Archives de l'auteur : Anita

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Hommage à Jocelyn Moulin, porte-parole de Kokopelli et pionnier de la protection de la biodiversité cultivée

« Bon voyage grand frère ! Tu nous manques déjà tellement… »

Jocelyn, porte-parole de Kokopelli depuis 1999, est parti semer sa résistance fertile et sa bienveillance dans d’autres réalités…

Vous l’avez surement rencontré au détour d’un stand Kokopelli, vous appelant petite sœur ou petit frère et vous guidant, le sourire aux lèvres comme à son habitude, parmi des centaines de variétés de légumes. La semence était sa passion et ses parents, grainetiers de métier, lui ont enseigné ce don précieux de la Nature dès son plus jeune âge. Jocelyn a accompagné Sofy et Dominique Guillet – avec le Jardin Botanique de la Mhotte, Terre de Semences et, finalement, Kokopelli – depuis le début de l’aventure en octobre 1992: 25 années de ferveur, d’enthousiasme et de constance face aux attaques, aux injustices et aux critiques émanant de la mafia semencière.
Jocelyn, notre meilleur porte-parole, l’âme vagabonde et joyeuse du joueur de flûte, est parti le 31 juillet 2017 pour son dernier voyage. Cette perte est brutale et la peine qui anime nos cœurs est immense car, il y a encore quelques mois, il était là, plus que présent pour animer conférences, stands ou causeries autour de la semence.

Jocelyn laisse un immense vide parmi nous, mais son humour, son amour et sa bienveillance accompagneront à jamais les semences libres de Kokopelli !

Bon retour vers cette Terre Mère que tu chérissais tant !


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Communiqué suite à la parution du livre « Nous n’irons plus pointer chez Gaïa »

Avant-Propos

Nous souhaitons aujourd’hui revenir sur plusieurs mois de lutte et de justifications en tous sens de la part de Kokopelli pour faire face aux attaques contenues dans le livre “Nous n’irons plus pointer chez Gaïa” signé, aux éditions du Bout de la Ville, par “Le Grimm” (sans aucune mention des noms réels des auteurs : du grand militantisme !), en vous présentant notre communiqué officiel sur le sujet. Ce livre à charge, certes pas trop mal rédigé, mais basé essentiellement sur des affirmations mensongères, a eu grand-peine à se faire connaitre jusqu’à ce qu’un certain Daniel Vivas, tenant le site internet www.lejardindespossibles.org, lui donne écho et écrive un article qui sera ensuite partagé sur les réseaux sociaux et deviendra viral. Ce monsieur Vivas, ancien informaticien s’étant converti à la permaculture comme tant d’autres, outre qualifier nos activités de « monstrueux pipotage », va jusqu’à traiter certains membres de notre direction de « petits chefs tayloristes et staliniens ». Voici un extrait de notre communiqué ci-dessous à son sujet :  

« Nous estimons que ces propos sont diffamants et injurieux, qu’ils nous causent un tort considérable, et c’est pourquoi avons décidé de demander le retrait de son article, amiablement d’abord, puis judiciairement. Ceci parce qu’il est tout aussi malsain d’offenser que de se laisser offenser, en laissant croire que l’offense est méritée. »

Vous trouverez également en annexe de notre communiqué des dizaines de témoignages, souvent émouvants, que nous avons pu recevoir des producteurs, salariés et anciens salariés souhaitant également réagir aux attaques du Grimm. Nous estimons donner le meilleur de nous-mêmes pour rendre les conditions de travail les plus agréables possible, mais ce genre d’attaques sème malgré tout le doute et le déshonneur… Je remercie donc du fond du cœur les femmes et les hommes qui portent Kokopelli chaque jour. Et aux critiqueurs improductifs, nous dirons seulement : « passez votre chemin, nous ne perdrons plus de temps avec vos salades, elles sont stériles et ne se ressèment pas l’année suivante ! »


COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION KOKOPELLI

Ces jours-ci une polémique va bon train sur ce que certains sont allés jusqu’à appeler « l’enfer salarial de Kokopelli ». Elle est fondée, d’une part, sur la parution d’un petit ouvrage, plutôt bien écrit et joliment illustré, paru aux éditions « du bout de la ville » à l’initiative d’un petit groupe de jeunes femmes déçues par leurs « jours de travail à Kokopelli », et dénommées « Le Grimm » sans plus de précision et, d’autre part, sur un article très injurieux paru sur le blog d’un jardinier du nom de Daniel Vivas. 

Ces deux publications dénoncent, sur des tons très différents, à peu près toutes les activités, missions, visions et fonctionnements de l’association Kokopelli, sans que jamais la parole n’ait été donnée à ses salariés, producteurs ou dirigeants actuels pour confronter, au moins, les points de vue. Le propos est souvent outrancier et la critique, qui n’admet aucun tempérament ni distinction, peine à convaincre. Nous sommes toutefois contraints d’y répliquer, car, s’il est vrai que nous rencontrons, de temps en temps, des difficultés sur le terrain des ressources humaines, dans des proportions vraisemblablement plus faibles que dans la plupart des entreprises, la majorité des allégations contenues dans ces publications récentes sont mensongères, ni plus ni moins. 

Sur le terrain des ressources humaines 


Tout d’abord, le livre publié par le « Grimm » est le fruit d’un décalage, parfois très profond, entre l’idée que la plupart des gens se font du fonctionnement d’une « association Loi 1901 », dite « sans but lucratif », et ses besoins et organisation réels, surtout lorsqu’elle a une activité commerciale lui garantissant une autonomie budgétaire totale. Certains candidats aux différents postes de travail que nous proposons s’attendent ainsi à une ambiance militante très insouciante, à une très grande souplesse dans les conditions de travail, à l’absence de tout fonctionnement hiérarchique et de tout objectif de rentabilité. Ce malentendu, lié principalement au statut juridique que nous avons choisi, perdure depuis longtemps et nous en sommes régulièrement victimes. Or, faut-il le rappeler, le statut associatif implique uniquement que les éventuels profits générés par une activité commerciale ne soient jamais redistribués, sous forme de dividendes, aux membres de l’association, qu’ils soient dirigeants ou non. Par ailleurs, une association qui aurait une activité commerciale, comme c’est le cas de milliers d’associations en France, est imposée, par une lecture très pragmatique de ses activités, à tous les impôts commerciaux (TVA, impôts sur les bénéfices, contribution foncière des entreprises…) par l’administration fiscale. Ainsi, l’association Kokopelli est assujettie aux impôts commerciaux et, conformément à la loi, la totalité de ses bénéfices sont réinvestis dans la poursuite de son objet social, c’est-à-dire dans ses missions au service de la biodiversité agricole, sans que jamais ils n’aient permis le moindre enrichissement personnel de ses membres ou dirigeants, lesquels ont d’ailleurs toujours été rémunérés très modestement pour leur travail (V. leur feuille de paie, déjà publiée). Sur ce point, rappelons pourtant que Dominique et Sofy Guillet, fondateurs de l’association, ont constitué la collection de semences de Kokopelli à l’occasion de la création par eux du “Jardin botanique de La Mhotte”, puis par le biais de la SARL “Terre de Semences”, pour laquelle ils ont sacrifié tous leurs biens personnels lorsque les autorités publiques ont créé le “catalogue pour jardiniers amateurs” et commencé à poursuivre les contrevenants à la réglementation sur le commerce des semences. Cette collection de semences a alors été apportée au patrimoine de l’association Kokopelli par la famille Guillet, qui, malgré l’absence de toutes ressources, a souhaité poursuivre le combat, sous forme d’association cette fois, dans l’espoir de faire entendre à l’opinion publique l’importance de cette mission sans risquer de tout perdre à nouveau. L’association est donc l’héritage de ce sacrifice et dévouement personnel et il serait particulièrement injuste de prétendre que la famille Guillet aurait récemment « mis la main » sur Kokopelli pour son profit exclusif. 

Ceux qui connaissent Kokopelli savent ce que l’association doit à l’implication et à l’opiniâtreté des Guillet et c’est ce qui explique qu’Ananda Guillet, fils de Dominique Guillet, en est le dirigeant actuel. Ananda a pris cette fonction en 2013, lorsque l’association a transféré son siège social vers l’Ariège. Plusieurs salariés, à cette époque, ont refusé de suivre Kokopelli vers la campagne ariégeoise et le Grimm, aussi bien que M. Vivas, en font déjà un argument de condamnation. L’association était pourtant installée, à Alès, dans une zone industrielle déshumanisée, dans des locaux en tôle ondulée, en bordure de voie express et ce départ vers l’Ariège signifiait évidemment un rapprochement vers la nature, au plus proche des valeurs prônées, et puis la possibilité, avec l’achat d’une ferme en campagne, de produire elle-même une partie de ses semences. Les salariés qui sont restés dans le Gard ont été généreusement indemnisés et personne n’a saisi la juridiction prud’homale. Comment peut-on décemment reprocher cela à Kokopelli ?

Une fois dans l’Ariège, Ananda a souhaité ouvrir la porte aux jeunes anarchistes qui semblaient constituer le tissu social militant de la région. Mal lui en a pris. En effet, les déconvenues ont été assez nombreuses, au départ. Les personnes recrutées refusaient de suivre les instructions qui leur étaient données, arrivaient systématiquement en retard, parfois alcoolisées, alléguaient des accidents de voiture ou autres gravités, sans aucun justificatif, pour ne pas venir travailler du tout, passaient leur temps avec un casque sur les oreilles, employaient facilement le vocabulaire de l’insulte, et surtout semaient la zizanie dans les équipes. C’est le cas des quelques personnes composant « le Grimm », si nos informations et déductions sont justes. Avec elles, nous avons vécu des moments d’incompréhension, et même parfois d’affrontements, fort difficiles. Malgré cela, une seule de ces personnes a été licenciée, et ce pour des raisons médicales ; la médecine du travail a estimé qu’elle n’était pas en capacité de revenir à son poste et nous n’avons pas eu d’autre choix que de nous en défaire. Manquant totalement d’éléments probants à notre encontre, elle n’a formé aucun recours judiciaire, bien entendu. Toutefois, ces personnes nous ont bien fait payer leur « déception » : lors de l’organisation de notre festival Kokopelli à l’été 2014, nos locaux, nos véhicules, les rues et places publiques du Mas d’Azil ont été dégradés en tous sens par d’énormes graffitis dénonciateurs : « green business », « capitalisme vert », « kokopelli dehors », etc. Sans parler du cadavre d’Ananda Guillet, peint en rouge, à l’intérieur d’un bâtiment public. Les délinquants qui se sont consacrés à ces démarches d’hostilité violente sont aussi, selon nos informations, ceux qui écrivent et diffusent les flétrissures publiées par « les éditions du bout de la ville »… Qui donc, M. Vivas, a le plus de crédit à vos yeux, s’il vous plaît ?

Venons-en à la badgeuse, car il est vrai que nous en avons une. Elle est arrivée avec l’augmentation du nombre de nos salariés, car nous n’avions plus la capacité de gérer les feuilles de temps de chacun, d’aménager les horaires d’un tel ou d’une telle autre et en même temps de vérifier la réalisation des heures hebdomadaires de travail. Cette badgeuse est aujourd’hui devenue le moyen pour nos salariés de prendre toutes les journées de récupération auxquelles ils ont droit, d’être payés de toutes leurs heures supplémentaires, mais aussi de moduler leur planning de travail selon leurs convenances personnelles et familiales – car chaque minute travaillée est comptée. Si vous doutez, nous vous invitons à demander à nos salariés s’ils souhaiteraient qu’elle soit supprimée…

mutuelle obligatoire d’entreprise souscrite depuis 2012

Pour le reste, nos conditions de travail sont sûrement très semblables à celles d’une petite entreprise aux activités similaires, à ceci près que les différences de salaire entre personnel dirigeant et personnel non dirigeant sont très faibles (rapport de 3,5 au maximum). Nous ne prétendons pas être particulièrement vertueux, mais nous refusons tout à fait d’être traités de « tayloristes » ou de « staliniens », au prétexte que nos salariés sont tenus de travailler pendant 35h lorsqu’ils sont employés à plein temps. Nous avons souscrit une mutuelle obligatoire d’entreprise depuis 2012 et prenons en charge 50% du montant des cotisations individuelles. De plus, le personnel de Kokopelli est représenté par un délégué, comme cela est exigé par la loi et contrairement à ce qui est rapporté par certains. Nous avons déjà reçu, plusieurs fois, la médecine du travail et l’inspection du travail en nos locaux, et aucune de ces deux institutions n’a trouvé quoi que ce soit à redire sur nos conditions de travail et la régularité de notre fonctionnement.

Venons-en aux objectifs de rentabilité. Nous n’allons pas nous cacher derrière notre petit doigt : Kokopelli est une association qui emploie une trentaine de personnes en saison ; qui fait travailler au surplus une DE vingtaine producteurs/multiplicateurs de semences professionnel à temps plein, ou presque, pendant toute l’année et qui dispose de deux antennes à l’étranger, sans parler de nos activités humanitaires. Ceci implique un certain niveau de productivité, car les cotisations de nos adhérents ne couvrent que 13% de nos charges d’exploitation, que nous ne percevons aucune subvention publique de fonctionnement, et que l’argent ne tombe pas du ciel. En saison, Kokopelli est une véritable ruche, car l’agriculture étant une activité saisonnière, les jardiniers et jardinières souhaitent recevoir leurs graines le plus vite possible afin de faire leurs semis en temps et en heure. Nous travaillons alors tous très intensément pour répondre, du mieux que nous pouvons, aux commandes que nous recevons, si possible dans la journée même, sinon le lendemain. Ainsi, nous ne sommes pas parfaits, mais il serait injuste de nous exiger cela au motif que nous existons sous la forme associative ou que nous représentons, dans l’esprit de tel ou tel militant, tel ou tel combat emblématique qu’il s’imagine devoir être mené de telle ou telle manière. 

Il est trop facile de créer la sensation et le scandale en s’attaquant à Kokopelli, en sonnant l’hallali sur une association bien connue des réseaux sociaux et des cercles militants, en hurlant à « la fin d’un mythe » ou « la mort d’une icône ». Les auteurs de “Nous n’irons plus pointer chez Gaïa” auraient mieux fait, en définitive, de mettre leurs talents d’agitateurs intellos et pseudo-anarchistes au service de Monsanto ou de Limagrain et puis de dénoncer, ensuite, les conditions de travail ou bien les dessous technico-politiques de ces grandes multinationales de la semence, qui détruisent tous les jours la biodiversité que nous essayons de préserver, en marge de la légalité. 

En vérité, nous leur avons ouvert nos portes et les leçons que nous apprenons d’eux aujourd’hui ont un goût bien amer, pour rester poli. 

Quant aux relais cybernétiques de ces auteurs méchants, et en particulier de M. Daniel Vivas ou encore du journal CQFD pour lequel nous avions pourtant un certain respect, il ne nous reste qu’à déplorer leur manque de déontologie. Chacun prétend faire son petit journalisme, en relayant tout, en amplifiant la rumeur, en exagérant les griefs, mais sans jamais rien vérifier, sans prendre la peine de confronter les versions et les points de vue. Et c’est ainsi que l’on s’emballe, grisé par la malignité du propos et que l’on va bien au-delà de ce qui était avancé initialement. M. Vivas finit ainsi par nous accuser de « négliger de manière outrageusement éhontée la conservation et la qualité des semences que l’association vend en trompant au passage ses clients », de « pipoter monstrueusement » nos clients en leur vendant des semences hybrides, d’avoir une politique de gestion des ressources humaines « autoritaire et crapuleuse », des dirigeants qui pratiquent le harcèlement, les menaces, les humiliations et le chantage. Nous estimons que ces propos sont diffamants et injurieux, qu’ils nous causent un tort considérable, et c’est pourquoi avons décidé de demander le retrait de son article, amiablement d’abord, puis judiciairement. Ceci parce qu’il est tout aussi malsain d’offenser que de se laisser offenser, en laissant croire que l’offense est méritée. Si Monsieur Vivas reste libre de penser ce qu’il veut de Kokopelli, ses propos vont trop loin. Ils nous déshonorent, nous ternissent, nous couvrent d’infamie, et nous ne pensons pas les avoir mérités. 

Procès-verbal des élections des délégués du personnel

Sur le terrain des semences

Ensuite, les critiques sont multiples, graves, et touchent au cœur même de notre mission et de nos engagements. Le « Grimm », relayé par un Daniel Vivas qui confond graines de poivrons et graines de moutarde, prétend que nos semences ne germeraient pas. Il n’a pourtant pas pu échapper à toutes celles et ceux qui viennent travailler chez Kokopelli que, en complément de nos équipes de mise en production, de stockage et d’ensachage, nous disposons d’un parc de machines très sophistiquées pour assurer la qualité de nos semences, dont un trieur optique et une armoire de germination. Toutes ces machines sont mises à la disposition gratuite de nos producteurs. Nous réalisons des tests de germination sur tous les lots de semences que nous recevons. Si les taux de germination sont trop bas, le lot concerné repart vers l’atelier de tri et nous procédons alors nous-mêmes aux opérations de tri des semences, si cela n’est pas suffisant le lot est alors définitivement retiré du circuit. Ainsi, nous avons la capacité, sur nos sachets, d’indiquer le numéro du lot, la date de récolte, la durée de germination minimale, ainsi que toutes les informations obligatoires. Ceci nous permet de garantir une traçabilité parfaite sur tous nos lots de semences. Qui peut dire la même chose ? À noter que les services de la répression des fraudes ont déjà fait des prélèvements, à plusieurs reprises, sur nos lots de semences et n’ont jamais constaté d’irrégularité concernant la faculté germinative de celles-ci. Pourquoi donc ces mensonges, qui contredisent le succès grandissant de nos semences et l’augmentation constante des jardiniers qui nous font confiance ? 

Rappelons enfin que les semences qui sont proposées à la vente sont exclusivement produites par des professionnels, certifiés en agriculture biologique, et non pas par des jardiniers amateurs, comme on peut le lire ici et là. Seules les semences de notre “gamme collection” sont multipliées par des parrains et marraines amateurs et ne sont jamais vendues, mais toujours distribuées gratuitement. 

Nous sommes également très fiers de nos partenariats avec des sélectionneurs géniaux tels que Tom Wagner, Franck Morton ou encore Alan Kapuler. Basés aux États-Unis, ils innovent depuis des années au service du domaine public, enrichissant constamment la biodiversité agricole, et perpétuant ainsi l’élan créatif des générations de paysans qui nous ont précédés. Ceci n’enlève rien à un travail également passionnant de redécouverte et de conservation de nos fantastiques variétés européennes, quelques fois réintroduites en France grâce aux bons offices des « seed-savers » américains. On leur en rendra grâce, plutôt que de condamner le caractère non autochtone de leur travail.

Quant à nos producteurs de semences, nous n’avons rien à cacher et les propos tenus dans les brûlots qui nous visent témoignent d’une ignorance de la réalité de nos partenariats : nous faisons appel à une vingtaine de producteurs/multiplicateurs professionnels basés en France, dont certains travaillent exclusivement pour nous, aux sélectionneurs/multiplicateurs américains mentionnés ci-avant, ainsi qu’à deux entreprises européennes spécialisées dans la multiplication de semences, Sativa en Suisse et Arcoiris en Italie. Chaque fois, loin d’acheter de grandes quantités de graines sur la base d’un catalogue commercial que nous ne maîtrisons pas, nous mettons en production telles ou telles variétés venant de notre collection ou proposées, éventuellement, par nos partenaires. Il s’agit donc bien de partenariats de multiplication, et non d’une stratégie banale d’achat-vente. De plus, à la différence de plusieurs de nos concurrents, nous ne pratiquons pas le dépôt-vente, très risqué économiquement pour les producteurs, et où seules les semences vendues sont ensuite payées à ceux-ci. Bien au contraire, nous signons avec eux des contrats de longue durée, auxquels sont attachées des grilles tarifaires qui nous engagent et nous payons soit immédiatement la totalité des semences expédiées, soit en différé tout au long de l’année, selon la préférence des producteurs, dont certains préfèrent parfois recevoir une forme de “salaire” mensuel, plutôt que d’être payés en une seule fois. Certains de nos producteurs ne vivent que de la production de semences pour Kokopelli. Nous organisons chaque année une “réunion producteurs” sur trois jours, qui permet à chacun d’exprimer ses difficultés, ses besoins ou ses conseils à l’attention des autres producteurs et où nous faisons un bilan de la campagne de production écoulée. Un forum est mis à leur disposition sur internet, qui nous permet d’échanger constamment avec eux et leur permet également d’être en contact régulier les uns avec les autres. Enfin, nous avons longtemps organisé des stages de formation à la production de semences, auxquels jardiniers extérieurs, mais aussi producteurs /multiplicateurs pouvaient s’inscrire, pour un coût modique, ou bien même enseigner. Enfin, nous mettons gratuitement à la disposition de nos producteurs nos machines de tri, lesquelles représentent un service considérable à la production de semences, ainsi que cela a déjà été expliqué. 

Il ne nous reste plus qu’à annoncer que notre site internet sera, dès le mois d’octobre prochain, le lieu de présentation, sous forme de reportages photo ou vidéo, de tous nos producteurs, de leurs parcours, de leur ferme, de leur travail, mais aussi de tout le soin que nous apportons à la qualité de nos semences, une fois celles-ci arrivées en nos locaux. 

Semences Sans Frontières

Concernant notre campagne Semences sans Frontières », le « Grimm », qui critique tout et ne se satisfait de rien, formule également de nombreux griefs. Ainsi, les semences que nous faisons parvenir aux associations qui nous sollicitent seraient toutes « périmées » ; elles ne germeraient pas ; elles ne seraient en fait envoyées qu’à des particuliers en France, sous couvert d’envois à l’étranger ; et ces colis ne représenteraient finalement rien de moins que du « colonialisme caritatif »… Ceci n’est pas sérieux.

Si les semences qui constituent le cœur de la campagne Semences sans Frontières sont pour 75% issues directement de notre réseau de producteurs professionnels, il est certes vrai qu’une partie d’entre elles proviennent également de producteurs amateurs souhaitant participer activement à la campagne. La qualité des semences reçue est testée par nos soins et un passage par notre atelier de tri ne sera pas évité s’il est nécessaire. Enfin, nous en produisons également une petite partie sur la ferme de Kokopelli, située à Camarade, à quelques kilomètres du Mas d’Azil. 

Certains invendus sont également utilisés, mais cela ne signifie pas nécessairement que les semences sont « périmées ». Le turnover étant très grand chez Kokopelli, les invendus d’une saison conservent de bonnes facultés germinatives pendant plusieurs années après celle-ci. Ainsi, il est tout à fait raisonnable de les mettre en colis et d’en faire profiter, gratuitement, les organisations agricoles qui en sont dépourvues. 

Quant aux envois de ces colis vers la France, les propos du « Grimm » sont trompeurs. En effet, nous envoyons bien quelques colis en France, mais jamais à des jardiniers individuels, qui par ailleurs sont nos clients. Il s’agit plutôt d’associations telles que « les incroyables comestibles », ou alors de projets d’étudiants désargentés, d’écoles ou bien encore de quelques jardins partagés. Qu’y a-t-il de mal à faire bénéficier ces organisations de notre soutien ? Faut-il absolument que nos semences partent vers l’Afrique ? 

Enfin, que dire du « colonialisme caritatif » lorsque les paysans n’ont plus aucune autre graine à planter que des hybrides F1 non reproductibles et hors de prix, ou bien des OGM de Monsanto, Pionneer ou Limagrain ? Les propos du « Grimm », qui témoignent d’une posture idéologique improductive, sont d’une immaturité navrante.

Dominique, fondateur et Président

Terminons finalement sur la figure de « gourou mystique et méchant » attribuée à Dominique Guillet par nos détracteurs. Dominique est véritablement le fondateur de l’association Kokopelli. Ses convictions fortes et sa persévérance à toute épreuve ont façonné profondément l’identité et le discours de notre organisation ; ceux-là mêmes qui ont attiré les « gueuses en réunion » du « Grimm » à postuler chez nous. Aujourd’hui, il est chargé, entre autres, de la mise en production des semences et des relations avec nos producteurs. Il continue aussi d’assurer, au sein de l’association, un rôle de président, mais sa présence chez Kokopelli est limitée, car il vit aux États-Unis, où il continue d’alimenter sa passion pour les plantes par de nombreuses explorations botaniques. Il a ainsi créé plusieurs sites internet, sur lesquels il publie ses photographies et découvertes botaniques, des extraits de ses lectures philosophiques ou de ses nombreuses traductions, de même que des écrits plus personnels, fruits de ses réflexions métaphysiques. Si certains souhaitent s’aventurer à y lire sa prose, il serait injuste d’en tirer des reproches adressés ensuite à Kokopelli. Ceci d’autant plus que Dominique refuse depuis 10 ans de s’exprimer publiquement au nom de Kokopelli sur des sujets politiques.

Ainsi, si nous sommes bien conscients que notre notoriété est source de responsabilité et nous oblige, d’une certaine manière, à l’exemplarité, nous constatons aussi, en miroir, qu’elle donne à ceux qui voudraient nous ternir un accès privilégié, parfois non mérité, à une très grande audience, laquelle amplifie et parfois exagère, comme c’est le cas aujourd’hui avec l’article de M. Vivas, la critique. 

Sachant cela, nous nous efforçons et nous efforcerons encore de créer et maintenir l’harmonie au sein de nos équipes et dans nos conditions de travail. Toutefois, nous appelons nos adhérents et sympathisants à lire et écouter ce qui nous concerne avec un esprit critique, et, si possible, à ne pas exiger injustement de nous la perfection, laquelle, en tout état de cause, n’est pas à notre portée, comme elle n’est à la portée de personne.


Les témoignages de nos Producteurs/Multiplicateurs

 

« En tant que producteur de kokopelli depuis 20 ans (j ai été producteur déjà pour Terre de Semences) j aimerais porter mon soutien au travail considérable de Dominique et Ananda Guillet. En ce qui me concerne et en tant que producteur de semences pour l Association Kokopelli je peux attester de l excellent traitement de la part de ces derniers à mon égard. Je ne pourrais imaginer un rapport plus juste et amicale dans le milieu du travail d aujourd’hui. Même si je n ai pas toujours été d accord avec des changements et ne partageais pas toujours les choix de kokopelli (ce qui est normal au cour de vingt année de travail partagé),  je n aurais voulu travailler pour qui que ce soit d autre. Je comprends qu il y ait des personnes fâchées aujourd’hui mais ce que je ne comprends pas c est leur volonté de détruire un si beau édifice qui est kokopelli. Je pense que des mises en question sont utiles et la dialogue autant mais la haine et la rage n engenre que leur propre chute. Tout en reconnaissant les manquements chez les dirigeants de kokopelli, je me demande comment ceux qui attaquent avec autant de ferveur arrivent – ils à se justifier?  Etes- vous de si parfaits exemples de l humanité pour vous permettre de telles accusations? En conclusion j aimerais de nouveau porter mon soutien à ceux qui ont tant donné pour que kokopelli continue à exister aujourd’hui et porter mon témoignage afin de montrer que tout  n’est pas mauvais chez kokopelli , loin de là, et si il y’a eu des personnes fâchées de par le passé que souhaitent accuser ceux qu ils considèrent coupables à leurs yeux, rappelons que ces derniers ont aussi le droit de se défendre ! »

Alan Carter

 

 

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« J’ai effectivement entendu parlé de ce livre ma première impression c’est que ce livre est sale et ne cherche qu’a nuire, je travail avec Dominique Guillet depuis une petite vingtaine d’années. J’ai commencé par m’intéresser au jardin de la rose et de la Passiflore puis j’ai produit des semences pour Terre de semence  et enfin pour Kokopelli j’ai toujours été payé  Toujours !!!!!!!!!! et avec des tarifs corrects .Je ne suis pas un disciple de Dominique j’ai toujours pu conserver une indépendance .Je suis producteur de semences et maraicher en Biodynamie je produit des semences aussi pour Germinance, Agrossemens et j’ai même un contrat avec le Biau germe et enfin je siège au GNIS a la section potagère au collège des agriculteurs multiplicateur ou je représente la bio . Bref je n’ai jamais eu de problème relationnel avec Kokopelli ni été témoin de quoi que ce soit, j’espère que mon témoignage te sera utile. »

Jean-Michel Peulier, Gaec Champs Libres

 

 

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« Je suis Silvia, productrice à kokopelli depuis 4 ans. De mon coté tout se passe bien : tous les ans je reçois ma commande le mois de janvier, dans laquelle sont indiqués les variétés et le quantités de semences désirés. Pour établir ce listing, j’envoie moi même au responsable ma disponibilité en surface et quantité des variétés, avec des indications sur mes préférences. Une grille des prix est mise à disposition. Des indications précises sur les distances d’isolation de chaque variété, relatives à ma zone géographique, m’ont été donnés. Des voilages anti-insectes sont parfois nécessaires. Lors d’une réunion annuelle avec les autres producteurs, je livre le semences que j’ai réussi à produire : elles doivent être parfaitement triés ( des machines professionnelles sont mises à disposition des producteurs), congelés ( pour tuer les parasites) et séchés, sous peine de ne pas être recevables. Tout ce qui a été commandé est bien évidemment acheté au prix prévu. Le surplus ( mais ca m’arrive rarement de produire beaucoup plus du prévu) m’a été toujours acheté, des fois mis de côté et repris quelque mois plus tard. Le payement est effectué au plus tard au printemps, des fois en deux fois décalés d’un ou deux mois. Ce fonctionnement me conviens et les prix pratiqués aussi. Des augmentations des prix se présentent chaque quelques années.  Si une variété se présente beaucoup plus difficile à produire que d’autres, je peux proposer un prix different en accord avec le responsable.Un réseau de contact entre les producteurs a été mis en place, pour profiter des expériences des plus anciens et poser des questions, partager ses difficultés. Une visite de mon terrain par une technicienne de l’association, une productrice de vielle date, a été effectué. Pour chaque variété cultivé, je dois remplir une fiche technique où j’indique toute les informations de culture et les résultats de la production, les maladies, les observations sur l’identité de la variété… Mes lots de semences sont contrôlés, pesés et préparés à la conservation par une salariée. Elle effectue des test de germination systématiquement. Si des lots ne germent pas bien, ils ne sont pas mis en vente. Apres la vente ca appartient à l’acheteur de conserver ses semences vivantes. La moindre exposition à la chaleur ( un sac oublié dans la voiture..) et à l’humidité sont fatales pour des graines non traités et non conservés dans des enveloppes étanches comme celles du commerce industriel.

Je suis un femme, paysanne, étrangère, mère de quatre enfants : je tiens à souligner que cela est une force et non pas une faiblesse. L’être humain s’élève avec la difficulté de la tache. Etre une femme dans une société patriarcale est un défi d’entrée; le métier de paysan est en voie de disparition; choisir de vivre et travailler dans un pays different de celui où on est né, grandi et fait ses études, sans disposer de l’aide de sa propre famille, ni du réseau d’amis et connaissances est bien évidemment assez compliqué; mettre au monde, allaiter et élever quatre enfants nécessite d’une grande energie.

Je suis fière de ce parcours et je  trouve que, si l’équipe kokopelli s’enrichi de personnes comme moi, c’est signe de d’ouverture d’esprit ! »

Silvia Ferretti, productrice dans l’herault.

 

 

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« Je suis maraîcher et producteur pour Kokopelli depuis 2014, et je souhaite autant que faire se peut (je manque cruellement de temps -en pleine saison- pour rebondir sur toutes les inepties lues par-ci par-là) réagir à cet article et éclaircir certains points, à savoir « de comment çà se passe avec les producteurs ».

Avant toute chose, quelques considérations qui m’ont poussé à écrire ces lignes au milieu de la nuit alors que je serai dans mes cultures à 6-7h du mat et que çà me fait bien chier de sacrifier de mon sommeil:

  • je suis extrêmement déçu par cette publication qui n’est pas du tout à l’image de l’éthique journalistique que je connaissais de CQFD, journal qui m’avait emmené par des enquêtes de terrain dans le quoditien des migrants de Ceuta ou Melilla, chez les kurdes du Rojava ou dans les barricades de Oaxaca… merde ici on a un différent à quelques bornes et il semble inopportun de recouper des sources, envoyer un reporter, prendre du recul… résultat : un coup de fil à trois rédacteurs d’un bouquin à charge et un titre sans appel, un verdict « kokopelli, c’est fini.. »
  • il y a sûrement des erreurs chez les Guillet et la gestion de Kokopelli, mais il ne suffit semble-t-il pas de faire chuter Kokopelli (et quoiqu’on en dise une des dernières structures militantes, pour le moins dans la radicalité de son positionnement vis à vis du commerce des semences), il faut que chacun y vienne de son petit commentaire mensonger, jeter sa petite pierre… c’est abject. Elle est belle la pensée critique quand elle s’exprime !
  • en tant que producteur, je ne connais pas, ou très peu, l’ensemble de l’équipe salariale et les rapports qui s’y trame (je connais des interlocuteurs directs comme les chargés de production ou la personne qui contrôle les taux de germination -oui oui çà existe- mais n’ai quasiment pas de rapport avec le reste de l’équipe) et je ne m’avancerai donc pas dans les psychodrame qui s’y joue.

Je considère toutefois qu’aucune structure est assez précieuse (pour la biodiversité ou autre) pour sacrifier la dignité de chacun. Reste à savoir si les expériences relatées (et je ne nie pas qu’elles aient pu être douloureuses) sont réellement objectives et n’aient pas la rancoeur pour seul moteur. Concernant la partie « producteur » j’ai de gros doutes, d’où mon souhait d’intervenir pour élargir la réflexion à d’autres sons de cloches ; mon expérience, en tant que jeune producteur, étant très satisfaisante.

Donc, en quelques points :

  • Depuis que j’ai commencé à fournir Kokopelli (2014), les prix n’ont jamais varié à la baisse en cours de production. Ils ont peu ou prou jamais été révisé, si ce n’est à la hausse.
  • Les prix au kilo des différentes espèces sont dans l’ensemble correct. Certaines non, il suffit simplement au producteur de refuser la production de telle ou telle espèce. Les plannings de production sont proposés en hiver et ils sont ensuite discuté conjointement avec le producteur et Kokopelli. Personnellement, je n’ai aucun souci pour enlever ou ajouter une variété ou une autre. C’est quasiment du sur-mesure, et je ne me sens nullement pressurisé !
  • Egalement on ne pousse pas à l’hybridation (non mais j’ai vraiment lu n’importe quoi sur le net ou dans ce bouquin, je ne me souviens plus!). En règle générale, pour les espèces allogames une seule variété est donnée… après différentes méthodes existent pour garantir la conformité d’une variété d’une année à l’autre. Dans mon cas par exemple, j’ai en culture tous les ans – et sur ma demande – 4 à 6 variétés de Cucurbita maxima. Je procède donc moi-même tous les jours à la pollinisationmanuelle des fleurs de 300 à 400 plants. Soit-dit en passant c’est un travail quotidien de rigueur qui demande 3h par jour pour de tels quantités (qui s’ajoute au travail de producteur et de maraîcher) qui rend d’autant plus insultant les propos dispensés gratuitement sur des lots hybridés ou des délires de moutarde levant à la place de poivron (pas plus de commentaire là-dessus çà n’en mérite pas)
  • Oui, depuis cette année il y a des contrats écrits, avec des droits et des contreparties. Personnellement je m’en tamponne, jusqu’ici l’accord oral me suffisait et il a toujours été respecté. Quant au paiement des récoltes, il n’y a jamais eu aucun souci. Bien au contraire, d’une part les excédents de récoltes sont généralement pris et payés et d’autre part, à l’inverse de nombreuse structures semencières (qui à leur décharge ont peut être moins de trésorerie ?) fonctionnant en une sorte de dépôt-vente (paiement après vente, donc parfois 2 ans près semis ), Kokopelli paye à la livraison, ce qui est beaucoup plus confortable.
  • Concernant le taux de germination et pour ce qui s’y trame en interne, j’ai vu que Kokopelli avait publié ici https://blog.kokopelli-semences.fr/2017/06/qualite-des-semences-tests-de-germination-chez-kokope lli/

Je ne sais qu’ajouter, si ce n’est qu’en tant que maraîcher j’utilise en grande partie les semences que je produits pour eux. A ce jour je n’ai jamais eu un lot vendu à Kokopelli qui ne germait pas chez moi à minimum 80-90 % , et la plupart du temps à 100 %. J’achète également des semences à d’autres enseignes et ,bien souvent j’en suis désolé, la qualité de germination est moindre, sans être pénalisante toutefois.

Je reste disponible, autant que la charge de travail d’agriculteur me le permette, pour répondre à tout question ou même recevoir une véritable équipe de journaliste sur mon lieu de production. »

Greg, partie de sa réponse à l’article de CQFD

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« Kokopelli fait un travail extraordinairement ordinaire qui devrait être l’une des préoccupations principales de l’être humain. C’est-à-dire préserver les semences pour les générations futures. Dire que Kokopelli pratique le « capitalisme vert » c’est comme dire que Bayer est une entreprise philanthrope… Ça n’a pas de sens !  Les jaloux, les envieux, les matérialistes auront toujours des difficultés à comprendre ce qui les dépassent.

Toutes les plantes ne poussent pas à la même vitesse donc on ne peut pas demander à une plante qui vient d’être semé de produire déjà un fruit.

À bon entendeur ! »

Quentin et Haru, Jeunes producteurs Kokopelli

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« Je m’appelle Lex, je suis hollandais et producteur semences pour Kokopelli depuis 1996. J’ai rencontré Dominique et sa famille dans l’Allier, où justement “Terre de semences” (maintenant Kokopelli) est né. J’ai eu une forte sympathie pour son idéologie concernant les semences libres, non-hybrides et anciennes, et c’est avec un grand plaisir que je travaille avec Kokopelli depuis plus de vingt années maintenant. J’ai suivi Kokopelli de la naissance jusqu’à maintenant , et comment ils ont subi les attaques lourdes et les procès (de longs conflits avec le Gnis et le semencier Baumeaux), en sortant plus forts à chaque fois.

Au début nous étions une poignée de producteurs (“les anciens”), qui sont toujours là pour la plupart.

Concernant le paiement des factures, je n’ai  jamais eu le moindre souci. Au début de chaque année nous discutons le choix et la quantité des commandes qui, après la livraison, étaient toujour payées correctement.

Concernant la qualité de mes semences: 

Je surveille pour que le risque d’hybridation soit au strict minimum. Je fais toujours de mon mieux pour bien trier et livrer des semences avec un taux de germination le plus près de 100 %.

Je connais bien Dominique et Ananda, ils sont de vrais bosseurs. Durant mes 20 années avec eux, j’ai vu que tous les profits étaient bien investis dans des projets utiles et purement humanitaires, chapeau pour eux ! »

Lex, producteur dans l’allier

 

 

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« Alexandre,

  • anciennement et futur producteur multiplicateur de semences biologiques, indépendant.
  • actuellement à la ferme pour la production de semences biologique, employé.

Pour l’un et l’autre cas la production a été/est faite pour Kokopelli.

Je tenterai d’être le plus franc possible.

La suite n’engage que moi et ne contient aucune volonté de nuire ou de « brosser dans le sens du poil ». Simplement transcrire mes croyances et ressentis.

Bien entendu cela est écrit de mon plein gré sans aucune forme de menace ou pression.

– Premier point, de taille : Le nerf principal du/des malentendus réside, à mon goût, dans le terme d’Association Kokopelli.

Ce statut a très certainement eu son intérêt un temps. Peut être que l’ampleur qu’a pris Kokopelli aujourd’hui ne cadre plus avec ce statut… Association pour Ssf et la Collection, certainement. Sûrement moins pour le coté Boutique qui fonctionne comme une entreprise. Ananda ne s’en cache effectivement pas. Mais nous ne sommes qu’un tout petit nombre à graviter autour de Kokopelli et à connaître cette réalité. Le « grand public » l’apprend ces temps-ci et peut très certainement tomber de haut.

– Seconds points : « les accusations ».

Je développerai ici les différents sujets qui me tiennent à cœur et surtout dont je suis apte à parler. En tant que producteur, j’affirme que cette activité me motive sans comparaison possible avec la norme du « 35h au smic » (même en tant qu’employé, je reste loin de ce cota …). L’engagement est fort et le travail est fait dans un esprit de cultures et récoltes de qualités :

  • pour la nécessité et la satisfaction personnelle ;
  • pour la satisfaction des clients.

Les programmes de productions proposés par Dominique son sérieux, respectent les puretés variétales et les particularités des producteurs (préférences variétales, conditions climatiques, façons culturales, etc). Si jamais une erreur est constaté, un risque ou autre de pollution variétale, nous en discutons et écartons la ou les variétés en question. Globalement ces programmes sont stables et chaque producteur, une fois bien établi, sait d’avance les grandes lignes de chaque saison. Naturellement nous travaillons avec le vivant. Je n’ordonne en rien à la nature et malgré tous les soins, il m’est impossible d’empêcher un insecte ou le vent de transporter du pollen de loin et de venir ensuite chez moi. Dans le souci de limiter ces risques je parle avec les jardiniers alentours et leurs propose des plants à chaque nouvelle saison.

Les prix sont fixés par Kokopelli. En rien honteux, ils sont dans la moyenne de ce qui se pratique dans la profession. Depuis peu des contrats écrits sont passés avec les producteurs à l’initiative d’Ananda.

En comparaison à d’autres structures du même type, il est intéressant de travailler avec Kokopelli pour les raisons suivantes :

  • les productions sont achetés en totalité pour la quantité commandé ;
  • des surplus de production peuvent/sont régulièrement achetés au cours de l’année ou des années suivantes ;
  • les souches fournies sont gratuites.

Concernant les taux de germinations et l’attaque de la qualité de mon travail par ce biais, je dirais que les conditions d’une graine viable partent du champs jusqu’aux conditions de semis des jardiniers, en passant par le stockage et la conservation. Entre ces extrêmes des centaines de facteurs influent sur le taux de germination. Et non uniquement Kokopelli, qui pratique des tests sérieux sur nos productions depuis au moins deux ans.

A chacun de prendre ses responsabilités sur ce point ! 

Étant de caractère indépendant et autonome, tout comme mon employeur, il nous arrive de ne pas être d’accord sur certains points et qu’on se le dise. Au delà de ces « divergences d’opinion sur le boulot », nos rapports sont amicaux et jamais je n’ai été menacé de quoi que ce soit. Alors que par moments les raisons n’auraient pas manqué car si j’accepte de faire des tâches qui me semblent inappropriées, j’en ai aussi refusées d’autres. Mon projet est de redevenir producteur indépendant après le passage à la ferme et compter Kokopelli parmi les partenaires.

Pour finir je dirai que l’association Kokopelli, création humaine, n’est pas parfaite.

Ananda n’est pas parfait. Je ne suis pas parfait. Vous n’êtes pas parfais/parfaite. Nous avons tous nos responsabilités, nos poids sur les épaules. Une chose est sur, je n’aimerais en rien être a la place d’Ananda et tenir son rôle.

Dimanche 9 juillet 2017, tranquillement dans mon salon, »

Alexandre, multiplicateur à la Ferme Kokopelli

 

 

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Les témoignages des Salariés et anciens Salariés

 

« Quel soulagement ce fut, en travaillant avec vous, de voir qu’il existe encore de l’humanité, de l’entre-aide, de la bonne humeur , de l’écoute , de l’échange et de la liberté sur un lieu de travail. Merci de voir en un salarié une personne et non un chiffre d’affaire.

Et quelle surprise c’est, quand je vois circuler des articles sur ce « livre » qui pointe du doigt l’association sans connaitre ou vérifier les informations ces affabulateurs / affabulatrices. Comment peut-on défendre des personnes qui pendant 150 pages dénoncent le « capitalisme des dirigeants  » ainsi que leurs « conditions de travail déplorables » alors qu’ils vendent leur « livre » sur des sites comme Amazon, la Fnac ou Leclerc????  Qu’ils aillent bosser dans ces enseignes histoire qu’ils sachent ce qu’est réellement le libéralisme et le taylorisme .

Voilà, j’espère que ça pourra contribuer à rétablir la vérité ! »

Marine,  préparatrice Saisonnière

 

 

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« Oui, je voulais m’insurger contre ces attaques malodorantes.Je garde un excellent souvenir de Kokopelli et je trouve anormal qu’une poignée d’individus vous porte préjudice, je suis confiante que bientôt ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir…… en attendant courage et fais confiance en la vie. Peut être que ces personnes n’ont rien d’autre à faire que faire des histoires à ceux qui ont autre chose à faire ? mais s’attaquer à Kokopelli faut le faire….. »

Frédérique, ancienne préparatrice présente depuis le début de l’aventure jusqu’au déménagement en Ariège

 

 

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« J’ai participé à l’aventure Kokopelli dans le cadre d’un emploi saisonnier de février à avril 2017.Voici quelques impressions concernant cette expérience :

  • Sur le plan professionnel :découverte de la matière noble qu’est la semence dans toute sa diversité, apprentissage des techniques et des méthodes d’ensachage, travail sur la concentration et la minutie pour aboutir à un produit de qualité.
  • Sur la hiérarchie : respect de l’individu, capacité d’écoute, bienveillance. J’ai eu l’impression d’être autre chose qu’une exécutante mais une personne qui participe à un tout, que l’on sollicite dans les choix et qui peut intervenir et s’exprimer notamment dans le cadre de la réunion hebdomadaire.
  • Concernant les conditions de travail : l’ambiance est laborieuse mais bon enfant, possibilité de faire des pauses à divers moments de la journée, liberté d’organiser son temps de travail à l’intérieur de la plage horaire définie contractuellement. Sans oublier la qualité de vie quand, hors périodes d’activité intense, la journée se termine entre 16H et 17H !!!
  • Sur le plan personnel : J’ai beaucoup apprécié d’être en contact avec des personnes issues d’univers totalement différents réunies autour d’une même cause, le vivant, et j’ai toujours autant de plaisir à les revoir : responsables ou collègues. J’ai 57 ans et je peux affirmer que cette courte expérience a été l’une des plus enrichissantes de ma vie tant sur le plan professionnel qu’humain. »

Bernadette, préparatrice saisonnière

 

 

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  « Lorsque je lis votre article je me demande si on parle des mêmes personnes et de la même association !

Je travaille depuis octobre 2016 chez Kokopelli. Pourtant allergique au CDI depuis mon départ de Paris il y a un an j’ai postulé au poste de comptable : enfin un lieu où on ne demande pas un CV long comme le bras et un déguisement tailleur jupe ! Je défie toutes les personnes qui ont « témoigné » comme victimes d’aller travailler dans une grande entreprise à la Défense et de se faire fouiller à l’entrée de l’entreprise, de passer des détecteurs de métaux et d’avoir des caméras braquées sur eux toute la journée et d’être un pion parmi d’autre. Alors se plaindre d’une « pointeuse » ou se faire épier par exemples ça me fait beaucoup rire. 

Flicage à la tâche : Demander à ses salariés d’être productifs il me semble que c’est normal ? on est là pour quoi ? se faire les ongles et envoyer des textos à nos potes ?

On croirait avoir à faire à des enfants pourris gâtés qui ne supportent pas l’autorité.

Chantage et harcèlement moral : Toutes les semaines nous nous réunissons pour échanger. Tous les sujets peuvent êtres abordés sans jugement, ainsi nous pouvons tous évoluer dans de bonnes conditions et garder un esprit d’équipe sain. Que demander de plus ?

Je travaille depuis 9 mois chez Kokopelli sans pression, en toute autonomie auprès d’un responsable qui me fait confiance et en qui j’ai confiance.

Grâce à votre article je réalise la chance que j’ai de travailler chez Kokopelli. »

Sabrina, comptable

 

 

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« Lettre en réponse aux accusations portées a l’encontre de l’Association Kokopelli sur les conditions de travail des salariés. J’ai été embauchée en Février jusqu’à fin Avril 2017 en tant qu’employée saisonnière par l’association Kokopelli. Je souhaites témoigner de mon expérience car j’ai été choquée, oui c’est bien le mot, par les accusations portées a l’encontre de mon ancien employeur. Je n’ai pas lu le livre qui est porteur de ses accusations , je n’ai pas particulièrement envie de me plonger dans ce genre de lecture, j’ai pourtant eu ouïe de son contenu notamment via l’article publier par « les jardins du possible ».

Tout d’abords je souhaite aborder les questions d’harcèlements, menaces, chantages…de la part des responsables de l’association. Je n’ai jamais vu de tel choses en y travaillant, au contraire, les responsables ont été accueillants, ouvert à la discussion, respectueux et toujours disponible pour me guider et me renseigner. Moi qui ne connaissais pas grand-chose dans ce domaine, j’ai rencontré des personnes passionnées qui m’ont beaucoup appris.

 Il serait aussi dit dans ce livre qu’il y ai une « interdiction de parler pendant les heures de travail » ??? Certainement pas ! J’étais personnellement préparatrice de commande et je peux dire que je n’ai jamais autant RIS en travaillant. Nous parlions, blaguions et parfois chantions ! Quand est-il de la pointeuse ? Effectivement de premier abord cela fait penser a l’usine mais en pratique c’est loin de desservir le salarié, au contraire. Enfin pour un salarié motivé et sérieux, je précise. La pointeuse permet de prendre ses pauses quand on le désir et d’être autonome pour gérer son temps de travail. A savoir si le salarié prend 3 heures de pauses il ne sera pas payé pendant ses heures là c’est pour cela que j’ai précisé que pour un salarié motivé et sérieux la pointeuse n’est absolument pas un problème. Cela fait dix  ans que je suis dans le monde du travail et à Kokopelli c’était la première fois que toutes mes MINUTES de travail étaient rémunérées ! La pointeuse ne fait pas de bénévolat.

 En tant que travailleur saisonnier j’étais a Kokopelli pour travailler et gagner de l’argent. Chose faite. Et plutôt bien payé, taux horaire supérieur au SMIC, toutes les heures supplémentaires payées selon le code du travail. Je peux dire aujourd’hui, après dix ans a avoir enchaîné des emplois que mes conditions de travail n’ont jamais été aussi bonne qu’à Kokopelli.

 Je le redis, je suis choquée des propos tenus dans ce livre et qu’ils soient relayés sans vérification.

 Et j’attends avec impatience la prochaine saison avec l’Association Kokopelli ! »

 Eva, préparatrice saisonnière

 

 

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« Mon impression personnelle de Kokopelli est celle d’individus bien différents rassemblés par leur passion commune et sincère, celle de leur métier et de la préservation de la Biodiversité et de la richesse de la Nature ! Rigueur et concentration sont certes indispensables mais je ressens surtout de la bonne humeur et de la joie dans nos locaux ! Fraîchement arrivée comme nouvelle secrétaire, j’ai été encadrée, formée, écoutée par mes collègues qui avaient envie de connaître mon ressenti et de savoir si je me sentais à l’aise sur mon nouveau poste. Nous nous réunissons chaque semaine et cette régularité permet de maintenir une pluralité d’avis, d’idées et que l’information circule le mieux possible.

 Pour résumer : j’ai le sentiment que le respect de la biodiversité s’ajoute bien ici au respect de la personne humaine et je suis super heureuse de travailler ici ! »

Marie, secrétaire

 

 

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« Voilà ce que je réponds personnellement : que ce « manifeste » est le résultat d’une colère de certaines personnes de l’Ariège qui ont travaillé chez Kokopelli sans vouloir respecter les conditions de travail établies et que si ça ne leur plaisait pas, elles pouvaient partir en toute liberté.

Elles étaient soi disant « militantes », mais plutôt « chercheuses d’embrouilles » (pour parler gentillement) : rien d’autre à faire !

Que moi personnellement, j’en avais rencontré une, lors d’une réunion de producteurs, elle s’était mise à notre table et je l’avais trouvé très agressive pour une histoire de plat sans gluten…alors il fallait imaginer le reste ! autrement je dis que tu apprends sur le tas et que tu n’es qu’un humain ,qui peut se tromper comme tout le monde…. ce n’est pas parce que tu es le directeur de Kokopelli que tu es un « surhomme », en plus vu ton âge, tu as tout à fait le « droit » de te tromper !!! c’est un job tellement stressant que personne ne peut s’imaginer si elle ne l’a pas déjà fait ! Alors, franchement, prends tout cela avec suffisamment de recul et de sagesse, ce ne sont que des balivernes et les « vrais » adhérents de Kokopelli ne nous laisseront pas tomber, j’en suis certaine car on les voit tous les week ends, les yeux dans les yeux !!! »

Pascaline (message à Ananda), représente Kokopelli sur les Salons et salariés depuis 2006

 

 

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« Kokopelli est comme toute organisation un système qui gère un budget et de l’humain. Elle sera donc toujours sujette aux déceptions et critiques. Il n’y a rien à justifier ni à revendiquer. Après, les choses n’arrivent pas par hasard et si ça a pris cette ampleur, c’est peut-être plus l’occasion d’une remise en question que dun combat contre les nouveaux médias de la desinfo…? Sinon, si je voulais faire un bilan, c’était pour te remercier d’être un gérant présent et à l’écoute et pour te dire que c’est la première fois que je travaille sans stress. Grâce à kokop, je retrouve le goût du travail. Merci Ananda. »

Ophélie (message à Ananda), rédactrice

 

 

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« Être salariée à Kokopelli a été ma meilleure expérience, j’ai rarement eu la chance de travailler dans des conditions où je me suis senti aussi bien. Une ambiance générale agréable, j’ai toujours été heureuse de me lever pour aller au travail ; des réunions entre les différentes équipes une fois par semaine pour partager, échanger, prendre des décisions ; des possibilités de s’arranger quand un employé a un imprévu.

Depuis 10 ans que je travail comme saisonnière dans tout un tas de domaine différent, Kokopelli a été la première fois où j’ai réellement eu envie de m’investir. Et je souhaite de tout cœur pouvoir retravailler pour cette association quand je serais de retour en France. »

Virginie, préparatrice saisonnière à l’ensachage

 

 

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« J’ai été secrétaire à Kokopelli pendant un peu plus d’un an. Ce fut l’occasion pour moi d’appendre vraiment une multitude de choses, et, malgré mon peu d’expérience, ils m’ont fait confiance. Ayant travaillé dans plusieurs autres boites, pour moi être à Kokopelli fut un plaisir.  La preuve : maintenant que j’ai arrêté d’y être secrétaire, grâce à l’aide de Kokopelli, j’ai pu acheter notre ferme et m’installer en tant que productrice de semences.

Kokopelli est obligé de fonctionner comme une entreprise : beaucoup de salariés à payer, un projet tel que SSF à faire fonctionner etc… Je comprend que cela puisse en gêner certains,  mais peut être n’ont ils jamais travailler ailleurs et qu’ils ne se sont pas rendu compte de la qualité de travail à Kokopelli ? C’est la seule explication que je trouve.

Dans tout les cas, d’après moi, si on doit retenir une chose, c’est que le travail de Kokopelli est vraiment honorable : sensibiliser le public sur le chaos qu’est en train de devenir le monde, pas beaucoup  »d’entreprises » peuvent s’en vanter !!  Ils réussissent le prodige à réveiller les gens sur le gros problème de la semence. Rien que pour ça, je suis fière d’avoir contribuer à ma manière à ce beau projet! »

Kyria, ancienne secrétaire
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« Je suis arrivée à Kokopelli en Octobre 2016 pour commencer un contrat de professionnalisation sur 1 an. J’ai deux missions principales en collaboration avec Angelika : la gestion de la qualité des semences et des relations avec les producteurs multiplicateurs. Par exemple, je teste tous les lots de nos producteurs pour savoir s’ils sont viables dans des conditions favorables. Si les résultats donnent des pourcentages en dessous de 65% pour les fleurs et 75% pour les légumes, les lots ne seront pas mis en vente, mais cela reste exceptionnel. Je suis aussi allée voir certains de nos nouveaux producteurs accompagnée d’une productrice de longue date afin de répondre à leurs questions et de découvrir leur jardin.

Depuis mon premier jour j’adore travailler à Kokopelli. J’apprécie de pouvoir communiquer avec chaque personne de l’entreprise peu importe son poste. Ceci me permet d’apprendre au quotidien, si j’ai des questions je peux demander à tout le monde et personne ne me jugera. C’est la même chose pour les autres et cela favorise un climat d’entraide. Cela permet aussi de diversifier mon travail et de progresser, j’ai ma mission principale mais je peux aller aider les personnes qui rédigent les conseils jardinages ou le salarié du jardin de Kokopelli ou encore la journaliste. Dans tous les cas, mes idées seront prises en compte et nous pourrons discuter pour améliorer le rendu. Tous les jours je travaille dans un climat de confiance, dynamique, au sein d’un bouillon de créativité. »

Chloé, en contrat de professionnalisation 
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« La raison pour laquelle je ne réagis que maintenant est que je ne voulais pas laisser plus de « place »  aux mensonges du livre « Nous n’allons plus pointer chez Gaïa » et ne pas faire de pub pour quelque chose qui ne reflète pas du tout notre fonctionnement et notre ambiance à Kokopelli. 

Un meilleur titre serait « Nous n’aimons pas travailler mais préférons discuter chez Gaïa ». A la sortie du livre, son contenu était déjà obsolète et tous les chiffres que vous trouvez dedans sont insignifiants, sauf la durée de travail des personnes qui ont témoigné, qui parle pour elle-même (3 à 6 mois). Je réagis aujourd’hui pour répondre à nos producteurs, clients et adhérents qui se posent des questions sur les articles des journalistes qui ont bêtement résumé ce livre sans vérifier quoi que ce soit.

Par exemple, non, il n’y a pas de soucis avec la viabilité de nos semences, je teste moi-même la capacité germinative de chaque lot reçu. Ils ne seront pas mis en vente si le résultat du test est négatif. De même, chaque membre de notre équipe a compris le bon sens (le bon usage) de la pointeuse : chaque minute de travail est rémunérée. Si je viens plus tôt et que je reste plus tard je peux prendre des heures de récupération. Enfin, non, à Kokopelli ce n’est pas interdit de parler mais nous avons besoin de calme pour pouvoir nous concentrer ; vous pouvez imaginer 8 personnes autour d’une table d’ensachage ou à la préparation des colis en haute saison ? Pour que le client reçoive ses graines correctement et rapidement, nous devons tous suivre une organisation précise dans un climat paisible.

Je peux résumer le contenu de ce livre à un « malentendu, une confusion » : les salariés en question ont confondu « militantisme bénévole » et « travail salariale » au sein d’une association. Nous tous, qui avons un contrat de travail chez Kokopellli, nous signons pour un travail intéressant et engagé mais pas pour mettre sur pied des actions militantes ou un combat social. Toute personne qui travaille à Kokopelli sur le long terme, remplie une mission intéressante, une fonction « multitâches » et se réjouit d’une formation en continue. 

Les initiateurs de ce livre sont des gens qui font de la révolte un métier, c’est leur mission dans la vie, ils sont contre tout et n’importe quoi : le premier jour l’un d’eux arrive chez Kokopelli et s’étonne : « Il n’y a pas de musique ici ! et personne ne se révolte contre ça ? » ; c’est à ce moment que son « combat social » a démarré et ça n’a pas arrêté pendant trois mois. Ils sont contre la hiérarchie, contre l’autorité, ils voulaient installer tout de suite « une hiérarchie horizontale », ils sont contre les propriétaires, qui ont fait lever les prix des maisons et des loyers, ils sont contre les capitalistes, ceux qui ont une nouvelle voiture, ceux qui ont du succès.

Les protagonistes du livre souffrent d’une jalousie envers tous ceux qui avancent et qui réussissent. Ils se sentent délaissés par la chance et se sont les autres qui sont coupables pour leurs déceptions. A cause de leurs combats mal choisis ils n’arrivent jamais à réaliser quelque chose. Ils ne supportent aucun contrôle, et le fait de leur demander, à eux, d’éteindre leurs portables est une atteinte à leur vie privée.

Depuis leur départ nous travaillons dans une bonne ambiance, un dynamisme exemplaire et avec grand plaisir. 

Comme salariée depuis presque 4 ans, je vous invite à venir nous voir avec vos questions et vos doutes et je vous conseille plutôt un livre qui exprime mille fois mieux de ce que je voulais exprimer : « Hillbilly Elegy » de J.D. Vance au lieu de l’autre livre en question qui ne vaut rien, mais bien sûr, ce n’est que mon avis. Depuis mon premier jour, je suis absolument reconnaissante de pouvoir travailler chez Kokopelli, avec une équipe formidable et un directeur de très grande qualité. »

Angelika, responsable de production
* * * *

« J’ai eu l’opportunité de travailler pour Kokopelli pendant 3 mois, j’y ai trouvé l’ambiance chaleureuse et j’y ai rencontré un directeur patient, conciliant et généreux. Je me souviens d’une réunion avec toute l’équipe où chacun pouvait prendre la parole et était écouté (chose rare) et où il nous était fait un bilan des actualités de l’association, expliqué les différents projets … Personnellement, une réunion aussi bien menée, en 20 ans de vie professionnelle, je n’en ai jamais vu … Bien sûr, il y a, comme partout, des « coups de bourre », parfois un peu de stress, des difficultés et des mécontentements … Toutes les choses que chaque être humain est amené à traverser dans sa vie, personnelle ou professionnelle … Bref, j’ai eu la sensation d’être non seulement bien traité, mais en plus j’ai pu découvrir l’enjeu des semences et l’engagement passionné de Kokopelli, et surtout de leurs responsables, pour la juste cause.

Bravo pour votre engagement, votre générosité, et votre passion pour la Vie !

Amicalement, »

Vianney, préparateur saisonnier à l’ensachage
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  « J’ai cuisiné l’année passée pendant 3 jours pour Kokopelli à l’occasion de la rencontre des producteurs. Ils ont passé beaucoup de temps et d’énergie à m’aider pour la mise en place de la cuisine et du matériel, avec patience, dévotion et efficacité, en plus de leurs horaires de travail. Ils m’ont fourni gratuitement plus de la moitié des légumes nécessaires pour nourrir 35 personnes pendant 3 jours, afin qu’ils puissent être nourris avec la bonne nourriture bio de la ferme. L’ambiance pendant ces 3 jours était très chaleureuse et je me suis sentie soutenue et appréciée. Pour finir ils ont accepté avec gentillesse de rajouter au prix que je leur avais demandé au départ car j’avais dépassé mon budget courses et heures !

Rien à dire…des employeurs exemplaires, doublés d’humains généreux, positifs, qui trouvent toujours des solutions à tout ! Je suis très impressionnée et inspirée par leurs dévouement et leur énergie sans limites.

J’ai aussi vu  en allant chercher leurs légumes qu’ils vivent dans une maison en chantier depuis un bon moment, car ils ne prennent que très peu de temps pour leur vie et leurs besoins personnels. Leur demeure respire la simplicité et leurs jardins sont soignés. Ananda et Charlotte travaillent tard tous les soirs et le week-end ils s’occupent de jardin… Quel courage, quelle ferveur ! Merci de l’exemple.

Je connais personnellement quelque-unes des personnes réactives à Kokopelli. Je les perçois comme des personnes blessées intérieurement et sans maturité, cherchant à régler des tensions personnelles ainsi que des problèmes de rivalité et de jalousie. Ce sont des personnes que je trouve malhonnêtes et dont les arguments ne tiennent absolument pas la route quand on creuse un peu. Je trouve très triste qu’ils puissent obtenir de la crédibilité. »

Christelle
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« Voilà maintenant 6 mois que je pointe chaque jour chez Kokopelli et j’en tire une certaine fierté.

 Je suis chargée de rédaction produit et j’aime mon boulot, la liberté d’organisation et d’action innérantes, plus ce qu’il m’apporte en termes de savoirs et connaissances du monde végétal.
 J’ai beaucoup de plaisir, tous les matins, à rejoindre chacun et chacunes de mes collaborat-eurs/rices, collègues, associé/es, salarié/es de Kokopelli qui participent à tisser une toile humaine riche, inspirante et bienveillante, avec lesquels travailler rime avec créer, échanger et partager.

 J’ai également beaucoup de respect et d’estime pour les fondateurs et les constructeurs de cette association qui ont participé et participent encore à changer les choses, à bouger, à lutter POUR une cause qui me semble juste et nécessaire.
J’apprécie de travailler avec celles et ceux qui sont chaque jour acteurs et défenseurs des droits du vivant.

 Je suis ravie de me lever chaque matin en me disant que pour une fois, peut-être même pour la première fois de ma vie en temps que salariée, je propose mon temps utilement, pour une cause, pour une association et avec des personnes qui partagent ma pensée, mes valeurs et revendications et d’une certaine façon mes aspirations pour un monde plus libre ainsi que mes désirs d’évolution de l’humanité et de respect du vivant.

 Je vis mon salariat au sein de notre association comme une chance et je considère plus travailler « AVEC » Kokopelli que « pour » Kokopelli.
Chaque jour j’ai l’impression de me lever POUR avancer, de travailler POUR améliorer la situation de la semence, du végétal et de l’humain à travers le monde et c’est pour moi une cause primordiale et une place qui me fait me sentir utile.

 De plus, je me réjouis chaque jour de voir mes plantes potagères issues des semences de Kokopelli croître à vue d’œil et surtout nous nourrir généreusement ma famille et moi-même.

 Pour tout cela, j’ai envie de dire MERCI à tout Kokopelli. »

Lisa, chargée de rédaction produit
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« Une amie m’a recommandée auprès de Kokopelli alors que la saison battait son plein. J’ai été appelée pour un entretien avec la DRH Angelika, entretien durant lequel tout m’a été explicitement présenté comme ce qui suit:
⁃ 35h doivent absolument être effectuées chaque semaine, peu importent les horaires, en respectant toutefois de ne pas arriver après 9h du matin. Si celles-ci sont dépassées, les salariés peuvent partir 1h plus tôt le vendredi et toute heure supp’ restantes à la fin du mois est indemnisée à sa juste valeur
⁃ il est possible de travailler certains dimanches en période de « rush », mais ça n’est absolument pas obligatoire, c’est à l’initiative de qui en éprouve l’envie/le besoin (payé double, naturellement, et uniquement l’équivalent d’une 1/2 journée)
⁃ le samedi, personne ne travaille, boutique fermée
⁃ sauf cas de force majeure, pas de congés pour les CDD (naturellement, nous sommes saisonniers), et bien sûr les congés non pris sont également justement rémunérés en fin de contrat
⁃ système de badge-pointeuse : outre le besoin de boire (café, eau, thé…) ou d’aller aux toilettes (autant que nécessaire naturellement, et jusqu’à 10 minutes par pause), toute pause à l’extérieur des locaux doit être badgée aller-retour pour être déduite du temps de travail. En tant que fumeuse, ça peut être frustrant et dans le même temps, ça permet d’être moins tenté par une pause cancer ! Personnellement, je faisais une pause cigarette toutes les deux heures. Niveau règlementation dans le travail, Kokopelli n’a rien à envier aux autres secteurs, car je sais qu’à l’usine 20 minutes de pause sont autorisées seulement toutes les 6h (rémunérées cependant)
⁃ le temps de repas est également déduit du temps de travail. Je sais que dans la fonction publique c’est également le cas, sauf que dans cette dernière 3/4 d’heures de pause sont obligatoires, tandis qu’à Kokopelli, si l’on mange vite et qu’on souhaite terminer plus tôt, libre à nous de ne prendre qu’1/2 heure et à l’inverse, si l’on éprouve le besoin de prendre 1h voire un peu plus pour couper la journée, libre à nous également. Ce qui compte c’est de comptabiliser au moins 7h de travail à la fin de la journée (car 7 x 5 = 35h)
⁃ l’ensachage (puisque c’était ma fonction) peut-être pénible car l’on reste toute la journée assis. Il est important d’être calme et peu dispersé pour cette tâche. Egalement, si l’on éprouve les moindres douleurs musculaires/articulaires, des séances d’ostéopathie sont offertes par l’association.

Pour ma propre expérience, voici :

Un environnement de travail calme et apaisant. A l’ensachage, nous sommes en général tellement concentrés que c’en est méditatif! Toutefois, environ 15 minutes à chaque heure, des discussions et des rires pour décompresser, échanger infos, astuces, blagues…
Il m’est arrivée plusieurs fois de ne pas atteindre tout à fait les 7h à la fin de la journée (de 5 à 15 minutes manquantes), et je me suis toujours arrangée pour compenser le reste de la semaine. Rien ne m’a jamais été reproché de ce côté-là.
D’ailleurs, même dans mon rythme de travail, on m’a bien précisé qu’il fallait être fluide et régulier, mais on ne m’a jamais reproché de ne pas être assez rapide (bien que n’ayant travaillé qu’un mois, je me situais assez souvent en-dessous de la moyenne du temps d’ensachage). Le travail bien fait est naturellement privilégié face au « rendement ».
Grâce à une équipe enthousiaste et solidaire, il est même possible de négocier entre nous le choix des semences à ensacher (par exemple, je me portais volontaire pour les fèves car la façon de les ensacher horripilait mes collègues tandis que moi j’adorais, trouvant que ça cassait la routine!)
Mon amie à l’origine de mon recrutement travaillant aux commandes, j’ai toujours été libre d’aller la voir en boutique quand bon me semblait, notamment pour lui proposer d’aller en pause ensemble. Bien sûr, il faut soi-même être raisonnable, je ne me serais pas permise de la solliciter toutes les 1/2 heures, nous ne sommes pas en colonie de vacances, bien que la bonne humeur et l’humour de chacun puisse parfois donner cette ambiance!
Restaurant offert par le directeur la dernière semaine des saisonniers, toujours dans la joie et la bonne humeur!
Et jamais je n’ai eu une si grosse paye, (je n’ai seulement fait pour heure supp que 4h un dimanche, parce que je l’ai sollicité). Bien sûr, c’est dû notamment aux indemnités de fin de contrat, toutefois, dans AUCUN AUTRE TRAVAIL je n’ai été si bien payée pour un 35h, même à la fin de mon contrat dans la fonction publique.

Je tiens à préciser, avant que le lecteur se fasse une idée de moi comme étant une salariée humble et conciliante car jeune et précaire, que je suis certes jeune, mais rien du reste ! J’ai le feu en moi qui s’embrase face à l’injustice, je sais être (et ai été) très procédurière dans ma vie et dans l’un de mes derniers emplois, car victime de harcèlement moral (discrimination sur mon apparence physique, sur mon attitude trop « désinvolte », supérieur constamment sur mon dos à épier ma méthodologie de travail) et soyez sûr que si Kokopelli manquait régulièrement et sciemment au respect de ses salariés, je m’en serais aperçue!Or, je ne souhaite qu’une chose, c’est pouvoir retourner y travailler pour la prochaine saison, plusieurs mois cette fois. Le rythme est intense, mais pas insoutenable pour tout travailleur averti, et le savoir-être de l’association, sa hiérarchie et les salariés qui la composent est tel que le bon moral nous pourvoit de toute l’énergie nécessaire!

Cependant, avec recul j’envisage tout à fait que antérieurement, d’autres salariés aient pu avoir un ressenti différent, et que si moi-même j’ai été bien reçue et bien informée, c’est parce que direction comme service RH ont fait du chemin depuis et ont probablement réajusté leur présentation, et c’est tout à leur honneur car comme nous, ils sont des êtres humains gagnant en expériences et s’assagissant à la suite des difficultés rencontrées!
Puisque mon témoignage sert à rendre compte de toute mon expérience relative à l’association, j’ajouterais que j’ai croisé deux des personnes à l’inititative du livre « Nous n’irons plus pointer chez Gaïa », l’une dans un bureau de tabac qui m’a vue observer l’ouvrage et l’autre que j’ai prise en stop ; et ce que je pourrais dire à leur sujet c’est qu’en écoutant leurs principes et la manière dont elles les exprimaient et les défendaient, j’ai vu de sympathiques idéalistes anti-système pour qui il est certainement difficile de se plier aux contraintes qu’inflige le monde du travail (ce que je comprends tout à fait, il n’est point question ici de jugement de valeurs, moi-même je trouve le monde du travail barbare et ne souhaiterais pas y consacrer 300 jours par an).
De surcroît, lorsque l’on est anti-système, et que l’on arrive dans un milieu « associatif » tenu par des personnes très ouvertes d’esprit de prime abord, on se fait certainement une idée joliment erronée de ce qui nous attend. Comme je l’ai dit précédemment, la joie et la bonne humeur des uns peut générer l’esprit de vacances chez les autres, et effectivement si autrefois le service de recrutement n’avait pas su présenter le juste revers de la médaille, l’idéalisation du travail, de son rythme et de ses missions est conséquence relativement naturelle.

Kokopelli ne prétend pas incarner la perfection salariale, mais se remet sans cesse en question et invite ses travailleurs à s’exprimer sur leurs conditions, alors évitons de sombrer dans le manichéisme! »

Andréa, préparatrice saisonnière à l’ensachage
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« Une saison à Kokopelli ou la fierté de mon premier contrat

J’ai été embauchée pour ma première saison chez Kokopelli au printemps 2016,,accueillie à l’association par Aline et Angelika (mes futures supérieures). Mon entretien d’embauche ainsi que leur briefing fut rapide, efficace et motivant. Elles ne me cachent pas que le rythme de travail durant la saison des semis chez Kokopelli est soutenu. Et qu’il est vital pour le bon fonctionnement de l’association qu’ils puissent compter sur la motivation des saisonniers. J’accepte.
Je commence trois jours après dans une ambiance accueillante et bienveillante de la part des autres à mon égard. Aline se charge de me former au poste de préparatrice de commandes. Ce travail me plaît. Je me réjouie d’être utile, d’apprendre,de rencontrer tout ces gens. Je m’intègre rapidement, je me sens à l’aise et très vite l’humour et les blagues s’installent dans la boutique. Nous travaillons ensemble.
Ananda me fais toujours rire. Sa présence détend l’atmosphère dans la boutique.  Je ris intérieurement lorsque je pense à mon patron passant les portes de l’association avec son chapeau de paille, le sourire jusqu’au oreilles: il revient de la ferme.
Ma première saison se termine trop vite. Tout le monde me dit au revoir et on me glisse plusieurs: « à bientôt j’espère… » Puis Aline et Angelika me proposent clairement de revenir pour la saison prochaine. En rentrant chez moi je ne peux m’empêcher de verser quelques larmes en songeant à cette aventure « Kokopellienne » ainsi qu’à tous ces nouveaux gens que j’avais rencontrés.
La saison suivante (printemps 2017 de fin Janvier à fin Mai) fut encore mieux. Mon poste évolue quelque peu, j’aide les nouveaux, je remplace Aline lorsque celle-ci s’absente: on me fait clairement confiance, mon travail et mon implication sont valorisés. Les liens se resserrent encore, je suis vraiment bien là-bas, si bien que mes heures supplémentaires s’accumulent!  Je suis au top!

Il est plus simple de détruire que de construire 

Puis on me parle de ce que tout le monde appellent « Le livre ». Personnellement  je n’appellerai pas ça un « livre » mais plutôt un joli ramassis de bêtises pour rester polie. Je parle bien sur de « Nous n’irons plus pointer chez Gaïa, jour de travail chez Kokopelli ».
Je l’ai lu, puis j’ai su. J’ai ris, beaucoup ris en fait. Mai j’ai également été saisie d’un élan de compassion pour Ananda. Les termes utilisés pour montrer les membre de la famille Guillet du doigt sont cruels. Ce « livre » n’ai en rien constructif. C’est un outil visant à détruire. Un acte faible écrit par des lâches.
Par ailleurs, j’ai eu la « chance » de rencontrer un de ses hippie-bobo pseudo révolutionnaire qui travaillait auparavant chez Kokopelli. Imbibé d’alcool et de colère (comme à chaque fois que je le vois) celui-ci tente de me provoquer en me posant des questions sur mon travail et ajoute qu’il va se faire une joie de taguer les nouveau locaux de l’association. (Pas très fut fut le bonhomme). Bref, révolutionnaire de comptoir.
Il n’y a ni scoop ni scandale chez Kokopelli. Et mon patron n’est pas un bourreau tyrannique. Bien entendu, chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais personnellement mon temps de travail au sein de l’association Kokopelli est toujours un plaisir (pour mon moral mais aussi pour celui de mon banquier car non, nous ne sommes pas payés « une misère »).   😉

J’ai confiance en l’avenir et je sais que la vérité triomphera. »

Johanna, préparatrice saisonnière
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« J’ai rejoint l’équipe Kokopelli, il y a maintenant 1 an. C’était alors une création de poste en tant que chargée de communication.
À mon entretien d’embauche, allergique au CDI et ne venant pas du coin (ma chère Alsace était un peu trop loin à mon goût), nous nous sommes mis d’accord pour commencer avec un CDD d’un an : s’ils étaient satisfaits de mon travail et moi de mon poste, on continuait l’aventure ensemble. Et me voilà un an après, en CDI et j’en suis ravie !

Je suis venue chez Kokopelli, car je souhaitais travailler pour une noble cause en accord avec mes convictions et mes valeurs. J’y ai trouvé tellement plus !

J’y ai rencontré des collègues au grand coeur avec qui je peux travailler, échanger et débattre en toute sérénité ! J’y ai découvert des projets passionnants sur lesquels travailler et où il y a encore tant à faire et à apporter !
J’y ai également trouvé un patron, qui me fait confiance, m’implique, m’explique et qui accepte quand je ne suis pas d’accord (et cela arrive assez régulièrement ! ).

En une année mon poste a beaucoup évolué, me voilà depuis 4 mois également en charge des partenariats et c’est aussi cela qui me stimule : le changement ! J’apprends beaucoup, j’évolue et j’espère sincèrement amener tout autant à l’association !

Alors bien sûr, certaines de mes tâches me plaisent plus que d’autres, certaines périodes sont plus compliquées que d’autres à gérer. Bien sûr que si j’allais pointer chez Nestlé, mon salaire serait beaucoup plus attractif (et encore je n’en suis pas certaine !), mais aucun poste n’est parfait et pour ma part c’est avec joie que je viens pointer tous les matins chez Kokopelli !

Fertilement,
Nit’Nit’ »

Anita, chargée de communication et des partenariats
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« Ayant été salariée à Kokopelli pendant un peu plus de 6 mois (21/09/16 – 31/03/17), je peux en conclure que ce fut une très bonne expérience que ce soit relationnellement ou professionnellement.
J’ai pu effectuer mon travail en toute autnomie ce qui m’a donné confiance en moi. Il y avait une très bonne ambiance et tout le monde se soutenait et se donnait un coup de main.
La bonne humeur était au Rendez-vous quotidiennement; le matin je me levais sans être décu de devoir me rendre sur mon lieu de travail. Les 6 mois sont passés très vite et m’ont permis d’apprendre beaucoup de choses!

J’espère donc refaire une saison à Kokopelli pour revivre une expérience similaire mais surtout pour continuer à faire évoluer cette association et ce mouvement d’autonomie. »

Lola, préparatrice saisonnière à l’ensachage
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« J’ai travaillé à Kokopelli en tant que saisonnier à l’ensachage pendant un mois.
Ca s’est très bien passé, je suis content de l’autonomie et de la confiance que l’on m’a donné.

Ce serait avec plaisir de re travailler dans cette association. »

Moïse, préparateur saisonnier à l’ensachage

 

 

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« Je travaille dans l’association Kokopelli depuis février 2016, sortant d’un CDI étudiant dans un supermarché.

Quand j’ai été embauché (à la base pour un CDD comme ensacheuse) j’ai été très agréablement surprise du fonctionnement et c’est pourquoi, lorsque l’on m’a proposé un CDI je n’ai pas réfléchi trop longtemps et ai accepté avec grand plaisir.
Quand je me lève le matin pour venir travailler, je me lève avec enthousiasme. Je suis heureuse de travailler pour cette association qui véhicule de belles valeurs d’humanité  autant sur le fond que sur la forme.

Et puis, si nous n’étions pas contents, pourquoi continuerions-nous à venir travailler et à défendre notre association ?
Nous sommes actuellement une dizaine d’employés à l’année, et chaque année le nombre augmente, pour moi, CA c’est un signe !
Les gens qui n’ont pas eu l’occasion de travailler dans d’autres structures ne peuvent pas comprendre la chance que l’on a de travailler ici ! »

Anaïs, préparatrice à l’ensachage
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« Un autre point de vue

Cela fait 4 ans que je vais pointer chez gaïa, j’ai rencontré la première année certains auteurs du livre récemment vendu notamment sur amazon « nous n’irons plus pointer chez gaÏa ». Je me souviens de cette ambiance nauséabonde dans l’ « open space » et dans laquelle un bon nombre d’employés avaient signé un contrat de saisonnier pour une durée de quelques mois.
L’endroit donnait l’impression d’un film ou certains comédiens ne connaissaient pas leur rôle les uns étaient là pour offrir leurs services en échange d’un salaire …les autres par engagement idéologique ou en réaction contre les méchants patrons. Pour les premiers la chose était simple.

Pour les seconds cela semblait plus complexe, je vous avouer qu’après 4 ans je n’ai toujours pas compris les nuances de leur présence.
Je me souviens par contre des crises fréquentes de personnes ayant peut-être fait l’erreur d’entrer dans une structure d’emploi qui ne correspondait pas à leur conviction et qui refusaient le fonctionnement en bloc par esprit de rebellions.

Kokopelli est une association, certes, mais reste soumise aux lois du travail, dans ce cas je me pose la question du pourquoi subitement, sous prétexte de travailler dans une asso les conditions devraient différer d’une entreprise conventionnelle et dans ce cas, pourquoi les protagonistes littéraires ont accepté leurs souffrances sans jamais remonter au prud’homme ? Y a t’il d’autres témoins actuels confirmant ces atroces conditions digne de négriers totalitaires ?

Quelques lignes pour rassurer le ministère du travail et par la même occasion celui de la santé, la mutuelle est obligatoire chez KOKOPELLI et on ne se soigne pas en jouant du tambour …mince, si cela s’avérait efficace… tant mieux .
Pour maintenant rassurer les autres, si l’arrivée de Kokopelli en Ariège ne s’est pas faite sans difficulté, les conditions actuelles sont pour mon cas plus que satisfaisantes.
Et si un combat contre le business et le non respect des travailleurs est lancé, merci de choisir les bonnes cibles.

Merci enfin de laisser tranquille ceux qui on décider de leur propre volonté d’accepter « un patron » qui leur permet d’aller pointer chez gaïa, et qui avec lui construisent un environnement de travail respectueux grâce aux réunions hebdomadaires. »

Raphaël, chargé des impressions et du tri des semences

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« Il y a 2 ans et demi, j’ai commencé à travailler au sein de l’association Kokopelli. Cela m’a permis de devenir «contemporaine »: c’est une façon pour moi de transformer de façon active et fertile le sentiment d’impuissance paralysant, face aux pratiques que l’agro-industrie exerce à cette époque, au détriment de la vie.
Agir pour la libération des semences et le maintien de la biodiversité : rien de plus pédagogique pour une maman que de montrer à ses 4 garçons que dans la vie il y a toujours possibilité d’agir POUR quelque chose. Car c’est le fait d’agir POUR qui fait avancer les choses !

Kokopelli est devenu beaucoup plus pour moi aujourd’hui : un endroit ou l’erreur est permise, où je peux prendre des responsabilités et grandir aussi bien personnellement que professionnellement. Un endroit où l’on tient compte de mon avis et où je peux contribuer à faire évoluer les choses.
Les valeurs humaines telles que l’entraide, le respect mutuel, la bienveillance, aussi bien entre collègues qu’avec le Président de l’association, le directeur technique et les chefs d’équipe sont des valeurs précieuses. Personnellement,  je ne me retrouve pas dans les témoignages du livre de Grimm. Au jour d’aujourd’hui, ce ne sont pas mes conditions de travail qui sont décrites dans ce livre et cela me fatigue d’avoir à m’en justifier. Quel dommage d’agir avec une telle ardeur CONTRE quelque chose qui, en plus, n’a rien a voir avec la réalité actuelle.
Bien sûr qu’il y a des périodes qui sont plus stressantes que d’autres mais c’est le propre d’une association qui a une activité saisonnière. Et à ces moments-là c’est notre fort esprit d’équipe qui nous fait surmonter les difficultés.
C’est avec beaucoup de plaisir, de fierté et de reconnaissance que je pointe chaque jour chez Kokopelli. »

Leentje, responsable de la campagne Semences Sans Frontières

 

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« L’amour de ma liberté, de la mobilité et la curiosité de toujours voir ce qu’il se fait ailleurs, sont les choses qui, jusqu’ici, ont fait de moi une saisonnière invétérée, convaincue que le seul contrat à durée indéterminée que je passerai ne serait qu’avec moi-même.

Aujourd’hui, ce qui me fait continuer l’aventure à Kokopelli en CDI, n’est certainement pas un renoncement de soi, mais c’est avant tout cette cause juste et engagée, qui défend des valeurs que je partage, et qui le fait avec un très grand sens humain. C’est aussi cet enthousiasme qui y règne au quotidien, de faire quelque chose de passionnant, avec des personnes passionnées. »

Mélanie, préparatrice à l’ensachage

 

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« J’ai travaillé pendant un mois et demi à Kokopelli (mars et avril 2017). L’accueil a été chaleureux. Lorsque je suis arrivée, une salariée permanente m’a présentée au reste de l’équipe. Elle m’a aussi expliquée le fonctionnement de Kokopelli et les tâches de chacun en me faisant visiter les locaux. J’ai ensuite pris mon poste en tant que préparatrice de commandes. On m’a exposé mes missions précisément. J’ai ressenti une bienveillance de la part de toute l’équipe, une ambiance détendue et joviale malgré, parfois, une cadence soutenue pour répondre aux nombreuses commandes des clients.  On m’a incité à poser des questions et je n’ai pas hésité à le faire. J’ai perçu de la disponibilité et de la patience chez mes collègues.

L’équipe de salariés permanents s’est montrée soucieuse du confort des saisonniers. Par exemple : le directeur a proposé aux personnes, faisant des commandes, de leur fournir des chaussures plus adaptées à leur poste qui consiste à rester debout et piétiner. Ananda GUILLET est une personne accessible, passionnée qui partage son savoir volontiers. J’ai aussi constaté son investissement et son engagement. Après son travail de bureau, il est souvent sur le terrain.

A la connaissance du livre « je n’irai plus pointer chez Gaïa » un sentiment d’incompréhension et d’injustice m’a traversé. J’ai constaté un réel décalage entre ce que j’ai pu lire et ce que j’ai vécu là-bas.   

Je n’hésiterai pas à retravailler à Kokopelli si l’occasion se présente. J’ai beaucoup apprécié cette expérience professionnelle et je conseille ce lieu de travail à mes amis et ma famille ! »

Emmy, préparatrice saisonnière

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« Ayant travaillé neuf mois au sein de Kokopelli, je souhaite témoigner spécifiquement des conditions de travail, et des relations instaurées entre collègues. Pour ma part, j’ai trouvé une grande disponibilité, un enthousiasme et de la flexibilité pour répondre à mes questions. Je n’ai jamais hésité à demander de l’aide, et perçu une volonté d’échange afin que tous soit écouté.

Je me suis senti respecté dans mon humeur et mon état physique. J’ai ressenti une ouverture à partager, à la fois, les petites routines du quotidien et les grandes interrogations qu’amène un choix de vie conscient.

 Je profite de ce message pour adresser mon soutien à toute l’équipe,

Voici mon court témoignage sur une expérience positive, et vous souhaite bon vent et à bientôt. »

Rémi, préparateur saisonnier

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Semis des Haricots

Légume aux qualités tant diététiques que gustatives, le haricot nourrit le sol du potager en même temps que le jardinier ! C’est encore le moment pour vos semis !
Voici quelques conseils pour vous lancer et mieux comprendre le genre Phaseolus au sein de la famille des Fabacées !

Description

Les haricots sont des plantes annuelles de la famille des Fabaceae et du genre Phaseolus. Ce genre comprend environ 55 espèces dont seulement 5 ont été domestiquées :

  • Les Phaseolus vulgaris
  • Les Phaseolus coccineus (Haricot d’Espagne)
  • Les Phaseolus lanatus
  • Les Phaseolus acutifolius
  • Les Phaseolus polianthus

Parmi elles, ce sont les Phaseolus vulgaris et coccineus les plus communément consommées. Au sein de ces deux espèces, on retrouve des caractéristiques similaires qui peuvent être liées au port de la plante ou à la manière dont ses fruits sont consommables. On distingue :

  • Les haricots nains :  à port érigé, plus ramifiés, ne dépassant pas plus de 50 cm.
  • Les haricots à rames : au port volubile, grimpants, ils atteignent parfois plus de 3 m de longueur et devront être tuteurés.
  • Les haricots mangetout : la gousse et la graine se mangent (tel que les haricots de type « haricot vert »).
  • Les haricots à écosser : seules les graines se mangent (tel que les haricots de type « haricot coco »).

« Reine des pourpres » phaseolus vulgaris

Le haricot est considéré comme une plante à autogamie préférentielle, c’est-à-dire qu’une seule plante suffit pour former une graine, mais qu’il peut également y avoir une pollinisation entre variétés de la même espèce (attention, les croisements entre espèces sont possibles, pour le genre Phaseolus, notamment entre coccineus et vulgaris). Dans ces conditions, si vous souhaitez garantir la pureté variétale des semences que vous produirez, nous préconisons un certain isolement entre les variétés :

  • 5 à 10 m entre deux variétés de haricots nains
  • 50 m minimum entre deux variétés de haricots à rames
  • 10 m minimum entre les haricots à rames et les haricots nains
  • 300 m entre les haricots à rame vulgaris et coccineus

 

Il est encore temps de semer vos haricots !

Le haricot est une plante annuelle qui aime la chaleur, il a un cycle de vie court, d’environ 3 mois. La période de semis débutera mi-mai et se prolongera jusqu’à mi-juillet, ceci offre la possibilité d’une récolte échelonnée. Pour la consommation, elle peut s’effectuer de mi-juillet à mi-septembre alors que pour la production de semences, on laissera les fruits sur la plante jusqu’à ce qu’elle soit sèche.

Il est essentiel de réserver des plantes qui soient exclusivement consacrées à la production de semences. En effet, il n’est pas du tout conseillé de consommer les haricots pendant une ou deux semaines et de ne garder que les semences produites en fin de croissance de la plante.


Nous vous présentons deux variétés de Phaseolus vulgaris !
Découvrez-les et accueillez-les dans vos potagers !

Haricot à écosser à rames « Borlotto »


Haricot à écosser à rames « Borlotto »

Cette variété ancienne originaire d’Italie produit de belles cosses de couleur jaune chamois tachetée de rouge offrant une texture tendre ainsi qu’une bonne saveur et contenant des grains de la même couleur.


taille fruit : 10 – 15 cm
forme : allongée
texture chair : tendre
taille plant : 200 – 300 cm
adaptabilité : humidité + chaleur
conservabilité : bonne

Haricot mangetout nain « La Victoire »

Haricot mangetout nain « La Victoire »

Cette variété ancienne, un peu plus tardive que “Contender” et adaptée à la culture d’arrière-saison, produit une abondance de gousses vertes offrant une texture tendre ainsi qu’une très bonne saveur.

taille fruit : 14 – 15 cm
forme allongée
texture chair : tendre
taille plant : environ 40 cm
adaptabilité : humidité / chaleur
conservabilité : bonne 


Comment semer les haricots ?

variété de Phaseolus coccineus en fleur

Le semis se fait généralement en pleine terre, mais peut éventuellement se faire en godet si vous êtes dans une région froide et humide. La veille de la mise en terre mettez les semences à tremper dans de l’eau tiède, la levée sera plus rapide.

  • Sol : réchauffé (15 à 20°C), humide et aéré
  • Exposition : ensoleillée
  • Profondeur du semis : 2 à 3 cm
  • Durée avant levée : environ 1 semaine

Semez 2 à 3 graines en poquets distants de 40 cm pour les variétés naines et 4 à 5 graines en poquets distants de 50 cm à 70 cm pour les variétés à rames.
Nous vous conseillons également de les buter après la levée.


Pour info : Sur certains de nos sachets de semences, vous retrouvez l’indication « semer en poquet ».
Cette technique de semis — qui peut s’effectuer à la fois en pleine terre et en godet— 
consiste à faire un petit trou (d’un diamètre maximum de 10 cm et de 1 cm à 3 cm de profondeur selon l’espèce) dans la terre et d’y déposer les semences.

Le semis en poquet est principalement conseillé pour les grosses graines. Les jeunes plants se maintiennent entre eux (très utile en cas de grand vent).


Ses plantes compagnes : carotte, chou-fleur, betterave, chou et concombre.
Les tagètes (ou oeillets d’Inde) ainsi que la sarriette protègent les haricots contre certains insectes.

À éviter : les plantes alimentaires des alliacées, comme les poireaux et les oignons.


Pour info : La particularité des plantes de la famille des Fabacées, aussi appelées légumineuses, est la symbiose qui peut se créer entre leurs racines et les bactéries du genre Rhizobium. Au contact de ces bactéries, la plante forme des nodosités (petits renflements) sur les racines, visibles à l’œil nu, qui vont offrir une niche écologique aux bactéries. La symbiose se traduit par le fait que la légumineuse fournit du carbone aux bactéries, qui en retour synthétisent l’azote atmosphérique et le transfèrent à la plante sous une forme assimilable, l’ammoniac. La bactérie rhizobia ne peut transformer l’azote qu’au sein des nodosités qui lui offrent un environnement pauvre en oxygène.

Ce sont bien les résidus des légumineuses qui sont plus riches en azote et qui contribuent à enrichir le sol en cet élément. Les cultures succédant aux légumineuses peuvent bénéficier indirectement de l’azote fixé par l’entremise des résidus laissés par la légumineuse.
Semer du haricot, du trèfle ou du mélilot dans vos jardins peut ainsi remplacer l’apport d’engrais et nourrit durablement les cultures gourmandes en azote. 


Variété de Phaseolus coccineus en graine

Il ne vous reste plus qu’à filer au potager !


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Semis des choux

Chou rouge « Marner Lagerrot »

Trop souvent mal aimé, le chou a pourtant tant de bienfaits ! C’est encore le moment pour vos semis de choux d’hiver.
Voici quelques conseils pour vous lancer et mieux comprendre la famille des Brassicacés !

Description

Arborescence des Brassicacea; source : Longo Maï

La famille des Brassicacés se divise en plusieurs espèces dont les plus communes sont :

– Brassica rapa avec par exemple les sous espèces variétales :

  • chinensis : le chou chinois  Pak Choy
  • var. pekinensis : le chou chinois Pe Tsai

– Brassica napus avec par exemple la sous espèce variétale :

  • vat. pabularis: le chou frisé sibérien

– Brassica oleracea qui se divise par exemple en 7 sous espèces variétales :

  • acéphala : le chou frisé (ou Kale)
  • capitala : le chou cabus, le chou rouge et le chou de milan
  • botrytis : le chou fleur
  • italica : le chou brocoli
  • gemmifera : le chou de Bruxelles
  • gougylodes : le chou-rave
  • alboglabra : le brocoli chinois, le Gai-lohn

Les brassicacés sont autostériles, c’est à dire que le pollen d’une plante ne peut féconder qu’une autre plante. On doit donc les cultiver en groupe. Afin de conserver une pureté variétale, il est conseillé d’isoler d’1 km deux variétés, quel que soit le type, car chaque variété peut s’hybrider.
Les brassicacés sont des plantes bisannuelles. La première année, la plante se développe un appareil végétatif — racines, tiges et feuilles — qui entre en dormance pendant les mois de froid. Au printemps ou à l’été suivant, la tige se développe fortement, forme des fleurs, des fruits, puis des graines pour finalement mourir.


Pour info : La composition du chou en fait un élément remarquable pour notre santé. Très peu calorique, il est caractérisé par sa grande richesse en vitamine C et autres éléments intéressants.

En usage externe, sous forme de cataplasme, le chou est un grand détoxifiant, notamment pour le nettoyage et la décongestion de plaies, contusions, infections ou autres engorgement. Sa capacité de régénération cutanée s’illustre dans le soin des brûlures, eczémas, gerçures ou engellures. Ses propriétés anti-inflamatoire s’exercent aussi sur les douleurs (rhumatismales, faciales, dentaires, sciatiques, …).

Cru ou cuit, très riche en vitamine C, très peu calorique et pauvre en glucides, il est l’allié de la minceur et de l’alimentation du diabétique. Il revitalise et rééquilibre l’organisme sur le plan général. Il possède des propriétés antioxydantes remarquables dont on connait l’action préventive sur le cancer, les maladies cardiovasculaires ou liées au vieillissement prématuré. 


Pourquoi semer les choux maintenant ?

Le cycle pour la production de semences des brassicacés dure une année complète. Vous pouvez semer à partir de mai pour que la pomme ne grossisse pas trop (on évite alors un fruit éclaté à la fin de l’hiver).

Durant la période estivale, la plante est en pleine croissance et on peut récolter de chou au début de l’hiver.
Lorsque l’hiver arrive, on entre donc dans la phase dite d’hivernation, qui consiste à conserver la tige, les racines, voir même la pomme, si vous ne l’avez pas consommée. En effet, certains jardiniers consomment la partie centrale du chou pour ne laisser que des rejets monter à semences. Il est cependant considéré de manière générale, que les semences produites par une plante de chou que l’on a laissé se développer naturellement vers le processus de floraison et de fructification sont de meilleure qualité que lorsque l’on a coupé la pomme.
Le repiquage des choux après l’hivernation s’effectue en mars pour laisser la floraison apparaître en mai.
Les semis sont définis en fonction des conditions climatiques, des méthodes d’hivernation et de la précocité des variétés : au printemps, nous semons les choux d’hiver et à la fin de l’été les choux de printemps. Il est donc encore temps de semer les choux pour cet hiver !


Connaissez vous le chou de Chine et le chou Brocoli Raab ?
Découvrez-les et accueillez les dans vos potagers !

Chou de Chine « Pak Choy à Tiges Blanches »

Chou de Chine « Pak Choy à Tiges Blanches »

Le Pak Choy est une variété de chou chinois qui fut introduite en Europe vers la fin du XIXe siècle. Ressemblant un peu aux cottes de bettes, ses feuilles sont consommées crues en salade ou cuites, de la même façon que les épinards. Cette variété produit une rosette très ouverte et non pommée, aux tiges blanches charnues et aux feuilles vertes brillantes offrant une très bonne saveur.

poids : 1,2 – 2,5 kg
taille : 30 – 40 cm
forme : non pommée
texture : charnue
adaptabilité: froid

conservabilité : Bonne

Chou Brocoli Raab « De Printemps »

Chou Brocoli Raab
« De Printemps »

Cette très ancienne variété est orginaire d’Italie. Elle possède les qualités de la moutarde et du brocoli. Les feuilles, les tiges et les boutons floraux se consomment crus ou légèrement cuits et offrent une saveur douce et amère à la fois.

 

taille fruit : 40 – 60 cm
taille du plant : 8 – 10 cm
forme : allongée
texture chair : ferme
adaptabilité : froid + humidité
conservabilité : Excellente


Semis de Chou de Chine « Pak Choy nain de Shanghai »

Comment effectuer son semis ?

  • Sol réchauffé (8 à 18°C)
  • profondeur du semis : 1 cm
  • durée avant levée : environ 1 semaine

Semez en pépinière, dans une terre très fine et toujours humide. Il est recommandé de porter une attention particulière à l’ensoleillement pendant la période de semis, car ceux-ci sont délicats.
Repiquez les jeunes choux lorsqu’ils ont 6 feuilles.
Malgré leur apparente robustesse, les plants de choux sont très fragiles. Il ne faut ni les invalider en cassant les feuilles, ni les éborgner en détruisant le bourgeon terminal, situé à l’extrémité de la tige.
Si vous souhaitez produire votre semence de choux, nous vous conseillons de prévoir 6 plants qui y sont dédiées. Celle-ci étant délicate, en général, seulement 1/3 des plants (dans ce cas-là, 2 sur 6), aboutissent.

Ses plantes compagnes : betterave, céleri, concombre, cornichon, pois et tomate (sauf pour le chou rouge).
La capucine, le souci et l’oeillet d’Inde permettent de les protéger des parasites.

À éviter : l’oignon

Il ne vous reste plus qu’à filer au potager !


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La pollinisation manuelle des cucurbitacées pour la production de semences

Si vous souhaitez vous lancer dans la production de semences, voici quelques conseils concernant celle des cucurbitacées, afin de vous garantir une pureté variétale, grâce à la pollinisation manuelle.

 

Description

Les cinq espèces les plus communément cultivées dans nos jardins sont les suivantes :

Arborescence des Cucurbitaceae; source : Longo Maï

  • Cucurbita Pepo
  • Cucurbita maxima
  • Cucurbita moschata
  • Cucurbita argyrosperma ou Cucurbita mixta
  • Cucurbita ficifolia

La courge est une plante monoïque, à savoir portant sur le même plant des fleurs mâles et femelles à des endroits différents.
La courge peut être autofécondée : une fleur femelle peut être fertilisée par du pollen provenant d’une fleur mâle de la même plante. Cependant, les fécondations croisées sont prédominantes : la fleur femelle est fertilisée par du pollen provenant de différentes plantes de la même variété ou d’une autre variété.
Ce sont les abeilles qui sont le principal vecteur de ces pollinisations croisées. En fonction des régions et des environnements, la distance d’isolement conseillée entre deux variétés de courges varie de 500 mètres à 1 kilomètre et même parfois plus, afin d’éviter l’hybridation inter-variétale.


Pour info : Lorsque la fleur femelle est fécondée, le fruit se développe, lorsque la fleur n’est pas fécondée à temps, le fruit s’étiole. On dit que la fleur coule ou que le fruit avorte.


Fleur mâle non épanouie

Fleur femelle non épanouie

Les fleurs mâles sont facilement reconnaissables car elles apparaissent au-dessus du feuillage au bout de longues tiges. Les fleurs femelles sont tout aussi facilement reconnaissables car à leur base se trouve le futur fruit, en fait l’ovaire, possédant déjà une forme bien définie.

Sur un plant de courge, les fleurs mâles apparaissent bien avant les fleurs femelles et elles sont bien plus nombreuses que ces dernières. On peut remarquer également que durant des périodes de très haute température, les fleurs mâles sont prédominantes. Ces dernières possèdent du pollen et du nectar, tandis que les fleurs femelles possèdent seulement du nectar. Elles ont une durée de vie très courte : elles s’épanouissent avant l’aube et se ferment définitivement en fin de matinée.

 L’importance de la pollinisation manuelle

Il est essentiel de prendre conscience que les pollinisations croisées ne peuvent se manifester qu’au sein de la même espèce. Il n’y a pas de fécondation croisée et donc d’hybridation naturelle possible entre les différentes espèces de Cucurbita si ce n’est une probabilité très réduite impliquant Cucurbita argyrosperma avec moschata et pepo sauvage. Pour résumer, les hybridations sont avant tout des hybridations inter‐variétales, au sein de chaque espèce et il n’y pas d’hybridation entre Cucurbita pepo, Cucurbita maxima, Cucurbita moschata et Cucurbita ficifolia.

Vous pouvez donc produire en pollinisation libre ses semences de courges dans votre potager à condition de ne cultiver qu’une variété par espèce, si ce dernier est isolé de façon satisfaisante du plus proche jardin produisant d’autre courges (perimètre d’1 km, ou 500 mètres si vous avez des barrières naturelles de type haies ou arbres).

Par contre, vous ne pouvez produire, du moins en pollinisation libre, des semences de courgettes vertes lorsqu’il y a dans le même jardin une autre variété de Cucurbita pepo, par exemple une variété de courgette jaune. En effet, les abeilles vont hybrider ces deux variétés de Cucurbita pepo et l’hybridation ne sera manifeste que la seconde année, lorsque les semences issues de ces deux variétés de courgettes seront mises en culture.


Pour info : Il est important de comprendre que l’hybridation prend place dans le « vrai fruit » qu’est la semence. Ce que nous mangeons, c’est la chair du « faux-fruit » qui est en fait un élargissement de l’ovaire. Les ovules ont été fécondés par du pollen transmis de la fleur mâle à la fleur femelle. Chaque ovule fécondé est devenu une semence. Lorsque l’ovule d’une variété est fécondé par du pollen émanant d’une autre variété (de la même espèce), il génère une semence dont les potentialités sont très différentes.


Comment s’effectue la pollinisation manuelle ?

Nous allons maintenant évoquer une technique de “pollinisation contrôlée” vous permettant de produire des semences de plusieurs variétés de la même espèce dans le même jardin sans tenir compte des distances d’isolement : la pollinisation manuelle.
Elle consiste à ligaturer le soir les fleurs mâles et femelles qui vont s’épanouir le lendemain matin. Parfois, les fleurs de certaines variétés ont l’extrémité de leurs pétales très légèrement ourlés, la veille de leur épanouissement. La ligature s’effectue à l’extrémité de la fleur. Nous utilisons tout simplement une pince à linge. Il est conseillé de ligaturer au moins trois fleurs mâles de différents plants pour chaque fleur femelle à polliniser, afin d’assurer la diversité génétique.
Dans les jardins accueillant un très grand nombre de plants de courges, il est pratique de signaliser les fleurs femelles ligaturées par un piquet coloré, par un morceau de ruban adhésif coloré collé sur la feuille située au-dessus, ou par tout autre moyen permettant de les retrouver facilement le lendemain. Il est également préférable de parcourir le jardin le lendemain selon le même parcours utilisé la veille et selon les mêmes directions, par exemple d’est en ouest. Les fleurs femelles ligaturées sont en effet plus faciles à repérer lorsque la direction du parcours de travail est la même, en raison de l’orientation naturelle des feuilles.

Étamines des fleurs mâles

Pollinisation manuelle

Le matin, les fleurs mâles sont cueillies, libérées de leur ligature et leurs pétales sont ôtés. La pince de la fleur femelle est ensuite délicatement enlevée. Si l’une ou l’autre fleur, une fois libérée de la ligature, ne s’épanouit pas totalement et naturellement, c’est qu’elle n’est pas « mature » : on ne peut donc pas l’utiliser pour le processus de pollinisation manuelle.
La pollinisation est effectuée en badigeonnant le pollen des fleurs mâles sur chaque partie du stigmate de la fleur femelle. Il faut être très vigilant car il arrive parfois qu’une abeille atterrisse en plein milieu du processus de fécondation. Ce dernier doit alors être abandonné en raison de l’intrusion d’un pollen étranger.
Lorsque la pollinisation s’effectue correctement, il faut refermer soigneusement la fleur femelle en l’entourant délicatement de ruban adhésif, de manière à ne plus laisser la possibilité aux insectes pollinisateurs — parfois très petits — d’entrer et de déposer le pollen d’une autre variété. Il ne faut pas oublier de fixer, de suite, du lien horticole autour du pédoncule de la fleur pollinisée afin de pouvoir reconnaître aisément en fin de saison les fruits qui auront été pollinisés manuellement. Le lien doit être assez lâche pour permettre au pédoncule de grossir sans problème.

 

Fleur femelle ligaturée

Il est conseillé d’effectuer cette pollinisation manuelle le plus tôt possible. En effet, les pollinisations manuelles effectuées en fin de matinée par saison très chaude ont très peu de chances d’aboutir dans la mesure où le pollen aura chauffé et fermenté et ne sera plus viable. Il ne faut pas oublier que, laissées à elles-mêmes, les fleurs se referment naturellement en milieu de matinée. Les pollinisations manuelles seront plus couronnées de succès lorsqu’elles sont effectuées au tout début de la phase de la fructification. Lorsqu’un fruit s’est déjà formé naturellement (à savoir par pollinisation d’insecte) sur une plante destinée à être pollinisée manuellement, il est fortement conseillé de cueillir ce fruit afin que le fruit pollinisé manuellement puisse bénéficier de toute la vigueur de la plante.

Pour une production de semences bénéficiant d’une bonne diversité génétique, il est recommandé de cultiver au minimum 6 plantes de chaque variété.


Pour info : Il existe certaines spécificités concernant les cucurbitacées, notamment pour les melons, les pastèques ou encore les concombres. Leurs fleurs, et donc leurs pistils étant plus petits, la pollinisation manuelle n’est pas aussi efficace. On constate en moyenne 10 à 15% de réussite pour les melons, 50 à 75% pour les pastèques et tout de même 85% pour les concombres.


Le cycle de fruit des cucurbitacées, pour arriver jusqu’à la graine est le même que pour une simple consommation du fruit, à l’exception des pâtissons et des courgettes pour lesquels il est essentiel de laisser grossir le fruit jusqu’à la fin du cycle de la plante. Pour plus de fertilité, il est conseillé de conserver les fruits dans un endroit sec et sombre au moins un mois après la récolte des fruits.

Il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans la belle aventure de l’autonomie semencière !


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Qualité des semences : tests de germination chez Kokopelli

Tests de germination chez Kokopelli

Test de germination de semences de basilic

À quoi servent-ils ?

Ces tests permettent de connaitre le potentiel germinatif d’un lot de semences dans des conditions favorables. Cette estimation nous permet de mettre à disposition des semences de qualité qui offriront des plants vigoureux et une levée la plus homogène possible. Vous pourrez alors, en toute confiance, ajuster les densités de semis en fonction de vos objectifs tout en limitant les pertes de semences.
Fort de son réseau d’une trentaine de producteurs professionnels et certifiés en bio, l’Association Kokopelli a très à cœur de proposer des semences irréprochables. Ainsi, un lot présentant un taux de germination inférieur à 90% pour les légumes et inférieur à 70% pour les fleurs, ne sera pas distribué et retournera à l’atelier de tri afin d’évincer les graines vides ou abimées qui ne germent pas. Un second test de germination sera réalisé afin de s’assurer de la qualité du lot obtenu.

Test de germination de semences de courgette

Comment réalisons-nous les tests ?

Des échantillons – de 50 à 100 graines – sont prélevés sur l’intégralité des lots reçus. Pour chaque test, on compte le nombre de semences utilisées, elles sont ensuite positionnées dans une boite de pétri sur un papier humidifié. Toutes les boites sont placées dans un incubateur qui contrôle la luminosité, l’humidité et la température. Tous les deux à trois jours les graines germées sont retirées et comptabilisées.
Certaines espèces ne germent pas dans ces conditions et sont donc testées en pleine terre. Le principe est le même, le nombre de semences testées est relevé et on comptabilise toutes les graines qui ont germé.
Ces méthodes nous permettent de suivre l’évolution de la germination de chaque lot au cours du temps afin d’obtenir un résultat fiable et précis.

Que faire si vos semences ne germent pas ?

Avant toute chose, vérifier que vos semences sont toujours en terre. Il arrive très fréquemment que les limaces et autres prédateurs mangent les jeunes pousses avant même que vous ne les ayez vus. Dans ce cas, vous ne retrouverez pas la semence ou alors simplement son enveloppe extérieure.
Si la semence est toujours présente dans le sol, vérifiez son état. Est-elle moisie ? Est-elle sèche ? S’est-elle fait grignoter ? Etc. Ces indicateurs peuvent vous aider à déterminer l’éventuelle cause du problème. Pensez également à suivre l’évolution de la température et de l’hygrométrie du lieu dans lequel sont réalisés vos semis (pour les semis en intérieur ou sous abris).
Si tout vous parait correct et que vous ne comprenez toujours pas la raison de l’échec, contactez-nous – contact@kokopelli-semences.fr – en nous précisant les conditions de semis et le N° de lot inscrit au dos du sachet. Nous procédons systématiquement à un nouveau test de germination à chaque doute. S’il s’avère que le lot à un taux de germination faible, nous vous renverrons un sachet, sinon nous essayerons de déterminer la cause de l’échec avec vous.

Des semences vivantes !

L’association Kokopelli, fer-de-lance de la lutte pour la préservation de la biodiversité cultivée, ne distribue aucun hybride F1, uniquement des semences vivantes et reproductibles. Si ces semences ne peuvent, et ne pourront jamais rivaliser avec l’homogénéité et la ponctualité de levée propre aux semences de l’industrie – qui sont par nature de véritables clones – elles vous permettront de retrouver votre autonomie semencière tout en vous offrant d’excellents légumes de qualité tant au niveau de leurs goûts que de leurs valeurs nutritionnelles.

Test de germination de semences d’haricot


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Retour sur la campagne Kokopelli, l’Arche de Quinoa

La campagne “l’Arche de Quinoa” touche bientôt à sa fin, marquée par le temps de la récolte. Revenons ensemble sur cette campagne et retrouvez quelques conseils pour bien récolter et consommer votre Quinoa.

Plus de 11 000 sachets de graines de quinoa distribués

Courrier transmis à tous les participants.

Courrier transmis à tous les participants.

En juin dernier, lorsque nous avons lancé la campagne “l’Arche de Quinoa” – afin, d’une part, de promouvoir l’autoproduction de cette graine nutritionnellement et botaniquement fabuleuse et, d’autre part, de dénoncer les différents scandales liés à sa production par l’industrie – nous ne nous attendions pas à un tel engouement de la part de nos sympathisants. En effet, vous avez été des milliers à participer avec plus de 11 000 sachets de graines de Quinoa distribués gratuitement sur toute la France !

L’une des motivations de cette campagne est de démontrer, par l’exemple, que la Quinoa peut s’adapter et croître un peu partout en France – ou sous d’autres climats tempérés. Les centaines de témoignages et de photos, que nous recevons présentement notamment sur le groupe Facebook “Kokopelli, l’Arche de Quinoa” témoignent de la réussite quasi-totale de cette campagne. Grâce à ce travail collectif, nous avons la preuve que nous pouvons arrêter d’importer (voler serait un terme plus approprié de par le prix payé aux paysans) la Quinoa de l’Altiplano Péruvien ou Bolivien afin de se consacrer à la création de petites filières locales. Nous avons également la preuve irréfutable qu’il n’est nul besoin de variétés très spécialement sélectionnées et brevetées pour produire localement de la Quinoa.

Merci et bravo !

Évolution de la Quinoa, photos réalisées par les participants de la campagne.

Évolution de la Quinoa, photos réalisées par les participants de la campagne.

La récolte de la Quinoa, quelques conseils…

Selon les régions, certains jardiniers on déjà récolté et trié (et parfois même gouté) leurs récoltes. Pour les autres, qui devront encore patienter un peu avant de récolter, voici quelques conseils :

Quinoa, photos réalisées par des participants de la campagne.

Quinoa, photos réalisées par des participants de la campagne.

– Tout d’abord, déterminez si vos semences sont mûres en frottant vigoureusement un petit bout de panicule prélevé sur un beau plant. De petites graines – blanches, jaunes, brunes ou noires selon la variété – vont normalement apparaitre (si ce n’est pas le cas, il se peut que les graines soient tombées ou que des oiseaux aient profité à votre place des nombreux bienfaits de la Quinoa). Si elles sont encore un peu laiteuses et molles, il faudra encore un peu de patience; si elles sont dures et craquantes sous la dent, alors elles sont mûres. Si vous avez une petite quantité de plantes, vous pouvez répéter l’opération pour chaque plante et récolter au fur et à mesure du mûrissement. Si vous avez beaucoup de plantes, vous pouvez repérer la couleur d’un panicule mûr et récolter en fonction de la couleur. Si vous avez un champ entier, alors vous récolterez au moment le plus propice. Attention, dans tous les cas, de ne pas laisser trop longtemps les panicules mûrs sur pied. En effet, les risques sont nombreux : oiseaux, rongeurs et, surtout, l’humidité qui peut provoquer la germination des graines sur le panicule. Il est parfois plus prudent de récolter un peu plus tôt et de laisser sécher les plantes au sec. À vous de juger.

Le fléau est utilisé pour le battage des céréales.

Le fléau est utilisé pour le battage des céréales.

– Une fois la récolte faite, il vous faudra battre les panicules. Vous pouvez les battre à l’ancienne – à l’aide d’un fléau – ou simplement en frappant les panicules (garder pour cela une bonne longueur de tige sous les panicules lors de la récolte) à l’intérieur d’une grande poubelle. La Quinoa, lorsqu’elle est sèche, produit une grande quantité de petits déchets végétaux et de poussières. Prévoyez donc un endroit aéré et un masque à poussière si vous êtes y sensible.

– Vous vous retrouvez donc avec une quantité non négligeable de déchets avec votre semence – le plus ennuyeux étant l’enveloppe (le battage ne suffit parfois pas à la détacher) restant obstinément autour de la graine. Les professionnels utilisent une machine qui “brosse” les semences contre un tambour afin de les libérer de cette enveloppe. À la maison, le même processus peut être réalisé à l’aide d’une brosse à poils plus ou moins durs et d’un tamis (la maille du tamis doit être plus petite que la taille des graines). En frottant vigoureusement les semences avec la brosse sur le tamis, vous réussirez à la fois à enlever l’enveloppe, mais vous éliminerez également une partie des fines particules qui passeront par les mailles du tamis.

– La dernière étape consiste à ventiler votre récolte afin de séparer définitivement les ultimes déchets du bon grain. Vous avez plusieurs possibilités mais celle que nous retenons comme la plus efficace est le compresseur et la soufflette progressive. Cette technique consiste à souffler votre récolte, placée au préalable dans une grande poubelle, en décrivant un mouvement circulaire avec la soufflette et en secouant à rythme régulier le conteneur. Cela aura pour effet de faire voler les déchets qui sortiront de la poubelle alors que les graines, plus lourdes, resteront au fond. Il est impératif d’avoir une soufflette progressive afin de pouvoir doser délicatement le débit d’air. Vous risquez sinon de perdre votre récolte ! Si vous n’êtes pas équipé d’un compresseur, vous pouvez également verser – petit à petit et avec un flux stable et continu – votre récolte d’un récipient à un autre devant un ventilateur. Si vous n’avez pas de ventilateur, votre dernière alternative reste la brise du soir, elle fera office de ventilateur !

Graines de quinoa, photo réalisée par un participant de la campagne.

Graines de quinoa, photo réalisée par un participant de la campagne.

Votre Quinoa est prête à être cuisinée. Mais avant de la consommer il faut, pour la plupart des variétés, laver les graines une ou deux fois afin d’enlever la couche protectrice qui contient des saponines. Si cette couche est impropre à la consommation, car très amère, elle n’est en réalité pas dangereuse pour l’être humain.

Encore merci à tous les participants, nous vous souhaitons une belle récolte !

Pour la libération de la Quinoa, la Chisyia Mama (la mère de toutes les graines en Quechua) !

Ananda pour Kokopelli

L'Arche de la Quinoa, dessin réalisé par Elysa Guillet.

L’Arche de la Quinoa, dessin réalisé par Elysa Guillet.


C'est grâce à notre propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, parrains et marraines, que nous maintenons une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges...