une plus grande autonomie alimentaire et médicinale.

Lucile Cornet-Vernet, fondatrice de la Maison de l’Artemisia, nous a fait l’honneur d’être présente lors de la première édition du festival Kokopelli « Les Tambours de Gaïa 2018 ». L’Artemisia annua a été la première plante à l’honneur pour notre campagne « Cultivons-Nous ! Pour la Libération des Plantes Médicinales » en 2019.

Vidéo « Cultivons-Nous ! » Artemisia #4

Maroc : Association Alfath pour le développement, Al Manbaa (La Source)

L’association Alfath vise à développer quatre axes : l’éducation, l’économie, la culture et l’écologie. Ce dernier a donné naissance à un soutien dans le cadre de la campagne Semences Sans Frontières, pour développer l’agriculture biologique en permaculture. Al Manbaa, signifiant La Source, est un projet visant à créer un potager biologique partagé et géré par une coopérative de femmes.

Fatiha D. H., présidente de l’association nous a expliqué la situation de ces femmes isolées qui vivent en dessous du seuil de pauvreté :

« De nombreuses adolescentes sont déscolarisées à la fin de l’école primaire, car des difficultés de mobilités existent en l’absence de transports en commun ou de ramassage scolaire. Elles sont mariées à partir de 15 ans. Elles n’ont pas de métier et donc pas de revenus, ce qui présente de nombreuses difficultés surtout en cas de veuvage ou divorce. Actuellement, elles ne peuvent prendre part aux instances décisionnaires de l’association Alfath par pression de la population masculine, qu’il s’agisse des maris, frères et pères pour les jeunes filles et même les fils pour les veuves. Imaginé par les membres de l’association à partir des observations faites lors de l’adduction d’eau entre 2008 et 2013 particulièrement sur l’exclusion des femmes aux instances de réflexion et de décision, le projet de potager bio partagé a été discuté avec les bénéficiaires elles-mêmes, fréquentant le cours d’alphabétisation, ainsi nous avons bénéficié de leur éclairage pour la partie production, car elles sont issues de familles paysannes. Leur savoir est important et le projet permettra de le valoriser. Ces femmes dépendent financièrement de leurs enfants adultes ou des belles familles. Le but de ce projet serait de leur permettre une certaine autonomie financière en leur permettant de vivre dignement. Ces femmes possèdent chacune un endroit à leur domicile (lopin de terre) ou la culture serait possible. »

Le but sera de créer une coopérative associative autogérée par les femmes du Douar Derssat. Ce projet a été répliqué pour en faire bénéficier une trentaine de foyers.

Témoignage du 29/05/20 de Fatiha …

« Je vous remercie de votre action, notre coopérative n’est pas encore née, à cause du COVID19, mais j’ai commencé des petits jardins avec les femmes pour montrer comment jardiner. Je suis actuellement confiné au Maroc, j’ai fait un essai pour les semences, mais malheureusement il y a également des semences qui n’ont rien donné. […] J’espère que l’état marocain nous donnera la subvention attendue, pour commencer notre projet pour les femmes isolées. »

 

Équateur : ONG CESA, SEICAS

Le CESA (Central Ecuatoriana de Servicios Agricolas) travaille, entre autres, avec les petits et moyens producteurs paysans équatoriens. Le projet de ce centre s’intitule SEICAS pour Système d’Expérimentation, Recherche et Formation en Agroécologie et Santé humaine. Il est mené en association avec Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières Equateur-Colombie et L’Université Andina Simon Bolivar Equateur (UASB), sur les terres de cette université. La volonté est de développer une production agroécologique diversifiée (légumes, plantes aromatiques, médicinales, fleurs, polycultures andines, fruitiers en agroforesterie), afin de reproduire et diffuser des semences reproductibles et mener ainsi ces communautés vers la souveraineté, en effet, en Équateur (voire en Amérique du Sud) l’accès à des semences biologiques et reproductibles est extrêmement limité. Le centre apporte un soin tout particulier à la fertilité biologique du sol (non-travail du sol, couvertures végétales, reproduction de microorganismes locaux, etc.).

À travers l’activité de la ferme et la mise en réseau avec des paysans locaux, ce centre a pour mission de subvenir aux besoins de la ferme en semences dans un premier temps puis de partager celle-ci sur la région andine, où l’accès aux semences reproductibles, biologiques et libres est presque inexistant.

Vidéo du 31 janvier 2020…

Témoignage du 29/05/20, de Jean R., à l’initiative de la demande de soutien…

« Le projet avance bien, nous cultivons 1,5 ha en agroécologie, légumes diversifiés, herbes aromatiques et apiculture. Et nous avons 1000 m² dédiés spécifiquement à la reproduction de graines. Notre production de légumes contient un pourcentage important de graines Kokopelli. Nous sommes à la deuxième génération de tomates dans la serre de plusieurs variétés. Nous avons déjà entre 15 et 20 types de graines de légumes différents en stock (reproduites à partir de votre don), pour la production et la vente. […] Nous aimerions devenir une référence en Équateur comme projet producteur de graines libres et fertiles et formateurs. »

 

Cambodge : Association ISF Paris Grignon, CAP Cambodge

Les étudiants en BTS agroécologie au Cambodge et les étudiants ingénieurs agronomes français se sont réunis avec ISF (Ingénieurs Sans Frontières) Paris Grignon et l’association Vivre de sa Terre au Cambodge pour créer un groupe autour de l’agriculture durable. Le projet CAP Cambodge (Coopération pour l’Agriculture Paysanne au Cambodge) est un échange culturel et pratique autour de l’agroécologie. L’agriculture tropicale, les pertes des techniques paysannes suite au régime des Khmers rouges, l’intensification de l’agriculture, la fertilité des terres, et l’endettement des paysans représentent le contexte agricultural actuel d’Asie du Sud-Est et du Cambodge.

Les cultures réalisées dans le cadre de ce projet ont une visée pédagogique, elles permettront de diffuser les savoir-faire pour une agriculture respectueuse des écosystèmes.

Mauritanie : Porteuse de projet Christine B., Un potager bio à Nouakchott

Christine B. a participé à la création d’un potager bio en périphérie de Nouakchott, en Mauritanie, sur un terrain vierge, en y apportant des semences libres et reproductibles. La création d’un potager communautaire permettra la formation en permaculture des villageois et sera l’illustration des enjeux actuels liés aux semences F1.

La récolte des légumes et des médicinales guidera les populations locales vers l’autosuffisance, la reproduction et la récolte des semences permettront la duplication du projet sur d’autres terrains.

Témoignage du 17/06/20, de Christine…

« Bonjour,

J’ai du mal à récupérer des données actuelles pour les jardins de Mauritanie, tout le monde est confiné et personne ne peut bouger, et les jardiniers n’ont pas de smartphone pour envoyer des photos !!

Il y a quelques mois et j’ai perdu TOUTES mes photos,

mais j’ai pu avoir d’anciennes photos du jardin de Dar NAIM à Nouakchott !

Je vous envoie une petite présentation :

Je suis Christine, humanitaire autonome pour la Mauritanie ; depuis 2011 j’effectue deux voyages par an et grâce au programme Semences Sans Frontières de Kokopelli, j’ai pu aider des maraîchers à développer quelques jardins.

En Mauritanie, dans toutes les oasis, les jardins sont la fierté des familles, qui sont souvent exposées aux problèmes des maladies ou des parasites, et lors de nos rencontres j’ai pu leur expliquer la possibilité d’associer des plantes pour réduire les risques. Les maraîchers mauritaniens, qui ne parlent pas tous le français, sont très curieux et reconnaissants de l’aide de Kokopelli, car ils n’ont pas toujours la possibilité de trouver des semences fertiles !

Un des plus gros projets se trouve à Nouakchott, dans le quartier périphérique de Dar Naim. Un de mes amis y possède un terrain qu’il prête à des maraîchers, Salma et Tayib, et nous avons pu nous y rendre et distribuer les semences.

Pratiquement toutes les semences offertes par Kokopelli ont poussé ! Il m’est cependant difficile de donner beaucoup de nouvelles, vu le manque d’internet, la difficulté de suivre les projets, n’étant pas sur place à l’année, mais je peux assurer que les maraîchers sont très heureux de l’intérêt que nous portons à leur travail ! »

Témoignage du 26/06/20, de Bouna S. …

« Il y a deux ans, j’ai connu une Française du nom de Christine B.. En échangeant, nous avons découvert notre amour commun pour la terre et les plantes. Elle m’a sûrement entendu me lamenter sur le fait que nous ne savons très bien ce que nous mangeons. Elle m’a alors parlé de Kokopelli, de ses valeurs, des principes qui régissaient cette association. J’ai tout de suite aimé. Plus, cela répondait exactement à l’idée que j’ai de qu’aurait dû être le circuit normal des graines. Je n’en revenais pas. Plus, je n’ai pas tardé à recevoir des graines. Quel miracle !!!

Avec les élèves, nous avons planté, arrosé et même récolté. Nous avons appris de nouvelles variétés que nous ne connaissions pas : le moringa, les blettes, les cornichons, les amarantes, certaines variétés de courges. 

Nous avons donné distribués des carottes et des choux dans le quartier. 

Et surtout les enfants se précipitent le matin pour participer à l’arrosage et autre travail dans le jardin. C’est un plaisir pour les éducateurs de pouvoir montrer des plantes, des fleurs…

Nous n’avons pas encore récolté des graines pour les replanter. Certaines, comme les amarantes ont essaimé le jardin sans notre aide.

Notre double objectif est de montrer autour de nous que cultiver ce que nous consommons est possible et que le circuit de produire les graines que nous allons semer est meilleur. 

Bref, s’occuper de notre santé, de notre alimentation est un cercle vertueux et il y a même des gens qui militent pour cela. »

Culture du potager bio à Nouakchott.

Sénégal : Association Les petits villages du Sénégal

L’association des Petits Villages aide au retour à l’autonomie des agriculteurs, maraîchers et éleveurs au Sénégal, mais aussi dans d’autres pays, durant leurs convois humanitaires sur la route du Sénégal. Cette association apporte du matériel de jardinage, des semences fertiles, des animaux et aide aux installations pour les systèmes d’arrosage et de filtration d’eau potable pour permettre, à Kirili et deux communautés voisines, de gagner en indépendance.

Ce projet a pour objectif l’autonomie en nourriture et en semences fertiles pour ces villages et futurs nouvelles communautés aidées par l’association.

Cameroun : Porteur de projet Auguste O.

Auguste O. a commencé à s’intéresser à l’agriculture suite à l’héritage familial de 28 hectares au Cameroun. Il a alors eu la volonté de développer un tourisme agroécologique : un tourisme lié à l’agriculture.

Durant ses recherches dans le domaine de l’agriculture il est tombé sur le centre Songhai au Bénin qui forme à l’agriculture biologique. Les paysans des petits jardins avoisinant son terrain doivent faire face à l’engrenage dans lequel l’agro-industrie les maintient captifs.

Auguste nous a sollicités pour mettre en place un projet visant à aider ces populations en quête d’autonomie. Il souhaite faire bénéficier, au plus grand nombre, des semences fertiles porteuses de vie.

Témoignage du 29/05/20 de Auguste O.…

« Au Cameroun malheureusement nous n’avons pas pu démarrer le projet à cause de la guerre civile qui sévit actuellement au nord-ouest et sud-ouest du Cameroun. Étant à la frontière de ces zones, mon domaine a été attaqué par des sécessionnistes qui sèment la terreur dans toute la région et obligent les paysans à fuir leur village pour se réfugier dans les villes.

J’attends donc que le calme revienne dans la région pour pouvoir lancer le projet. Je vais vous informer des résultats dès que nous pourrions lancer les activités tout en espérant que la paix revienne rapidement dans la région. »

 

Cameroun : Association Pépinière Semences d’Avenir, Promotion de la biodiversité cultivée dans le Département de la Menoua

La région de l’Ouest fait face à une dégradation accélérée de la biodiversité cultivée. Les variétés anciennes, libres de droits et reproductibles se perdent au profit des semences hybrides F1, qui, accompagnées de leurs produits phytosanitaires, sont en lien direct avec la pollution du département.

À l’initiative de jeunes ingénieurs agronomes, ce projet vise à redonner l’accès à des semences reproductibles aux communautés locales, dans le respect de la biodiversité locale. Parallèlement, l’association souhaite former 10 jeunes par an sur la production des semences de variétés fruitières, potagères et médicinales avec 15 nouvelles variétés pour compléter la banque de semences.

Témoignage du 23/05/19 de Nanfack Tsafouet...

« La Pépinière semences d’avenir dans la promotion de l’action citoyenne au service du développement durable, s’est engagée sans ménager aucun effort pour sauver le navire de l’autonomie semencière et alimentaire des peuples qui est en train de chavirer.

À cet effet, puisqu’une seule main ne peut faire un fagot, la rencontre avec d’autres organisations engagées dans la même dynamique ne sera que la bienvenue pour nous. L’association Kokopelli dont nous avons fait connaissance à travers un collaborateur est une des plus ouvertes que nous avons contactées.

Ce don de semences que nous venons de recevoir représente sans doute la matérialisation de ce proverbe qui dit : au lieu de donner du poisson à un enfant, apprenez-lui à pêcher. C’est cela, la vraie éducation ; car elle est source d’autonomie, de liberté et de prospérité.

Ces graines seront semées et entretenues suivant les méthodes écologiques, et à chaque nouvelle pluie, ensemble, nous germerons pour créer un nouveau paradigme basé sur la coévolution avec la nature.

Pour la présentation du colis aux autres membres du réseau, nous avons choisi le jour de la fête de l’unité du Cameroun (20 mai) et associé cela à un atelier de formation pratique sur le compostage. Car l’unité, la semence libre et l’humus sont au cœur de cette révolution.

Ce collectif de très jeunes ci-dessus s’est engagé à sauvegarder, développer et partager ce sans quoi, ils n’auraient jamais vu le jour : l’unité et les savoirs et semences écologiques, libres de droits et reproductibles.

Vive l’unité, vive le partage, vive la semence libre et vive l’humus.

Nous les semeurs d’avenir ; l’autonomie ou la mort, nous vaincrons. »

 

Mali : Amakoul ! Soutien aux Jardiniers

L’association Amakoul (signifiant le Progrès en Tamasheq) souhaite intervenir dans les domaines d’urgence (éducation, agriculture et élevage) de la région de Kidal. Elle souhaite agir dans le respect de l’environnement et espère aider à la création d’activité génératrice de revenus. L’association a été créée au début d’une période de grande insécurité dans l’histoire de la République du Mali. Actuellement la ville de Tessalit au Nord du Mali a vu sa population locale tripler en quelques années ; les écoles sont fermées et toutes les ONG internationales se sont retirées.

Ce projet vise à favoriser un climat de sécurité alimentaire et sanitaire au sein de la ville de Tessalit avec l’espoir de dupliquer le modèle sur toute la région de Kidal.

Découvrez l’évolution du projet en Mai 2019 ! 

Sénégal : Jiwnit, Kamyaak Village

L’association JiwNit (« Jiw » signifiant la Graine et « Nit », l’Humain en Wolof) est née de la rencontre de personnes venues des quatre coins du globe. En unissant leur énergie dans un projet commun, l’association soutient des projets d’ordres environnementaux, culturels, écologiques, agricoles, éducatifs et sociaux.

L’association a ainsi rassemblé une vingtaine de jeunes sénégalais et européens pour établir un plan, sur plusieurs années, de construction d’un éco-village «Kamyaak » à Tattaguine (122 km de Dakar). Un véritable projet humanitaire de développement durable et local, une lutte pour le bien-être, la dignité et l’autonomie des communautés défavorisées. Sahad Sarr LIEN, natif de la région, est très impliqué dans l’organisation du lieu.

Artiste engagé prévu pour la seconde édition du festival Les Tambours de Gaïa 2020. Cette édition est reportée à 2021, Sahad Sarr est invité à cette seconde édition du festival.

La création de potagers communautaires permettra aux habitants du village, ainsi que les villages aux alentours, une autonomie alimentaire.

Témoignage du 25/10/19 de Léa Capdevielle, présidente de l’association JiwNit France et manageuse du groupe Sahad and The Nataal Patchwork...

« Je suis heureuse de revenir vers vous pour vous donner des nouvelles du village, avec quelques photos ! 

Nous avons construit des treebog (toilettes sèches autonomes) : une première dans toute l’Afrique ! 

Les villages environnants sont impliqués de manière impressionnante, nous construisons beaucoup de nouvelles choses et devenons un centre de savoir agro écologique sénégalais ou la jeunesse vient se former ! »

 

Bénin : Association Sibiu Arterapia, Xèwà Sowé - Centre d'Accueil pour Enfants Orphelins et Défavorisés

Asociatia Sibiu Arterapia soutient l’association Oasis N’Djili a.s.b.l. dans son projet « Xèwà Sowé – Centre d’Accueil pour Enfants Orphelins et Défavorisés », un centre d’accueil pour les enfants les plus démunis du village de Sowé pour leur permettre d’accéder à l’éducation, à la nourriture, à l’eau et à un logement au besoin. Un potager solidaire a été mis en place au bénéfice des orphelins, dans le but de viser l’autosuffisance alimentaire et à terme, éventuellement, générer un apport de revenus (surplus du maraichage notamment).

Ce centre vise à offrir un cadre pour mener ces enfants à l’autonomie, une fois leur majorité atteinte, par le biais, entre autres du soutien à la scolarité et à l’ouverture aux métiers afin d’élargir la palette des avenirs possibles pour ces enfants.

Maroc : Porteuse de projet Nathalie T., Graines d’Oasis

Nathalie T. a mis en place un potager biologique ainsi qu’une banque de semences pour rendre autonomes des communautés marocaines aux portes du désert. Établir un biotope adapté pour cultiver et reproduire les semences, permettra de pérenniser le projet. La banque de semences biologiques et reproductibles sera disponible aux habitants de l’oasis et aux personnes de la région. Plusieurs événements sont déjà prévus dans le but de faire des ateliers gratuits dans l’école de l’oasis pour que les enfants puissent apprendre d’où viennent les légumes et les fruits, comment récupérer les graines sur une plante et créer un petit potager pédagogique dans la cour de l’école.

Une nouvelle dynamique insufflée à l’oasis, créant autonomie semencière, solidarité, conscience des besoins de la terre et des gestes qui la respectent.