Archives mensuelles : octobre 2014

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Mort tragique d’un jeune botaniste sur la ZAD de Testet, dans le Tarn.

Nous tenons à témoigner aujourd’hui notre indignation face à la mort tragique d’un jeune botaniste tombé la nuit du samedi 25 sur la ZAD de Testet, dans le Tarn. Ce jeune homme aurait succombé à un tir de grenade. Une “exécution” probablement accidentelle mais non moins odieuse de la part des forces de “l’ordre” présentes pour défendre les intérêts d’une poignée d’agro-industriels.

Ce jeune homme aura passé sa dernière nuit à lutter pour la préservation d’une zone humide regorgeant de biodiversité sauvage et menacée par un projet de barrage strictement inutile, un de plus… Des millions d’arbres coupés, des centaines d’espèces “déplacées” et une vie humaine sacrifiée. Pourquoi ? Pour continuer encore et toujours plus loin dans l’absurdité de la monoculture nécessitant toujours plus d’eau, de pétrole, de fertilisants chimiques, de biocides, etc, pour subvenir aux énormes besoins des hybrides et autres clones de l’agro-industrie.

Après un tel drame qui peut encore parler de démocratie, de droit d’expression, de liberté ?

Un virage en direction de l’absurdité aveugle vient d’être franchi prouvant que les prédateurs psychopathes sont bel et bien au pouvoir, sous le couvert de divers partis politiques tous plus fumeux les uns que les autres.

Le gendarme, qui vient d’ôter la vie à un étudiant de 21 ans, sera probablement jugé, et l’histoire classée comme bavure policière. Mais, les vrais responsables de ce drame continuent de sévir dans l’ombre; ce ne sont jamais eux qui tiennent le flash-ball, jamais eux qui sont jugés.

Kokopelli soutiendra en semences, comme nous le faisons déjà pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, tout lancement de projets de potagers d’occupation, mais pour le moment nous appelons surtout à la mobilisation. Les résistants doivent être soutenus au maximum pour empêcher ce projet ridicule de continuer et de faire encore plus de dégâts.


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A quand la dissolution du GNIS?

Le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) est intervenu récemment, deux fois, relativement à l’arrêt de la Cour d’Appel de Nancy concernant le procès Kokopelli-Baumaux. Une première fois, le 25 septembre 2014, avec son communiqué de presse intitulé “Vente de semences : l’arrêt de la Cour d’Appel de Nancy clarifie la situation!”; une seconde fois, lors d’une conférence de presse à Paris, le 26 septembre 2014, au Pied de Cochon.  Le premier communiqué a, depuis lors, discrètement disparu du site officiel du GNIS, par un coup de baguette magique et virtuelle: faut-il en déduire que la situation de la vente de semences n’a pas été aussi clarifiée que cela par l’arrêt de la Cour d’Appel de Nancy? (Depuis la parution de notre communiqué, le GNIS a remis en ligne son communiqué avec une terminaison d’url 1379 qui prouve qu’il a été réinséré postérieurement à leur communiqué du 1er octobre dont l’url se termine par 1376!!).

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Les Multinationales des Nécro-technologies à l’assaut des Semenciers Industriels Africains

L’Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l’orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs – enregistrées dans le catalogue du GNIS – dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l’alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s’insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l’encontre de l’autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l’agrochimie n’ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu’en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l’Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d’installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d’origine, aucun nom de variété… Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d’épis! Il s’avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d’expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto – variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l’Inde qui en furent également les victimes.

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Monopole des Multinationales des Nécro-Technologies dans les Catalogues Nationaux du GNIS, Potagères et Grandes Cultures.

Nous complétons, dans ce dossier, le travail d’analyse que nous avons effectué et renouvelé depuis de nombreuses années, à savoir le décryptage du Catalogue National du GNIS afin de mettre en valeur que – contrairement aux mensonges éhontés du GNIS et des lobbies semenciers – il n’existe pas de centaines de petites et moyennes entreprises qui constitueraient le fleuron « innovateur » de l’Industrie Semencière Française.

Une poignée de multinationales possède la quasi-totalité des variétés enregistrées dans le Catalogue National Français tant dans le secteur des céréales et des oléagineux que dans le secteur des plantes potagères.

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C'est grâce à notre propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, parrains et marraines, que nous maintenons une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges...