Projets soutenus en mars 2019, retours et témoignages

Géolocalisation des projets soutenus

Présentation des projets soutenus par la campagne Semences Sans Frontières pour aider les communautés paysannes à retrouver leur autonomie semencière en mars 2019 :

Birmanie : Association Nimalay, Nimlay Farm

L’association Nimalay a crée un foyer scolaire accueillant les enfants des familles pauvres de l’état Chin, en Birmanie, afin de leur permettre un accès à la scolarisation. Ce foyer étant isolé, l’accès aux produits frais est difficile. L’association a ainsi mis en place un potager sur le terrain attenant, pour atteindre une autonomie alimentaire. Grâce au soutien de l’association Les frères Molcard (deux frères voyageant à travers plusieurs pays pour aider des communautés en recherche de souveraineté alimentaire, soutenus par la campagne Semences Sans Frontières en 2018), une serre est déjà en place et le sol en pente a été nivelé.

Ce projet vise à produire des variétés potagères, médicinales et céréalières pour nourrir les enfants. En fin de saison les semences seront récoltées, et pourront ainsi profiter à l’ensemble du village, jusqu’alors privé de semences reproductibles.

Leur page Facebook

Témoignage du 26/02/19, extrait de la page Facebook des frères Molcard...

ID 1218, Birmanie, Nimalay farm, frères molcard, 10
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« Pour ce projet, la disponibilité en arbres (il fallait les faire venir de Rangoon, un long trajet ainsi qu’un climat totalement different) ne nous permettait pas d’en planter. Nous avons donc décider d’appuyer la recherche d’autonomie en légumes du foyer.

Ce dernier dispose d’un terrain très pentu, nécessitant la création de terrasses, résistante à la saison des pluies. Un fort travail de terrassement que nous ne pourront achever durant notre court séjour (visa oblige). Nous financeront donc les galets et les journées de travail.

Un espace destiné à la production de plants, protégé du vent et chaud (comme nous le découvrirons, les conditions sont rudes) est nécessaire. Nous nous lançons donc dans la construction d’une serre de 10m2.

Grâce aux graines données par Kokopelli, nous pouvons former la fermière et initier la production de plants. Maïs, petits pois, courges et courgettes sont semés dans un lit de culture, préparé selon la méthode de double excavation de John JEAVONS, directement sous paillage d’épines de Pin (la seule matière végétale disponible) tandis que des tomates, des blettes, des choux, du Kale, etc.. sont semés dans des bacs et mis sous serre.

En résumé, nous avons initié le mouvement et sommes sûrs vu l’enthousiasme et la détermination du staff du foyer scolaire qu’il ne s’éteindra pas. »

La page Facebook des Frères Molcard

Témoignage du 08/04/19, extrait de la page Facebook des frères Molcard...

ID 1218, Birmanie, Nimalay farm, les frères molcard, 11

 

« Les terrassements sont maintenant terminés, la serre produits des plants en quantité et les semis de maïs, courges et légumineuses ont correctement levés. Super fiers de ce travail et un grand bravo à tout le staff de Nimalay qui font un travail extra ! »

La page Facebook des Frères Molcard

Madagascar : Association Miaraka’ny Ankizy, Un jardin à l’école

L’établissement laïque « La Bonne École » accueille et propose aux enfants des familles les plus défavorisées du village de Nosy Varika, à Madagascar, un soutien scolaire. L’association Miaraka’ny Ankizy a souhaité rétablir un jardin abandonné le long d’un bâtiment de l’école afin de permettre à ces enfants, un accès à des légumes frais et biologiques tout en leur apprenant les rudiments de la culture potagère : la préparation du sol et un amendement avec compost. La récolte des semences permettra d’inscrire ce projet dans la durée.

Via ce projet, ce n’est pas moins de 200 enfants qui bénéficieront de repas gratuits pour lutter contre la malnutrition.

Cameroun : Orphelinat Afiti-Bongô et la Ferme Bio de l’Espoir, Un champ communautaire à l’orphelinat

L’orphelinat Afiti-Bongô et la Ferme Bio de l’Espoir ont mis en place un espace à cultiver au sein de l’orphelinat. Les enfants participeront, par le biais de journées pédagogiques, à la création d’un jardin mandala : depuis la construction des buttes jusqu’à la récolte, en passant par l’entretien et l’irrigation (grâce au système des oyas notamment). Cela leur permettra d’apprendre à cultiver des fruits, des légumes et des plantes aromatiques et médicinales.

Ce projet vise à sensibiliser les plus jeunes à l’attention que nous devons apporter à la terre en donnant envie aux enfants de prendre soin de leur santé ; donner le goût de la culture pour les éveiller aux enjeux nutritionnels de nos jours, en récoltant les fruits de leur travail.

Site de l’orphelinat
Page Facebook de l’orphelinat

Retour du 03/01/2020, de Ferme Bio de l’Espoir ...

« Il y a seulement deux mois, il n’y avait rien, juste un terrain non aménagé, peuplé d’herbes, disponible pour l’agriculture, face à l’orphelinat. Les membres de la ferme bio de l’espoir et d’Afiti-Bongô ont décidé de mutualiser leurs moyens et compétences dans le but de créer ensemble, avec l’aide des enfants de l’orphelinat et pour eux-mêmes, un champ autonome. Une activité pédagogique qui leur donnera la possibilité de consommer des aliments sains et locaux, qui proviendront de leur propre espace grand de 300 m2. 

C’est avec bonheur et humilité que nous vous présentons ce projet, né grâce à la collaboration de nombreuses personnes aux valeurs et objectifs communs : transmettre aux enfants d’Afiti-Bongô les savoirs élémentaires de la Permaculture. »

Photographies de Youta Jorel, Fondateur de Serenah Pictures

Mali : 
Association Teriya Mali, Soutien aux femmes maraîchères de Niakouranzana

Les femmes de la région de Niakouranzana ont développé une chaine de solidarité depuis plusieurs années pour la production et la vente locale de produits maraîchers. Aujourd’hui, le frein qui persiste est celui de la reproductibilité des semences. En effet, les semences hybrides F1 contraignent au rachat annuel et asservissent ces communautés. En donnant accès à des semences libres, reproductibles et biologiques, les habitants regagneront en autonomie.

Ce projet permettra l’amélioration du quotidien des villageois de Niakouranzana avec un meilleur équilibre alimentaire et une indépendance économique.

République démocratique du Congo : Association Women And Child Protection, Usage des plantes potagères, céréalières et médicinales

Les communautés de la ville d’Uvira, Province du Sud-Kivu de la République Démocratique du Congo, n’ont pas les moyens de se nourrir et se soigner correctement. L’association WPC souhaite initier la population à l’utilisation et la culture des plantes potagères, céréalières et médicinales par le biais de jardins communautaires au sein des écoles. Le manque de nourriture et de soins favorisent des maladies comme la malaria (en première position des causes de mortalité et morbidité de la région), mais entraine également un décrochement scolaire important. Ainsi, WCP aidera les communautés de la région, grâce à un accompagnement sur la culture d’une plus grande diversité variétale et à la diffusion d’information sur les bienfaits des plantes médicinales.

Ce projet contribue à réduire l’abandon scolaire en primaire et secondaire (qui affecte encore 1/3 des élèves) en éloignant la malnutrition et la maladie, grâce à la réappropriation des plantes et de leurs usages.

Haïti : Association Sèm’la Vie

Grand ami de Kokopelli, Didier Meunier est un agroécologiste sans frontières, formateur en agroécologie et en production de semences. Il distribue des semences Kokopelli aux communautés rurales du monde depuis de nombreuses années. En mars 2019, il a transporté avec lui, des semences fertiles au bénéfice de communautés haïtiennes et les a accompagné pour la culture et la reproduction de ces variétés.

 

Didier Menier, interviewé chez Kokopelli au sujet des projets à l’étranger soutenu par la campagne Semences Sans Frontières.

Sénégal : Association Cultivons, Cultivons avec Djarama

Les associations Cultivons, à Marseille, et Djarama, à Toubab Dialaw (Sénégal), se sont unies pour partager leurs savoirs et favoriser l’échange hors frontières. Ils développent le petit jardin préexistant de Djarama, en un potager fertile cultivé en agroécologie. L’association Djarama regroupe un pôle culturel et une école, permettant ainsi d’allier la pédagogie aux enjeux actuels sur la culture et les semences. Les légumes et semences bénéficieront en premier lieu aux enfants de l’école. Les récoltes de semences, en fin de saison, ainsi que les savoir-faire, pourront être partagés aux populations locales. 

Les deux associations souhaitent favoriser un maximum la biodiversité au sein de ce potager, dont les bases seront la permaculture, avec paillage, compost, buttes, etc. Ce projet est une promesse d’avenir plus fertile pour les écoliers tout comme pour les villageois. 

Madagascar : Association Tia Zaza, Développement durable à Ikamby

L’association Tia ZAZA a deux grandes missions ; premièrement, l’accueil et la scolarisation des enfants, et secondement, l’aide aux communautés locales dans le reboisement et l’agriculture vivrière. Les habitants du village d’Ikamby, le centre de l’ONG Miora et les élèves de l’école locale pourront ainsi bénéficier des fruits de ce projet. 

Le projet de mettre en place un potager communautaire est très attendu par l’ONG Miora, qui, aux côtés de l’association, se charge d’accompagner les enfants.

 

Témoignage du 24/01/20 de Cecile Moara, présidente de l’ONG Miora et éducatrice à l’école Taratra ...

« Cette année, les élèves de l’école Taratra, à Ikamby à Madagascar, ont commencé leur première expérience dans les cultures des différentes semences de Kokopelli. Les résultats sont prometteurs. Les enfants sont motivés et heureux. Un avenir proche de vaincre la malnutrition s’ouvre devant nous. Nous avons l’espoir que les enfants persuadent leurs parents de les suivre dans cette dynamique. Nous remercions l’Association Kokopelli qui nous aide à améliorer notre niveau de vie et surtout à contribuer à la consommation d’aliments sains. » 

Cécile Moara, présidente de l'ONG Miora
Cécile Moara, présidente de l'ONG Miora
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Mali : Association Denso

À Banako, au Mali, l’association Denso a pour mission, aux côtés de l’ONG Kanuya, de venir en appui à des structures d’accueil pour mineures par la mise en place de projets culturels et d’aide à l’autonomie maraîchère. La seconde mission de l’association Denso concerne des centres pour enfants en difficulté à Kolack au Sénégal avec la création d’un village pilote pour la création de jardins communautaires dont la récolte permettra l’amélioration des repas des enfants.

Népal : Association Du Cœur à l’Action, Graines Solidaires

Le projet de l’association Du Cœur à l’Action est de distribuer aux familles de plusieurs villages de nouvelles variétés d’arbres, de plantes potagères et médicinales. Des serres, en guise de pépinière, seront mises en place sur les villages concernés, pour mener à bien les semis qui seront, par la suite, redistribués aux familles. Celles-ci seront accompagnées et formées à la permaculture et à la multiplication semencière afin de viser, à long terme l’autonomie alimentaire, et donc semencière, des communautés locales.

Un projet prometteur pour de nombreuses familles ; située dans le District de Kérung, au Nord-Est du Népal, l’association accompagnera, pour débuter, trois villages : Bagam, Chimding et Kérung-Bas. Pour chacun de ces villages, une serre pépinière sera construite et mise à disposition. Plus de 200 familles seront bénéficiaires de ce projet.

Bulgarie : Association Bulgaria’s Green Team, Festival des Semences

L’association Bulgaria’s Green Team porte plusieurs missions : diversifier la biodiversité cultivée, faire découvrir la multiplication semencière et promouvoir la conservation et la transmission des semences de variétés traditionnelles, locales et anciennes. Par le biais d’un réseau national composé d’acteurs bénévoles, de petits producteurs, de jardiniers amateurs et de jardiniers urbains. L’apogée de ce travail est l’organisation d’un festival annuel, point culminant de l’échange, permettant la rencontre et le partage d’expérience, des ateliers pédagogiques, des conférences de sensibilisation, etc. 

Ce projet aux multiples facettes, œuvre pour permettre l’autonomie semencière pour tous  et aide à la diversification de la biodiversité cultivée.