Catégorie : Agriculture et Environnement

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Nous ne sommes pas tombés de la dernière pluie…

Un article de Servumpecus, ami de Kokopelli, en Suisse.

 

Eau et biosphère

L’eau (H2O) est un composé chimique essentiel à tous les êtres vivants. C’est le milieu de vie de la plupart des organismes présents sur Terre, sous terre et dans la mer. Dans la biosphère, la circulation de l’eau est décrite par le cycle de l’eau [1], et toutes les espèces animales et végétales en sont tributaires. A l’échelle mondiale, l’agriculture est le premier secteur de consommation d’eau, notamment pour l’irrigation. Lorsque celle-ci n’entre pas en ligne de compte, c’est l’eau des précipitations, la pluie, qui est la pourvoyeuse principale pour les plantes et les animaux.

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Pas de bol : les riz chimériques sont de retour!

Avertissement. Dans ce présent article, plutôt que le terme “OGM”, j’adopte le terme “chimère” (87) amplement utilisé, depuis de très nombreuses années, par Jean-Pierre Berlan, ancien directeur de recherches à l’INRA, et par Richard Lewontin, professeur de génétique à l’Université de Harvard; et j’ai recours, également, aux néologismes qui en découlent naturellement: “chimérique” (au lieu de transgénique), “chimériste” et “chimérisation”. Tout comme j’ai osé le terme “nécro-carburant”, au printemps 2007 (88), dans ce même esprit d’authenticité sémantique,  j’utilise actuellement les termes “nécro-technologie” (au lieu de bio-technologie), “nécro-technologique”, “nécro-techs”, “nécrofortifié”, etc, afin de tenter de limiter, autant que faire se peut, la corruption du langage agricole évoquée par Jean-Pierre. 

«Les mots contribuent à définir la réalité. Lorsque des intérêts considérables sont en jeu, ils sont rarement neutres et objectifs. Ils créent plutôt la confusion, égarent la réflexion, empêchent de penser la réalité. Les utiliser sans les passer au feu de la critique, c’est faire preuve du même discernement que les lévriers lancés à la poursuite d’un leurre en peau de lapin. Les organismes génétiquement modifiés ou OGM illustrent cette corruption du langage : ce sont, en réalité, des clones chimériques brevetés (CCB). Un clone – à distinguer d’un individu ou d’une plante clonée – est une population d’organismes génétiquement identiques. Les « variétés » modernes de blé, d’orge, de colza, de maïs, de tomates, etc., sont constituées de plantes (ou de génotypes) identiques ou presque. Ce sont des clones»Jean-Pierre Berlan.

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Les Maïs pour l’Afrique du CIMMYT: Mythe ou Réalité?

Je conçois que la lecture d’un tel dossier puisse s’avérer quelque peu laborieuse et déprimante. Mais c’est la triste réalité qui prévaut actuellement en Afrique. Cet article présente 120 liens qui renvoient, la plupart du temps, vers les informations communiquées par l’ennemi. Car c’est bien des ennemis de l’Afrique – et de toute l’humanité – qu’il s’agit. Ils ont lancé une guerre inexorable à la Vie et ils iront jusqu’au bout de leur folie meurtrière. 

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Les Multinationales des Nécro-technologies à l’assaut des Semenciers Industriels Africains

L’Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l’orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs – enregistrées dans le catalogue du GNIS – dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l’alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s’insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l’encontre de l’autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l’agrochimie n’ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu’en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l’Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d’installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d’origine, aucun nom de variété… Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d’épis! Il s’avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d’expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto – variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l’Inde qui en furent également les victimes.

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Monopole des Multinationales des Nécro-Technologies dans les Catalogues Nationaux du GNIS, Potagères et Grandes Cultures.

Nous complétons, dans ce dossier, le travail d’analyse que nous avons effectué et renouvelé depuis de nombreuses années, à savoir le décryptage du Catalogue National du GNIS afin de mettre en valeur que – contrairement aux mensonges éhontés du GNIS et des lobbies semenciers – il n’existe pas de centaines de petites et moyennes entreprises qui constitueraient le fleuron « innovateur » de l’Industrie Semencière Française.

Une poignée de multinationales possède la quasi-totalité des variétés enregistrées dans le Catalogue National Français tant dans le secteur des céréales et des oléagineux que dans le secteur des plantes potagères.

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Le Catalogue National : une nuisance agricole de plus ? (Rédaction de l’article en 2005)

Nous souhaitons remercier notre ami Jean-Marie Hubac qui a passé de très nombreuses semaines à décortiquer, analyser, répertorier tous les décrets agricoles pris depuis le début du siècle passé. La première partie de cet article, concernant l'origine du catalogue des plantes cultivées, est, en partie, extraite d'une étude que Jean-Marie avait réalisée, en 2000, sur le thème de la confiscation des anciennes variétés, à la suite des pressions de certains organismes qui avaient conduit à la fermeture de Terre de Semences. Jean-Marie Hubac fut un des premiers a attirer notre attention sur cette caractéristique patente d'auto-proclamation qui imprègne toute la sphère “réglementaire” agricole. C'est cette même caractéristique d'auto-proclamation que Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches à l'INRA, a mis en valeur dans la sphère de la “technicité” agricole moderne. Ce présent article a été rédigé en 2005 et nous y avons apporté quelques corrections de données (en référence au catalogue 2011).

Origine du catalogue des plantes cultivées

La première version de ce catalogue apparaît avec le décret du 5 décembre 1922. (J.O du 8 décembre 1922, p. 11167) Il a pour finalité d’établir un registre des plantes sélectionnées dont le suivi est assuré par un comité de contrôle. A l’époque, ce registre ne concerne que « l’obtention d’une espèce ou d’une variété nouvelle » et les conditions dans lesquelles le déposant peut revendiquer « l’usage exclusif de la dénomination donnée ». Le 26 mars 1925, ( J.O. du 29 mars 1925, p. 3189-3191 ) est pris un décret qui institue un registre des plantes sélectionnées et qui est intitulé « Répression des fraudes dans le commerce des semences de blé ». Le rapport préliminaire précise que ce décret doit être pris parce que des négociants peu scrupuleux trompent les acheteurs « en jetant sur le marché des semences ordinaires auxquelles une réclame bien faite attribue frauduleusement le nom et les qualités de variétés réputées ou qui sont présentées faussement comme des variétés sélectionnées nouvelles, douées de qualités exceptionnelles ». Voilà donc un registre des plantes dont les différents articles précisent les conditions d’inscription et les mesures à prendre en cas de présomption de fraude. La notion à retenir est celle de falsification.

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C'est grâce à notre propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, parrains et marraines, que nous maintenons une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges...