Catégorie : Kokopelli

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Qualité des semences : tests de germination chez Kokopelli

Tests de germination chez Kokopelli

Test de germination de semences de basilic

À quoi servent-ils ?

Ces tests permettent de connaitre le potentiel germinatif d’un lot de semences dans des conditions favorables. Cette estimation nous permet de mettre à disposition des semences de qualité qui offriront des plants vigoureux et une levée la plus homogène possible. Vous pourrez alors, en toute confiance, ajuster les densités de semis en fonction de vos objectifs tout en limitant les pertes de semences.
Fort de son réseau d’une trentaine de producteurs professionnels et certifiés en bio, l’Association Kokopelli a très à cœur de proposer des semences irréprochables. Ainsi, un lot présentant un taux de germination inférieur à 90% pour les légumes et inférieur à 70% pour les fleurs, ne sera pas distribué et retournera à l’atelier de tri afin d’évincer les graines vides ou abimées qui ne germent pas. Un second test de germination sera réalisé afin de s’assurer de la qualité du lot obtenu.

Test de germination de semences de courgette

Comment réalisons-nous les tests ?

Des échantillons – de 50 à 100 graines – sont prélevés sur l’intégralité des lots reçus. Pour chaque test, on compte le nombre de semences utilisées, elles sont ensuite positionnées dans une boite de pétri sur un papier humidifié. Toutes les boites sont placées dans un incubateur qui contrôle la luminosité, l’humidité et la température. Tous les deux à trois jours les graines germées sont retirées et comptabilisées.
Certaines espèces ne germent pas dans ces conditions et sont donc testées en pleine terre. Le principe est le même, le nombre de semences testées est relevé et on comptabilise toutes les graines qui ont germé.
Ces méthodes nous permettent de suivre l’évolution de la germination de chaque lot au cours du temps afin d’obtenir un résultat fiable et précis.

Que faire si vos semences ne germent pas ?

Avant toute chose, vérifier que vos semences sont toujours en terre. Il arrive très fréquemment que les limaces et autres prédateurs mangent les jeunes pousses avant même que vous ne les ayez vus. Dans ce cas, vous ne retrouverez pas la semence ou alors simplement son enveloppe extérieure.
Si la semence est toujours présente dans le sol, vérifiez son état. Est-elle moisie ? Est-elle sèche ? S’est-elle fait grignoter ? Etc. Ces indicateurs peuvent vous aider à déterminer l’éventuelle cause du problème. Pensez également à suivre l’évolution de la température et de l’hygrométrie du lieu dans lequel sont réalisés vos semis (pour les semis en intérieur ou sous abris).
Si tout vous parait correct et que vous ne comprenez toujours pas la raison de l’échec, contactez-nous – contact@kokopelli-semences.fr – en nous précisant les conditions de semis et le N° de lot inscrit au dos du sachet. Nous procédons systématiquement à un nouveau test de germination à chaque doute. S’il s’avère que le lot à un taux de germination faible, nous vous renverrons un sachet, sinon nous essayerons de déterminer la cause de l’échec avec vous.

Des semences vivantes !

L’association Kokopelli, fer-de-lance de la lutte pour la préservation de la biodiversité cultivée, ne distribue aucun hybride F1, uniquement des semences vivantes et reproductibles. Si ces semences ne peuvent, et ne pourront jamais rivaliser avec l’homogénéité et la ponctualité de levée propre aux semences de l’industrie – qui sont par nature de véritables clones – elles vous permettront de retrouver votre autonomie semencière tout en vous offrant d’excellents légumes de qualité tant au niveau de leurs goûts que de leurs valeurs nutritionnelles.

Test de germination de semences d’haricot


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Retour sur la campagne Kokopelli, l’Arche de Quinoa

La campagne “l’Arche de Quinoa” touche bientôt à sa fin, marquée par le temps de la récolte. Revenons ensemble sur cette campagne et retrouvez quelques conseils pour bien récolter et consommer votre Quinoa.

Plus de 11 000 sachets de graines de quinoa distribués

Courrier transmis à tous les participants.

Courrier transmis à tous les participants.

En juin dernier, lorsque nous avons lancé la campagne “l’Arche de Quinoa” – afin, d’une part, de promouvoir l’autoproduction de cette graine nutritionnellement et botaniquement fabuleuse et, d’autre part, de dénoncer les différents scandales liés à sa production par l’industrie – nous ne nous attendions pas à un tel engouement de la part de nos sympathisants. En effet, vous avez été des milliers à participer avec plus de 11 000 sachets de graines de Quinoa distribués gratuitement sur toute la France !

L’une des motivations de cette campagne est de démontrer, par l’exemple, que la Quinoa peut s’adapter et croître un peu partout en France – ou sous d’autres climats tempérés. Les centaines de témoignages et de photos, que nous recevons présentement notamment sur le groupe Facebook “Kokopelli, l’Arche de Quinoa” témoignent de la réussite quasi-totale de cette campagne. Grâce à ce travail collectif, nous avons la preuve que nous pouvons arrêter d’importer (voler serait un terme plus approprié de par le prix payé aux paysans) la Quinoa de l’Altiplano Péruvien ou Bolivien afin de se consacrer à la création de petites filières locales. Nous avons également la preuve irréfutable qu’il n’est nul besoin de variétés très spécialement sélectionnées et brevetées pour produire localement de la Quinoa.

Merci et bravo !

Évolution de la Quinoa, photos réalisées par les participants de la campagne.

Évolution de la Quinoa, photos réalisées par les participants de la campagne.

La récolte de la Quinoa, quelques conseils…

Selon les régions, certains jardiniers on déjà récolté et trié (et parfois même gouté) leurs récoltes. Pour les autres, qui devront encore patienter un peu avant de récolter, voici quelques conseils :

Quinoa, photos réalisées par des participants de la campagne.

Quinoa, photos réalisées par des participants de la campagne.

– Tout d’abord, déterminez si vos semences sont mûres en frottant vigoureusement un petit bout de panicule prélevé sur un beau plant. De petites graines – blanches, jaunes, brunes ou noires selon la variété – vont normalement apparaitre (si ce n’est pas le cas, il se peut que les graines soient tombées ou que des oiseaux aient profité à votre place des nombreux bienfaits de la Quinoa). Si elles sont encore un peu laiteuses et molles, il faudra encore un peu de patience; si elles sont dures et craquantes sous la dent, alors elles sont mûres. Si vous avez une petite quantité de plantes, vous pouvez répéter l’opération pour chaque plante et récolter au fur et à mesure du mûrissement. Si vous avez beaucoup de plantes, vous pouvez repérer la couleur d’un panicule mûr et récolter en fonction de la couleur. Si vous avez un champ entier, alors vous récolterez au moment le plus propice. Attention, dans tous les cas, de ne pas laisser trop longtemps les panicules mûrs sur pied. En effet, les risques sont nombreux : oiseaux, rongeurs et, surtout, l’humidité qui peut provoquer la germination des graines sur le panicule. Il est parfois plus prudent de récolter un peu plus tôt et de laisser sécher les plantes au sec. À vous de juger.

Le fléau est utilisé pour le battage des céréales.

Le fléau est utilisé pour le battage des céréales.

– Une fois la récolte faite, il vous faudra battre les panicules. Vous pouvez les battre à l’ancienne – à l’aide d’un fléau – ou simplement en frappant les panicules (garder pour cela une bonne longueur de tige sous les panicules lors de la récolte) à l’intérieur d’une grande poubelle. La Quinoa, lorsqu’elle est sèche, produit une grande quantité de petits déchets végétaux et de poussières. Prévoyez donc un endroit aéré et un masque à poussière si vous êtes y sensible.

– Vous vous retrouvez donc avec une quantité non négligeable de déchets avec votre semence – le plus ennuyeux étant l’enveloppe (le battage ne suffit parfois pas à la détacher) restant obstinément autour de la graine. Les professionnels utilisent une machine qui “brosse” les semences contre un tambour afin de les libérer de cette enveloppe. À la maison, le même processus peut être réalisé à l’aide d’une brosse à poils plus ou moins durs et d’un tamis (la maille du tamis doit être plus petite que la taille des graines). En frottant vigoureusement les semences avec la brosse sur le tamis, vous réussirez à la fois à enlever l’enveloppe, mais vous éliminerez également une partie des fines particules qui passeront par les mailles du tamis.

– La dernière étape consiste à ventiler votre récolte afin de séparer définitivement les ultimes déchets du bon grain. Vous avez plusieurs possibilités mais celle que nous retenons comme la plus efficace est le compresseur et la soufflette progressive. Cette technique consiste à souffler votre récolte, placée au préalable dans une grande poubelle, en décrivant un mouvement circulaire avec la soufflette et en secouant à rythme régulier le conteneur. Cela aura pour effet de faire voler les déchets qui sortiront de la poubelle alors que les graines, plus lourdes, resteront au fond. Il est impératif d’avoir une soufflette progressive afin de pouvoir doser délicatement le débit d’air. Vous risquez sinon de perdre votre récolte ! Si vous n’êtes pas équipé d’un compresseur, vous pouvez également verser – petit à petit et avec un flux stable et continu – votre récolte d’un récipient à un autre devant un ventilateur. Si vous n’avez pas de ventilateur, votre dernière alternative reste la brise du soir, elle fera office de ventilateur !

Graines de quinoa, photo réalisée par un participant de la campagne.

Graines de quinoa, photo réalisée par un participant de la campagne.

Votre Quinoa est prête à être cuisinée. Mais avant de la consommer il faut, pour la plupart des variétés, laver les graines une ou deux fois afin d’enlever la couche protectrice qui contient des saponines. Si cette couche est impropre à la consommation, car très amère, elle n’est en réalité pas dangereuse pour l’être humain.

Encore merci à tous les participants, nous vous souhaitons une belle récolte !

Pour la libération de la Quinoa, la Chisyia Mama (la mère de toutes les graines en Quechua) !

Ananda pour Kokopelli

L'Arche de la Quinoa, dessin réalisé par Elysa Guillet.

L’Arche de la Quinoa, dessin réalisé par Elysa Guillet.


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Quinoa: le bio-piratage au coeur de l’Anjou

 

Avant-Propos

Les objectifs primordiaux – et déclarés – de cet article sont de mettre en exergue certaines pratiques commerciales dans le secteur de la production et de la distribution de la quinoa bio – que cela soit la quinoa bio Bolivienne ou la quinoa bio produite en France, sous licence – et tout simplement de susciter une campagne internationale mettant fin à toute attribution de brevets – et autres COVs selon le jargon pathologique et insensé de la Matrix agricole biocidaire – sur cette espèce alimentaire, emblématique des Peuples Andins, qu’est la Quinoa, la Chisiya Mama. Les Peuples Andins ont été martyrisés depuis 500 ans par la Peste Occidentale: ne pourrait-on pas leur laisser au moins la Quinoa – symboliquement?

Chez Kokopelli, nous protégeons le domaine public depuis 23 ans. Mais “domaine public” ne signifie pas que les variétés de Kokopelli soient tombées du ciel. Une grande partie des variétés nouvelles – et en pollinisation ouverte – que nous distribuons, sont issues des travaux de chercheurs géniaux tels que Mushroom, Tom Wagner, Frank Morton, etc, etc. Ces agronomes/paysans ont fait don de leur travail de créations variétales au domaine public – et c’est le cas de très nombreuses, mais pas toutes, nouvelles variétés sélectionnés par les universités US.

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C'est grâce à notre propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, parrains et marraines, que nous maintenons une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges...