Que ton Aliment soit ta Première Médecine! Les Qualités Médicinales des Pastèques – dont aphrodisiaques – et, plus particulièrement, de leurs semences

Sommaire

Les Consommateurs ont Succombé au Syndrome de la Mini-Pastèque sans Graines… même dans l’Agriculture Biologique Industrielle 

Les Pastèques sans Graines: une abomination génétique, un non-sens agronomique et un facteur d’érosion de la diversité cultivée

Les Pastèques dans la Nutrition et les Médecines Traditionnelles de l’Afrique

Les Pastèques dans la Médecine Traditionnelle Chinoise

Les Pastèques dans les autres Médecines Traditionnelles

La Belle Histoire des Usages Alimentaires, Médicinaux, Culturels et Rituels, de la Pastèque, chez les Peuples Amérindiens

Les Propriétés Médicinales de la Pastèque selon les Investigations Pharmacologiques

La Pastèque est un Aphrodisiaque Réputé!

La Pastèque constitue la Source la plus Riche de Citrulline

Certaines Pastèques Contiennent plus de Caroténoïdes que les Tomates

Autres Composants Nutritionnels et Médicinaux de la Pastèque

Qualités Médicinales d’Autres Espèces de Pastèques

Variété, très traditionnelle, de Pastèque à confiture

La Pastèque, Citrullus lanatus, est l’une des 7 espèces (acceptées par le Jardin Botanique de Kew) du genre Citrullus dans la Famille des Cucurbitacées.

Les plus antiques vestiges iconographiques, de Pastèques “domestiquées”, datent, en Egypte, de 2500 ans avant EC. Quant aux vestiges archéobotaniques de Pastèques, les plus anciens datent, environ de 4000 ans avant EC, en Libye, et appartiennent, vraisemblablement, à l’espèce Citrullus mucospermus. [11]

Aujourd’hui, la Pastèque, Citrullus lanatus, est l’une des cultures les plus répandues puisqu’elle occupe 7% des surfaces maraichères de par le monde. C’est en fait l’espèce la plus cultivée, au monde, dans la Famille des Cucurbitacées.

En France, la Pastèque est très peu cultivée puisque l’approvisionnement est assuré, à près de 90% par des importations, principalement d’Espagne et du Maroc, mais elle est, très peu consommée, en réalité – par rapport à d’autres pays.

Les Consommateurs ont Succombé au Syndrome de la Mini-Pastèque sans Graines… même dans l’Agriculture Biologique Industrielle

Rappelons, tout d’abord, que la Pastèque, de l’espèce Citrullus lanatus, possède une forte inclination (un euphémisme!) à produire de gros, ou très gros, fruits: allant, très aisément, jusqu’à 30 kgs…

Aujourd’hui, a contrario de ces compétitions de Pastèques géantes, les consommateurs Français sont en train de sombrer dans le syndrome de la Pastèque “mini” (de 1 à 3 kgs) dite “sans pépins” – à savoir sans semences, sans graines – et de préférence à l’épiderme presque noir. Il s’agit de variétés, produisant des fruits parthénocarpiques, qui ont été obtenues à la suite de la découverte par Kihara (en 1951) selon laquelle les Pastèques tétraploïdes sont, pour la plupart, dépourvues de semences.

En France, l’Agriculture dite Biologique – de type industriel – a, également, cédé au syndrome de la mini-pastèque “sans pépins” ou à “micro-pépins”. D’ailleurs, le GRAB précise bien, à ce sujet, que: «Les variétés conseillées sont uniquement disponibles en semences conventionnelles non traitées, donc utilisables sur demandes de dérogation (les variétés disponibles en graines biologiques sont uniquement des variétés populations à gros calibre (plus de 5 kg)». [97] 

Le GRAB propose, même, une variété avec de vraies semences et une chair jaune, “Letosun” – de type “Sugar Baby” – mais il s’agit, bien évidemment, d’un hybride F1 non reproductible! Le GRAB conseille, même, d’avoir recours à des variétés greffées! Tout va mieux? 

Semences rouges de Pastèque

Les Pastèques sans Graines: une abomination génétique, un non-sens agronomique, nutritionnel et thérapeutique, et un facteur d’érosion de la diversité cultivée

En France, selon le GRAB: «Il est conseillé de choisir des variétés à micro-pépins car elles ne nécessitent pas de pollinisateur; en effet, les variétés sans pépins doivent être associées à des plantes pollinisatrices (20 à 25%) à floraison synchrone, d’une variété commerciale à micro-pépins (1 rang/4 ou 5 rangs) ou d’une variété pollinisatrice spécifique, comme SP7/Syngenta (ex. : 1 plante toutes les 4 plantes), mais dont les fruits ne sont pas comestibles». 

Question. Les consommateurs sont-ils conscients que la production de leurs Pastèques préférées (ou imposées par l’agro-industrie) dites, “sans pépins”, nécessite de cultiver 20% de plantes dont les fruits ne sont pas consommés? 

Question. Les consommateurs sont-ils conscients que la production quasi-exclusive, de Pastèques “sans pépins”, requiert une technologie très avancée afin de proposer, aux maraichers, des semences (très souvent fragiles) capables de produire des fruits qui eux-mêmes seront exempts de semences?

Production de Pastèques Triploïdes. Source de l’illustration: Revue Nature. [122]

Question. Les consommateurs sont-ils conscients que la production quasi-exclusive, de Pastèques “sans pépins”, constitue un facteur considérable, et aggravant, de la perte de la biodiversité cultivée?

Pourquoi? Parce que les variétés de la multinationale criminelle, Syngenta, “Sirius” et “Fascination” sont issues de “Crimson Sweet”; “Master” est issue de “Charleston Grey”; “Dorin” est issue de “Sugar Baby”; “Bibo” est issue de “Jubilee”. 

Il en est de même des autres semenciers Européens (Rijk Zwaan, Volz, Prosem, BASF, etc) qui proposent des variétés “sans pépins” et, également, “à micro pépins”:  “Conguita” et “Vanessa” sont issues de “Sugar Baby”; “Hiromi”, “Pépita”, “Ménina” et “Pilar” sont issues de “Jubilee”; “Orininja”, “Gatinho”, “Balos” et “Nikas” sont issues de “Crimson Sweet”. 

Cela signifie que les variétés parentes de la majorité des variétés dites “sans pépins”, aujourd’hui, en France, sont issues de, seulement, 4 variétés – à savoir, “Sugar Baby”, “Charleston Gray”, “Jubilee” et “Crimson Sweet”. 

Mais la situation, de la base génétique cultivée des Pastèques, est encore pire que cela dans la mesure où ces trois dernières variétés partagent, quasiment, de la même génétique. Pourquoi? Parce que les parents de “Charleston Gray” et de “Jubilee” sont les mêmes et parce que “Crimson Sweet” a pour parent “Charleston Gray”.

Il en de même avec les “prétendues 200 variétés” de Nunhems/BASF: toutes ses “variétés” sont issues des mêmes lignées: “Sugar Baby”, “Crimson Sweet”, “Jubilee” et “Allsweet”. [116]  [117]

En conclusion, la majorité des variétés de Pastèques, dites “sans pépins”, qui sont consommées, aujourd’hui – en France, et partout ailleurs, en fait – sont issues, majoritairement, du type “Charleston Gray” et, minoritairement, du type “Sugar Baby”.

Il s’agit d’un énorme problème d’érosion des ressources génétiques de l’espèce Citrullus lanatus. En France, le ministère de l’agriculture propose une page “Pastèques” en évoquant l’existence de 480 variétés de Pastèques! Sans plaisanter? Où sont-elles? [112]

Aux USA, un groupe dénommé “Cucurbit Genetics Cooperative” présente, sur leur site web, une liste impressionnante de près de 600 variétés (en pollinisation ouverte tout autant qu’hybrides F1) avec leur histoire et leur géniteurs. [113]  [114] Où sont-elles sur le marché US?

Toujours aux USA, le ministère de l’agriculture possède une banque de ressources génétique de Pastèques en contenant 1600 lignées: variétés traditionnelles et modernes, écotypes sauvages, populations provenant d’Afrique, d’Asie, etc. [115] Où sont-elles sur le marché US?

Aujourd’hui, les agronomes, généticiens, semenciers et obtenteurs tirent la sonnette d’alarme: ils doivent, en effet – toujours et sans cesse – créer de nouvelles variétés, adaptées à une culture hyper-industrielle, résilientes eu égard aux aléas climatiques (ou dénommés tels), mais, surtout, résistantes à toutes les nouvelles pathologies induites par la destruction des sols et l’usage criminel des fertilisants de synthèse et des biocides en tous genres archi-toxiques. [120]

D’ailleurs, la Revue Horticulturae prépare, pour une publication prochaine, un numéro spécial consacré aux ressources génétiques des Pastèques, “Ressources génétiques et amélioration génétique de la Pastèque et du Melon”. [119] Selon leur présentation: «L’amélioration génétique et les ressources en matériel génétique de la pastèque et du melon revêtent une grande importance. L’amélioration vise à répondre aux attentes des consommateurs en améliorant la qualité des fruits et leur durée de conservation, contribue à renforcer la résistance aux maladies et aux ravageurs, et favorise l’adaptation au changement climatique. Cependant, la diversité génétique des variétés cultivées est limitée en raison d’un pool génétique restreint et de la perte de matériel génétique sauvage. »

En France, c’est l’Association Kokopelli qui maintient le Flambeau des Pastèques, avec de bonnes semences authentiques, avec la plus belle gamme, au monde, en “bio”, de variétés traditionnelles – et reproductibles: plus d’une trentaine dont certaines sont commentées dans cette présente monographie: “Sugar Baby”, “Crimson Sweet”, “Orangeglo”, Early Moonbeam”, “Desert King”, “Sweet Siberian”, ‘’Verona’’, “Jubilee”… [108]

En conclusion, la Mafia industrielle, qui contrôle l’alimentation mondiale, a réussi le tour de force d’éliminer la quasi-totalité des ressources génétiques traditionnelles des Pastèques…

… tout en éliminant le vecteur naturel de leur reproduction: les semences… au prétexte qu’elles seraient une “nuisance” pour les consommateurs… alors que les semences de Pastèque en constituent les éléments les plus nutritionnels et médicinaux! Que demande le Peuple?

Les Pastèques dans la Nutrition et les Médecines Traditionnelles de l’Afrique

Selon l’ouvrage, “La Pharmacopée Marocaine Traditionnelle”, (page 264): «Partout au Maroc, la pulpe de Pastèque est considérée comme rafraîchissante, diurétique et purgative. Les graines passent pour avoir des propriétés vermifuges… A Marrakech, les graines de Pastèques, comme les graines de Melons, sont pilées dans un mortier avec un peu d’eau et de l’eau de fleurs d’oranger. Après filtrage sur une mousseline, on obtient une boisson laiteuse, rafraîchissante et de goût agréable. Avec l’écorce de Pastèque, les Juifs Marocains faisaient une confiture.»

Selon le pharmacien et botaniste Français, Emile Perrot (1867-1951), «A Tombouctou et dans le Sahel, les graines des variétés douces et amères représentent un complément alimentaire de valeur. En raison de leur richesse en lipides, elles sont utilisées, notamment, pour assaisonner les haricots niébé. En Mauritanie, au Mali et au Sénégal, on extrait l’huile de ces graines qui est utilisée dans l’alimentation sous le nom d’huile de beref.»

Selon l’explorateur et botaniste Allemand, Maximilian Friedrich Wilhelm Quedenfeld (1851-1891): «Dans certaines régions du Maroc, les Berbères fabriquent, avec la Pastèque cultivée, une boisson fermentée. Pour cela, ils entaillent dans l’écorce une ouverture carrée; retirent un peu de pulpe pour faire de la place, introduisent quelques gouttes de miel; puis, rebouchent l’ouverture. Le fruit est alors enfoui dans un tas d’orge où il se réchauffe; au bout de 45 jours, la fermentation a détruit la pulpe et on peut retirer un liquide enivrant». 

Selon l’ouvrage, de 2014, “Handbook of African Medicinal Plants”, (page 409), Citrullus lanatus est utilisé, en Afrique, pour soigner le diabète.

En Namibie, le jus de Pastèque est fermenté afin de produire une boisson rafraîchissante et légèrement alcoolisée. En Namibie, également, une huile est extraite des semences de Pastèque pour des usages alimentaires, médicinaux et cosmétiques. [80]

Au nord du Soudan, les semences sont utilisées comme laxatif et pour traiter les brulures, les rhumatismes, la goutte, les enflements. [79]

Au Sénégal, la Pastèque est utilisée comme purgatif tandis qu’au Nigeria, elle est utilisée pour soigner les diarrhées et les gonorrhées. 

Au Zimbabwe, les semences sont utilisées pour traiter les diarrhées, l’hypertension et comme tonique. [69]

En Afrique du sud, les semences fermentées servent à confectionner un édulcorant dénommé, localement, “Ogiri”, ou bien elles sont cuites, dans une feuille de Pastèque, pour obtenir un autre édulcorant dénommé “Igbãlo”. [101]

En Afrique du sud, également, les racines de Pastèque sont utilisées, par les guérisseurs traditionnels, pour soigner les maux de tête. Elles sont réduites en poudre et consommées avec de l’eau, trois fois par jour.  Ces racines sont, également, utilisées par les guérisseurs (tels que ceux des Bapedi) pour soigner la tuberculose – en particulier, en synergie avec l’Aloe vera. [46]  

Dans certaines régions d’Afrique, l’écorce est coupée en tranches, séchée, cuite et consommée.

Les Pastèques dans la Médecine Traditionnelle Chinoise

La Médecine Traditionnelle Chinoise utilise principalement un type de Pastèque, dénommé “Sanbai”, qui possède une écorce, des semences, et de la pulpe, de couleur blanche. 

Selon l’ouvrage, “Chinese Medical Herbology and Pharmacology”, (pages 135 et 136), la Pastèque, “Xi Gua”, possède une capacité excellente d’éliminer la chaleur et l’humidité durant l’été. Elle est communément utilisée pour traiter les fluides corporels lésés par la chaleur de l’été – et induisant de l’irritabilité, de la soif et la dysurie. “Xi Gua” doit être utilisé avec précaution en cas de déficience de l’estomac et de la rate. 

Selon cet ouvrage, une autre préparation, “Xi Gua Pi”, est confectionnée à partir de l’écorce de la Pastèque “Sanbai”. Elle est utilisée pour traiter la dysurie et les ulcères de la bouche. 

Il est à noter que selon une étude Chinoise récente, de 2025, portant sur 3733 personnes âgées, la consommation de Pastèque, plusieurs fois par semaine, diminuaient les risques, de moitié, de développer un affaiblissement des capacités musculaires (sarcopénie) – en particulier, de par son très haut contenu en Citrulline, Lycopène, β-Carotène et Vitamines A et C.  [61]

En Chine, la Pastèque entre dans la composition d’un aliment fermenté à base de Soja. – qui est communément consommé dans certaines régions. Cette préparation contient, également, de la farine de blé, et des épices, et elle est fermentée à l’aide de souches de bactéries et de levures. [54]

Les Pastèques dans les autres Médecines Traditionnelles

Traditionnellement, la Pastèque a été utilisée pour ses propriétés médicinales  aphrodisiaques, diurétiques, anti-urolithiatiques, anti-diarrhéiques, ainsi qu’à l’encontre de la rougeole et des problèmes ophtalmiques. 

Dioscorides a écrit que la chair du “pepon” est facile à digérer et diurétique, et que l’écorce du “pepon” doit être appliquée sur le sommet de la tête d’un enfant souffrant d’un coup de chaleur. Second volume de “De Materia Medica” (année 70).

En Inde, selon la Médecine Traditionnelle Siddha, les semences de Pastèque sont utilisées comme vermifuge, tonique général et aphrodisiaque. Selon la Médecine Traditionnelle Ayurvédique, les semences de Pastèque sont utilisées comme    diurétique, rafraichissant et aphrodisiaque. [60]

A Pakistan, les semences de Pastèque sont utilisées pour traiter l’asthme et autres pathologies respiratoires ainsi que les maladies urinaires (entre autres, l”énurésie), gastro-intestinales, cardio-vasculaires. Elles sont, également, utilisées pour réduire les fièvres et comme aphrodisiaque. [30].  

Au Brésil, les semences de Pastèque sont utilisées pour les états débiles, pour la pneumonie, les fièvres, les rétentions urinaires, les diarrhées et comme aphrodisiaque [42]

En Argentine, les semences de Pastèques sont utilisées, par les migrants Guarani du Paraguay, pour traiter les ulcères et la rougeole. [85]

La Belle Histoire des Usages Alimentaires, Médicinaux, Culturels et Rituels, de la Pastèque, chez les Peuples Amérindiens

En fait de Réel, les Pastèques (ainsi que les Melons, le Blé et les Pêches) furent adoptées, et disséminées, très rapidement par de très nombreux Peuples Indigènes au nord du Mexique et au-delà – à savoir, dans ce que sont aujourd’hui, le Texas, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, etc – bien avant l’arrivée, dans ces régions des Colons Occidentaux. Pourquoi? A cause de leur extrême popularité! 

Il est à noter, par ailleurs, qu’il n’est, parfois, pas aisé de découvrir des vestiges archéologiques de graines de Pastèques chez tous ces Peuples du sud et du sud-est des USA. Pourquoi? Parce qu’ils avaient bien compris, eux aussi, que la graine de la Pastèque est archi nutritionnelle et thérapeutique. 

Sur le plan alimentaire, les Pastèques, ainsi que les Melons, furent d’autant plus rapidement adoptés, avec grand enthousiasme par les Peuples Indigènes qu’ils avaient l’habitude, depuis des milliers d’années, de cultiver diverses espèces de Courges – du genre Cucurbita – en compagnie de leurs Maïs et de leurs Haricots. 

Les Pastèques, ainsi que les Melons, furent adoptés non seulement sur le plan alimentaire et médicinal mais, également sur le plan culturel et rituel. 

Lors de la Révolte des Pueblo, en 1680, leur leader, Po’pay, enjoignit son peuple de respecter les traditions et les rites de leurs ancêtres, afin de «récolter de grandes quantités de Maïs, de Haricots, de Coton, de Courges et de Pastèques». Ce qui signifie que 160 années après l’arrivée de Cortez, au Mexique, certains Peuples Indigènes considéraient la Pastèque comme faisant partie de leur ressources alimentaires ancestrales – et de leurs ressources génétiques.  

En fait, selon le travail gigantesque de l’ethnologue US, Daniel Moerman, ce sont, principalement, toutes les pathologies rénales que les Peuples Amérindiens soignaient avec les semences de Pastèques. [123]

Les Peuples Cherokee utilisaient les semences de Pastèques, en décoction, pour traiter les pathologies rénales. De plus, leurs enfants mastiquaient les semences pour traiter l’énurésie. 

Les Peuples Chickasa utilisaient les semences de Pastèques, en pâte, pour traiter les problèmes d’hématurie, la présence de sang dans les urines. 

Les Peuples Iroquois utilisaient les semences et les racines de Pastèques, en décoction, pour traiter l’anurie, l’absence d’urines. 

Les Peuples Rappahannock utilisaient les semences, en décoction, pour traiter les calculs rénaux. 

Les Propriétés Médicinales de la Pastèque selon les Investigations Pharmacologiques

Selon les évaluation pharmacologiques modernes, la Pastèque possède des qualités médicinales diurétiques [59] et anti-urolithiatiques [13], anti-oxidantes [15], anti-hypertensives, anti-inflammatoires, anti-diabétiques, anti-cancers [1], anti-ulcères, anti-tumeurs, hypocholestérolémiques, anti-microbiennes [15], hépato-protectrices [109], néphro-protectrices, neuro-protectrices, anti-spasmodiques [30], anti-diarrhéiques [36], anti-paludiques, cardio-protectrices, anti-asthmatiques, anti-helminthiques [76].

Les semences de la Pastèque possèdent des propriétés médicinales analgésiques, anti-inflammatoires, diurétiques et anti-urolithiatiques, anti-oxydantes, hypotensives, cardio-protectrices, laxatives, anti-ulcératives, anti-diarrhéiques [36].

L’écorce de la Pastèque possède des propriétés médicinales analgésiques [8], néphro-protectrices [5]  [6], hépato-protectrices.

Une étude, de 2024, a mis en exergue les propriétés anti-microbiennes (et anti-oxydantes) des feuilles, pédoncules et écorces de la Pastèque à l’encontre de Salmonella typhi, Pseudomonas aeruginosa, Bacillus subtilis et Staphylococcus aureus.  [15] Selon une étude, de 2021, à l’encontre de Staphylococcus albus, Escherichia coli, Bacillus subtilis, Micrococcus luteus, Listeria innocua, Klebsiella oxytoca, Salmonella enterica, Shigella sonnei, Streptococcus thermophilus, Salmonella typhii. [47]

Selon les évaluations pharmacologiques modernes, la Pastèque possède des propriétés anti-cancer à l’encontre des cancers suivant: cervix, foie, poumons, prostate, épiderme, leucémie, reins, larynx, seins, colon. [26]  [31]  [37]  [48]

La Pastèque, également, confère une protection à l’encontre des radiations – en particulier sous l’action de la Citrulline. [57]  [58]

La Pastèque est un Aphrodisiaque Réputé!

Un certain nombre d’études ont mis en exergue les propriétés aphrodisiaques de la Pastèque (jus, semences, écorces) ainsi que sa capacité à renforcer le système de reproduction mâle et femelle.   

Ces diverses études valident la réputation de la Pastèque comme aphrodisiaque ainsi que le rapportent les diverses Traditions Médicinales de par le monde entier: Inde, Pakistan, Brésil, Cameroun, etc… [30]  [42]  [60]  [101]

Selon une étude, de 2003, une alimentation riche en Citrulline – dont la Pastèque contient un fort ratio – semble améliorer, chez le mâle, l’endurance sexuelle et les fonctions érectiles. L’action de la Citrulline est attribuée à sa capacité de libérer de l’oxyde nitrique, ce qui entraîne à son tour une augmentation du débit sanguin dans l’organisme – y compris au niveau du pénis. [81]

Sur le plan de la fertilité masculine, la Pastèque améliore la qualité du sperme, les capacités d’érection, l’équilibre redox et la fonction sexuelle. Elle augmente, également, la sécrétion de testostérone et de gonadotrophines. [100] 

Voici une série d’études, récentes, concernant ses qualités de promotion de la fertilité mâle:

“Effet du jus de Citrullus lanatus sur le sperme humain”. 2024. [88]

“Effets de la Pastèque (Citrullus lanatus) sur la fertilité masculine”. 2023. [76]

“Effets de l’extrait de graines de pastèque (Citrullus vulgaris) sur la spermatogenèse chez le rat”. 2013. Selon cette étude, la Pastèque améliore la spermatogenèse chez les rats. [64]

“Effet du jus de pastèque (Citrullus lanatus) sur le stress oxydatif dans les spermatozoïdes humains”. 2020. Selon cette étude, le jus de Pastèque protège le sperme humain à l’encontre du stress oxydatif. [66]

“Mécanismes moléculaires à l’origine des effets érectogènes de la lunamarine, un nutraceutique et nouvel inhibiteur de la PDE5 issu de la Pastèque (Citrullus lanatus). 2024. [99]

“Effets bénéfiques de l’extrait hydrométhanolique d’écorce de Citrullus lanatus (Pastèque) sur les paramètres séminaux, les hormones reproductives et le statut oxydatif testiculaire après administration de nicotine chez des rats Wistar mâles”. 2019. [43]

“Effets de la Pastèque (Citrullus lanatus) sur la fertilité masculine”. 2022.  Cette étude a mis en évidence le mécanisme par lequel la Pastèque améliore la fertilité masculine, puisqu’il a été démontré qu’elle améliorait la qualité du sperme, remédiait aux troubles de l’érection, optimisait l’équilibre redox testiculaire et favorisait la sécrétion de gonadotrophines. [55]

“La consommation alimentaire de Citrullus lanatus peut atténuer l’effet potentiellement stérilisant de l’extrait de graines de Carica papaya chez les rats mâles”. 2016. Selon cette étude, la consommation de Pastèques contrecarre l’effet de stérilité induit par les extraits de semences de Papaye. [73]

“Effet des extraits de graines de Citrullus lanatus sur la testostérone totale sérique chez le rat”. 2014. [70]

“Effets protecteurs de l’extrait éthanolique de semences de Citrullus lanatus sur les modifications des taux de testostérone, des paramètres testiculaires et des paramètres hématologiques induites par le chlorure d’aluminium chez un modèle expérimental de rat mâle”. 2021. Selon cette étude, l’extrait de semences de Citrullus lanatus, à base d’éthanol, a démontré un potentiel protecteur contre les effets nocifs de l’aluminium sur le système reproducteur masculin et l’hématologie chez un modèle expérimental de rats mâles. [75]

“Effets protecteurs de l’extrait aqueux de fruit de Citrullus lanatus sur les fonctions reproductives et l’activité antioxydante chez des rats Wistar mâles exposés à l’arsenic”. 2018. [65]

“Études sur la poudre brute, et l’extrait éthanolique, de semences de Citrullus lanatus : analyse phytochimique, effets sur l’hémogramme et certaines caractéristiques reproductives chez des rats albinos mâles”. 2018. [68]

“Potentiel d’un extrait méthanolique de graines de Citrullus lanatus (Pastèque) pour améliorer les paramètres spermatiques, les taux de testostérone et la cytoarchitecture testiculaire chez des rats albinos mâles exposés à l’acétate de plomb”. 2015. [98]

“Effet de l’extrait éthanolique d’écorce de Pastèque (Citrullus lanatus) sur le nombre de cellules de Leydig, de Sertoli et de cellules spermatogéniques chez le rat (Rattus norvegicus) exposé à la chaleur”. 2021. [83]

“Effet de l’extrait de chair de pastèque (Citrullus lanatus) sur le comportement sexuel des rats mâles”. 2014. [77]

Voici, maintenant, une série d’études, récentes, concernant ses qualités de promotion de la fertilité femelle: 

“Les extraits hydrométhanoliques de semences de Citrullus lanatus et la caféine ont amélioré les hormones reproductives et l’histologie ovarienne chez des rates intoxiquées à l’acétate de plomb”. 2016. [67]

“Potentiel de la Pastèque (Citrullus lanatus) pour préserver la stabilité oxydative du sperme de coq en vue de l’insémination artificielle”. 2021. Selon cette étude, le jus de Pastèque favorise les processus de fertilité dans le cas d’insémination artificielle chez les Gallinacés. [84]

“La prise de compléments alimentaires à base de jus de Betterave, de Pastèque et de Gingembre pourrait améliorer les résultats cliniques des cycles d’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes”. 2023. Selon cette étude, le jus de Pastèque, de Betterave et de Gingembre favorise les processus de fertilité dans le cas de procréation médicalement assistée. [63]

La Pastèque constitue la Source la plus Riche de Citrulline

La Citrulline est un acide aminé – non essentiel et non protéinogène – précurseur de l’arginine, qui possède un impact bénéfique sur le cycle de l’urée, la santé musculaire, la circulation sanguine et la vitalité générale et qui se caractérise, également, par des capacités anti-oxydantes. [82]  [90]  [91]  [92]  [93]  [94]  [95]

Selon une étude, de 2022: «La Pastèque est une source riche en L-citrulline, et sa consommation peut augmenter les taux plasmatiques de L-citrulline et de L-arginine, un substrat essentiel à la synthèse de l’oxyde nitrique. C’est pourquoi la consommation de Pastèque est largement recommandée pour améliorer la santé vasculaire chez les populations cliniques. » [96]

Dans la Famille des Cucurbitacées, la Citrulline est la plus abondante dans les Pastèques. Ainsi, une étude, de 2019, a mis en valeur des taux de Citrulline de 2,85 g/kg et 2,43 g/kg (en poids frais) respectivement, pour les variétés “Crimson Sweet” et “Dixielee”. [78]

Selon certaines études, la Citrulline se trouve, principalement, dans l’écorce de la Pastèque. [74] En fait, tout dépend des variétés et des analyses effectuées en poids frais ou en poids sec. 

Selon une étude, de 2005, la Citrulline variait de 3,9 mg/g à 28.5 mg/g (en poids sec)  et son ratio était similaire chez les variétés à semences et celles sans semences. Les Pastèques à chair rouge contenaient un peu moins de Citrulline que celles à chair jaune ou orange: 7,4 mg/g pour les rouges, 28,5 mg/g pour les jaunes et 14,2 mg/g pour les oranges (en poids sec). L’écorce contenait plus de citrulline que la chair en poids sec (respectivement 24,7 mg/g et 16,7 mg/g), mais un peu moins en poids frais (respectivement 1,3 mg/g et 1,9 mg/g). [89]

Certaines Pastèques Contiennent plus de Caroténoïdes que les Tomates

Une étude, de 2006, a analysé le contenu en Caroténoïdes de 50 variétés de Pastèques, à chair rouge – avec ou sans graines. La teneur en lycopène variait considérablement d’une variété à l’autre, allant de 33 à 100 mg/kg. La plupart des variétés hybrides à pépins présentaient des teneurs moyennes en lycopène. 16 des 33 variétés sans pépins affichaient des teneurs en lycopène élevées, voire très élevées. Le lycopène tout-trans était le caroténoïde prédominant (84% à 97%) dans tous les cultivars de Pastèque analysés par chromatographie liquide à haute performance, mais les ressources génétiques présentaient des différences quant aux quantités relatives de lycopène cis, de β-carotène et de phytofluène. [4]

Une étude, de 2006, a analysé le contenu en Caroténoïdes de diverses variétés de Pastèques possédant des couleurs de chair différentes:  [12]

Les variétés à chair rouge “Calsweet”, ‘‘Sugar Baby’’, ‘‘Bush Snakeskin’’, ‘‘Verona’’ et ‘’Dixielee’’,  contenaient, environ, 95% de lycopène et 5% de β-carotène. 

La variété, à chair rouge, “Crimson Sweet”, ne contenait que du lycopène et des traces de β-carotène.

La variété, à chair rouge-orange, “Malali”, contenait, principalement, du lycopène et, en moindre mesure, du β-carotène et du ξ-carotène.

Les variétés, à chair orange, “Orangeglo” et “Orange Flesh Tendersweet”, contenaient, principalement, du poly-cis-lycopène et, en ordre décroissant, du phytoène, du ξ-carotène et des traces de phytofluène et de β-carotène.

Les variétés, à chair jaune-saumon, “Yellow Crimson”, “Yellow Flesh Black Diamond”, “Golden Honey”, etc,  contenaient, principalement, du poly-cis-lycopène – mais en faible teneur – ainsi que des traces de β-carotène, de violaxanthine, de lutéine, de neurosporène, de zéacarotène. 

Les variétés, à chair jaune, “Early Moonbeam” et “Desert King”, ne contenaient que des traces de β-carotène et de lutéine.

La variété, à chair orange, “Sweet Siberian”, contient, principalement, du β-carotène et des traces d’autres caroténoïdes. Son taux global de caroténoïdes est de l’ordre de 5 à 10 fois moins que les variétés à chair rouge qui en contiennent le plus.

Les variétés à chair blanche ne contiennent aucun caroténoïde. Les variétés, à chair jaune-saumon, contiennent de 10 à 50 fois moins de caroténoïdes que les variétés à chair rouge qui en contiennent le plus.

Autres Composants Nutritionnels et Médicinaux de la Pastèque

En fonction des variétés, et des écotypes, la chair et le jus de la Pastèque contiennent un mélange de sucres sous forme de glucose et de sucrose (de 20 à 40%) ainsi que de fructose (de 30 à 50%). [71]

En fonction des variétés, et des écotypes, les semences de Pastèque contiennent, environ, de 15% à 28% de protéines et de 15% à 52% de lipides. [9]

Selon une étude de 2018 portant sur le type Chinois de Pastèque, dénommée “Sanbai”, l’huile de semences contenait 53% d’acide linoléique, 25% d’acide oléique et 14% d’acide palmitique. [2] Cette huile est, traditionnellement, utilisée pour la cuisine. 

Les semences de Pastèque contiennent des niveaux élevés de potassium, de calcium, de magnésium, de phosphore, de sodium et de zinc – en sus de fer, de manganèse et de cuivre.

En fonction des variétés, et des écotypes, les extraits de Pastèque (semences, écorces, etc) contiennent, également:

Des Flavonoïdes: Naringine, Rutine, Quercétine, Kaempférol, Catéchine, Epicatéchine, Orientine, Naringénine, Isovitéxine, Quercitrine, Apigénine, Lutéonine, Myricétine, etc. 

Des Acides Gras: myristique, palmitique, stéarique, arachidique, béhénique, lignocérique, oléique, linoléique. [110]

D’autres Acides Phénoliques: coumarique, cafféique, vanillique, gallique, férulique, sinapique, benzoïque, syringique.

Des Vitamines A, D, C, K, E ainsi que des vitamines B spécifiques (Pyridoxine, Riboflavine, Thiamine, Niacine, acide folique, acide panthoténique). 

Des acides aminés dont les prédominants sont, en fonction des variétés, et des écotypes: acide glutamique, arginine et acide aspartique pour les acides aminés non essentiels. En ce qui concerne les acides aminés essentiels, la Pastèque ne contient que peu, ou pas, de tryptophane et de cystéine. 

Des Triterpénoïdes: des Cucurbitacines; des Phytostérols (sitostérol, stigmastérol, stigmastadiénol, campestérol, campestanol, etc.); du Squalène.

Des Coumarines: Scopolétine.

Des alcaloïdes, des saponines et des tanins – qui sont principalement présents dans les écorces et dans le semences. [86] 

Qualités Médicinales d’Autres Espèces de Pastèques

Citrullus colocynthis

L’espèce, Citrullus colocynthis, est dénommée “Coloquinte” de par son nom Latin issu du Grec, κολοκυνθίς, kolokunthís. 

Cette espèce a été, traditionnellement, utilisée pour traiter la constipation, les pathologies du foie, la jaunisse, la fièvre typhoïde, le diabète et l’asthme, les cancers…

Selon l’ouvrage, “Handbook of African Medicinal Plants”, (pages 37 et 402), Citrullus colocynthis est utilisé, en Afrique, pour traiter les fièvres et les infections de l’épiderme ainsi que comme laxatif. C’est l’une des espèces Africaines les plus utilisées, également, pour soigner la tuberculose. 

Selon l’ouvrage, “Bedouin Ethnobotany” (en page 285), les semences de Citrullus colocynthis – dénommé “shari” et “handal” – sont utilisées, par les Bédouins, comme laxatif – avec comme conseil de respecter la dose, de quelques semences, afin de ne pas souffrir de crampes potentielles. 

Il est, de nos jours, pharmacologiquement validé que cette espèce possède des propriétés anti-oxydantes, anti-cancers, anti-inflammatoires, analgésiques, gastro-protectrices, anti-microbiennes, anti-diabétiques, hypolipidémiantes, anti-néoplasiques, profibrinolytiques, anti-allergiques, immuno-stimulatrices, etc. Elle protège, également, le système reproductif. 

Citrullus mucospermus. 

Cette espèce, connue sous le nom “Egusi”, est génétiquement très proche de Citrullus lanatus. Elle est cultivée, en Afrique de l’ouest et du centre – mais, également, énormément en Chine – pour ses semences qui sont très riches en lipides et en protéines. Elles se consomment crues, grillées ou moulues pour préparer des soupes ou de l’huile. 

Sur le plan pharmacologique, elle facilite la lipogenèse dans les sébocytes. [10] Elle possède des propriétés anti-obésité [18], hépato-protectrices [14].

Citrullus naudinianus

Cette espèce est collectée sauvage en Afrique. Ses infusions et/ou décoctions de fruits, de feuilles, de racines, de tiges et de tubercules sont, principalement, utilisées comme boisson désaltérante, en médecine ethnovétérinaire et en médecine traditionnelle pour traiter les plaies, les blessures, le cancer, la gonorrhée et les maladies inflammatoires. Parmi les composés phytochimiques identifiés dans cette espèce, on trouve des cucurbitacines, des alcaloïdes, des anthraquinones, des coumarines, des flavonoïdes, des saponines et des triterpénoïdes. [17] Cette espèce possède des propriétés immuno-modulatrices, anti-oxydantes, anti-bactériennes.