Catégorie : Actualité

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À qui profitera vraiment l’interdiction du glyphosate ? À Monsanto !

Le 13 Juin dernier, lors d’une séance de questions sur le dossier du glyphosate au Parlement Européen, le Commissaire Européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, a réitéré sa proposition d’une prolongation de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans en laissant la possibilité aux Etats-Membres d’être plus restrictifs. Pour les ONG soutenant l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « Stop glyphosate » cette proposition n’est pas satisfaisante. Soutenues par plus d’un million de signatures à travers l’Union Européenne, l’ICE a fait du glyphosate son fer de lance dans la bataille contre les pesticides et, bien-sûr, contre Monsanto. Toutefois, certains événements récents dans la vie de la multinationale méritent d’être soulevés avant toute prise de décision.

Un débat en trompe l’œil : glyphosate seul ou glyphosate + adjuvants ?

Après que l’agence de l’OMS – le CIRC – a classé le glyphosate comme « probablement cancérigène », les agences européennes (EFSA et ECHA) ont quant à elles estimé que la substance était probablement non dangereuse pour l’Homme. De ces divergences sont nées de nombreuses incriminations sur l’impartialité et les méthodes des agences européennes, accusées d’être de connivence avec l’industrie chimique et semencière. Toutefois ces divergences sont explicables. D’une part, elles ne se basent pas sur les mêmes études et n’ont pas appliqué les mêmes méthodes d’évaluation et, surtout, elles ne se sont pas prononcées sur les mêmes substances. Le CIRC a pris en considération les surfactants associés au glyphosate pour élaborer ses conclusions, tandis que les agences européennes se sont prononcées sur le potentiel cancérigène du glyphosate seul. Or, seul, ce dernier ne semble pas présenter de toxicité exceptionnelle ; c’est son association avec des coformulants tels que les POE-tallowamines qui en fait un cocktail particulièrement dangereux. Même l’EFSA, pourtant très contestée, reconnaît en page 10 de son rapport qu’il « est probable que les effets génotoxiques observés pour certaines formules commerciales de glyphosate soient le fait des autres constituants1 ». En France, dans son avis du 12 février 2016, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – France) avait considéré le glyphosate comme non dangereux. Elle a néanmoins fait retirer du marché français 132 produits associant ces surfactants au glyphosate le 20 Juin 2016. L’amalgame fréquent entre substance active et formulations commerciales explique certainement la confusion de la société civile sur la dangerosité du glyphosate… mais à qui-profite-t-elle ?

1 Version originale en anglais 
: “the IARC did not only assess glyphosate but also glyphosate-based formulations, while the EU peer review is focused on the pure active substance; the peer review recognised that the issue of toxicity of the formulations should be considered further as some published genotoxicity studies”

Interdire le glyphosate ne fera pas disparaître les pesticides de nos champs et de nos assiettes

En 2014, c’est presque 400.000 tonnes de pesticides qui ont été épandues en Europe, le glyphosate étant l’une des substances les plus communément utilisées. En France on en épand environ 8.000 tonnes par an. Pour de nombreuses ONG et associations environnementales, la non reconduction de son autorisation sonnerait le glas de l’agriculture chimique. Une vaine illusion. En effet, les agriculteurs sont particulièrement dépendants de cette substance. Une enquête menée par l’IPSOS entre le 17 et le 21 Juin 2016 auprès de plus de 670 agriculteurs a ainsi démontré les inquiétudes de ces derniers face à une possible interdiction du glyphosate : 3 agriculteurs sur 4 considèrent les herbicides à base de glyphosate comme indispensables et 90% d’entre eux les remplaceraient par d’autres produits chimiques. Les organisations agricoles appellent ainsi à sauver le « soldat glyphosate », qu’elles considèrent comme l’herbicide le plus sûr et le moins cher (0,72€ HT/litre) et militent pour la reconduction de son autorisation. Dans le cas d’une interdiction totale, les milieux agricoles se tourneraient alors vers d’autres substances plus coûteuses et vraisemblablement plus dangereuses. Sur ce point, ce n’est pas la diversité qui manque. En Europe, ce sont plusieurs centaines de substances actives dont l’incorporation à des produits phytosanitaires est autorisée. Les formulations commerciales de toutes sortes, autorisées au niveau des Etats membres, se comptent donc par milliers. Parmi elles se trouve notamment l’herbicide à large spectre ‘Basta’ à base de glufosinate d’ammonium développé par Bayer2. La relève du glyphosate est donc assurée et il est irréaliste de penser que son interdiction mettra un terme à l’agriculture chimique. 

Pour rappel, Monsanto et Bayer ont annoncé leur projet de fusion en octobre 2016. Celui-ci a été notifié à la Commission européenne le 30 juin 2017. Il fait l’objet d’une enquête approfondie, en raison du fait notamment, que Bayer « produit du glufosinate d’ammonium, qui (…) constitue l’un des rares substituts du glyphosate ».

Quand les brevets de Monsanto tombent dans le domaine public…

Ayant fait la renommée et la fortune de la multinationale pendant les 25 dernières années, la technologie « Roundup Ready » associe glyphosate, présent dans l’herbicide de la marque « Roundup », et semences transgéniques rendues tolérantes au glyphosate. Leur utilisation combinée garantit aux agriculteurs « des rendements exceptionnels ». Ces modifications génétiques, appliquées principalement aux semences de soja, de maïs et de coton, ont été protégées par des brevets, lesquels ont assuré à Monsanto un quasi-monopole sur la vente de ces semences aux Etats-Unis, mais aussi au Canada, au Brésil, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay, en Inde, etc. et lui ont permis de prélever de lucratives royalties, pendant les 20 dernières années, sur les agriculteurs du monde entier. En effet, la multinationale n’a pas hésité à poursuivre systématiquement en justice les agriculteurs récalcitrants ayant pris la liberté de produire de la semence fermière, sur le soja tout particulièrement, très facile à multiplier puisqu’il s’agit d’une espèce autogame. Les procès contre Percy Schmeiser et Hugh Bowman sont emblématiques de la férocité avec laquelle Monsanto s’emploie à faire respecter ses brevets, pilier fondamental de sa stratégie commerciale et de ses profits.

Cependant, le brevet protégeant le soja « Roundup Ready » de Monsanto est tombé dans le domaine public en début d’année 2015. La voie est donc libre, depuis, pour les sélectionneurs souhaitant commercialiser des « OGM génériques », mais aussi pour les agriculteurs souhaitant reproduire les semences de soja tolérantes au glyphosate mises au point par Monsanto. Or ces semences sont utilisées par des millions d’agriculteurs, sur des surfaces considérables. Le soja constitue en effet aujourd’hui la principale source de protéines entrant dans l’alimentation animale. Un marché colossal, pour l’instant soustrait, au moins pour partie, aux appétits de Monsanto.

Quant aux brevets sur les herbicides à base de glyphosate, y compris celui protégeant le Roundup lui-même, ils étaient déjà tombés dans le domaine public en 2000. Depuis cette date, les concurrents de Monsanto se sont donc taillés de larges parts dans son marché historique en commercialisant des génériques à moindre coût.

C’est dans ce contexte que, entre 2014 et 2016 seulement, Monsanto a enregistré une baisse de 2 Milliards de dollars de chiffre d’affaires. Son taux de croissance sur le secteur des semences, qui atteignait 9% de moyenne annuelle entre 2010 et 20143 est désormais négatif et décroit d’environ 3,5%4 par an depuis 2014. Un plan de restructuration a donc été lancé en 2015 et Monsanto a vu passer son taux d’endettement de 14% en 2013 à 67% en 20165. L’expiration de ses brevets a donc mis à mal la croissance et les profits de Monsanto. Un coup dur pour la multinationale et ses actionnaires, mais surtout un événement capital dans le débat sur le glyphosate, qui devrait faire l’objet de toute l’attention de ses détracteurs.

3 Rapport Annuel 2012, page 23 et rapport annuel 2016, page 24. Calculs effectués à partir des données du rapport. CAGR (Compounded Annual Growth Rate) net sales “genomic and seeds segment”10/14 = (10740/7611)^(1/4) – 1 = 8.99%
Rapport Annuel 2016, page 24. Calculs effectués à partir des données du rapport. CAGR (Compounded Annual Growth Rate) net sales “genomic and seeds segment”14/16 = (9988/10740)^(1/2) – 1 = -3.56%
Rapport annuel 2016, page 17.

L’interdiction du glyphosate : un cadeau pour Monsanto

Si l’on peut se réjouir de la chute des profits de Monsanto, il serait fou de croire à la chute de son empire: la multinationale a assuré ses arrières. En effet, Monsanto a investi plus d’un milliard de dollars pour mettre au point des semences tolérantes au Dicamba, une « nouvelle » substance destinée à remplacer le glyphosate. Le Dicamba est en réalité un vieux pesticide, appartenant à la famille des « herbicides hormonaux » dont les caractéristiques volatiles sont connues et très problématiques. Son usage était d’ailleurs interdit aux Etats-Unis, jusqu’à l’arrivée en 2017 de « Vaporgrip », une technologie brevetée développée par Monsanto et permettant de limiter les effets volatiles de la substance. Mais le Vaporgrip a surtout permis l’obtention des autorisations de commercialisation des nouvelles semences résistantes au Dicamba (au Canada, dans certains Etats des Etats-Unis et plusieurs pays d’Amérique du Sud) et d’importation des produits issus de leur culture (Union Européenne et Chine). Monsanto a ainsi pu lancer sa nouvelle gamme de produits cette année.

Ainsi, grâce aux brevets déposés sur ses semences de soja résistantes au Dicamba, ainsi que sur sa technologie « Vaporgrip », « un paquet » tout aussi indissociable que le Roundup et les semences « Roundup Ready », Monsanto sécurise ses ventes et la perception de royalties pour au moins les deux prochaines décennies. Mais il convient pour cela que les semences et molécules chimiques tombées dans le domaine public soient évincées du marché. Quel meilleur coup de pouce, pour cela, que l’interdiction du glyphosate, qui rendra automatiquement inutilisables ou sans intérêt les semences résistantes au glyphosate, désormais libres de droits ?

En attendant, le Dicamba, au cœur de la nouvelle stratégie commerciale de Monsanto, se trouve sur la liste des substances autorisées en Europe jusqu’au 31 décembre 2018, et personne ne semble s’en soucier. Or, à cette échéance, comme à celle du glyphosate, l’Union Européenne devra se prononcer sur la reconduction de son autorisation. Dans ce contexte, plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord, il serait judicieux de prendre le Dicamba pour cible et de demander, avec de fort bonnes raisons, à ce que son autorisation ne soit pas renouvelée.

Mais qui, au juste, a initié cette campagne mondiale pour l’interdiction du glyphosate ? La question a désormais le mérite d’être posée…


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Procès contre M. et Mme Vivas, propriétaires du site “Le Jardin des Possibles”

Comme cela a déjà été annoncé, Kokopelli demande à la justice d’ordonner la suppression pure et simple des écrits diffamatoires qui ont été publiés sur son compte par M. et Mme Vivas dans un article intitulé « Pourquoi nous n’irons plus acheter nos graines chez Kokopelli ».

Pour mémoire, ceux-ci ont prétendu que l’association Kokopelli « néglige de manière outrageusement éhontée la conservation et la qualité des semences que l’association vend en trompant au passage ses clients » ; que sa politique de gestion des ressources humaines est « autoritaire et crapuleuse » ; que ses dirigeants « harcèlent », « menacent », « humilient » et « font chanter » ses employés et « cultivent en même temps sous la forme du “moi je” un citoyennisme mystico-anarcho-écologiste de façade et une véritable posture de petit chef tayloristes et stalinien ». En outre, l’Association est accusée d’être l’auteure d’un « monstrueux pipotage » et « d’une flagrante duperie orchestrée depuis des années », qui conduiraient ses clients à acheter des semences hybrides F1 de l’agro-industrie et menaceraient ses petits producteurs français.

Face à l’extrême virulence et au caractère mensonger de ces propos, M. et Mme Vivas ont été invités à retirer ces écrits, sous 48 heures, par une lettre recommandée de notre avocat en date du 27 juillet. Le 3 août les écrits litigieux étaient toujours en ligne. Kokopelli n’a donc pas eu d’autre choix que de solliciter l’arbitrage judiciaire. « Ceci parce qu’il est tout aussi malsain d’offenser que de se laisser offenser, en laissant croire que l’offense est méritée », comme nous l’avons déjà écrit.

Si M. et Mme Vivas ont remplacé, le 8 août seulement, leur article par un billet plus court, fait de propos acerbes aux termes desquels ses auteurs indiquent qu’ils « ne remettent nullement en cause ce qui est écrit dans (leur) article », le mal a déjà été fait. Cet article, qui a été partagé et commenté des milliers de fois sur Facebook et ailleurs sur Internet ; qui a terni durablement notre image et notre réputation; qui nous a valu et nous vaut encore, partout où nous allons, des récriminations et parfois même des insultes; qui a engendré enfin de nombreux frais liés à notre défense, nous a causé un tort considérable et nous en cause toujours. De tout cela, nous souhaitons obtenir réparation, si tant est que ces préjudices puissent être un jour véritablement “réparés”.

Par ailleurs, ni le livre “Nous n’irons plus pointer chez Gaïa”, ni les articles publiés sur CQFD ou dans le Canard Enchaîné ne sont allés aussi loin dans le mensonge et la calomnie. C’est pourquoi Kokopelli n’en n’a demandé, ni le retrait amiable, ni le retrait judiciaire, ni même n’a sollicité de droit de réponse les concernant. La critique et la diffamation ne sont pas à mettre sur un pied d’égalité. La liberté d’expression s’exprime dans la critique. L’abus de cette liberté, qui couvre injustement d’infamie celui qui en est la victime, dans la diffamation. La justice tranchera sur la frontière entre les deux.

Nous remercions, dors et déjà, tout ceux qui continuent de nous soutenir et de nous faire confiance, dans cette tourmente de médisance et d’animosité que nous traversons.

Toute l’équipe de Kokopelli.


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Communiqué suite à la parution du livre « Nous n’irons plus pointer chez Gaïa »

Avant-Propos

Nous souhaitons aujourd’hui revenir sur plusieurs mois de lutte et de justifications en tous sens de la part de Kokopelli pour faire face aux attaques contenues dans le livre “Nous n’irons plus pointer chez Gaïa” signé, aux éditions du Bout de la Ville, par “Le Grimm” (sans aucune mention des noms réels des auteurs : du grand militantisme !), en vous présentant notre communiqué officiel sur le sujet. Ce livre à charge, certes pas trop mal rédigé, mais basé essentiellement sur des affirmations mensongères, a eu grand-peine à se faire connaitre jusqu’à ce qu’un certain Daniel Vivas, tenant le site internet www.lejardindespossibles.org, lui donne écho et écrive un article qui sera ensuite partagé sur les réseaux sociaux et deviendra viral. Ce monsieur Vivas, ancien informaticien s’étant converti à la permaculture comme tant d’autres, outre qualifier nos activités de « monstrueux pipotage », va jusqu’à traiter certains membres de notre direction de « petits chefs tayloristes et staliniens ». Voici un extrait de notre communiqué ci-dessous à son sujet :  

« Nous estimons que ces propos sont diffamants et injurieux, qu’ils nous causent un tort considérable, et c’est pourquoi avons décidé de demander le retrait de son article, amiablement d’abord, puis judiciairement. Ceci parce qu’il est tout aussi malsain d’offenser que de se laisser offenser, en laissant croire que l’offense est méritée. »

Vous trouverez également en annexe de notre communiqué des dizaines de témoignages, souvent émouvants, que nous avons pu recevoir des producteurs, salariés et anciens salariés souhaitant également réagir aux attaques du Grimm. Nous estimons donner le meilleur de nous-mêmes pour rendre les conditions de travail les plus agréables possible, mais ce genre d’attaques sème malgré tout le doute et le déshonneur… Je remercie donc du fond du cœur les femmes et les hommes qui portent Kokopelli chaque jour. Et aux critiqueurs improductifs, nous dirons seulement : « passez votre chemin, nous ne perdrons plus de temps avec vos salades, elles sont stériles et ne se ressèment pas l’année suivante ! »


COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION KOKOPELLI

Ces jours-ci une polémique va bon train sur ce que certains sont allés jusqu’à appeler « l’enfer salarial de Kokopelli ». Elle est fondée, d’une part, sur la parution d’un petit ouvrage, plutôt bien écrit et joliment illustré, paru aux éditions « du bout de la ville » à l’initiative d’un petit groupe de jeunes femmes déçues par leurs « jours de travail à Kokopelli », et dénommées « Le Grimm » sans plus de précision et, d’autre part, sur un article très injurieux paru sur le blog d’un jardinier du nom de Daniel Vivas. 

Ces deux publications dénoncent, sur des tons très différents, à peu près toutes les activités, missions, visions et fonctionnements de l’association Kokopelli, sans que jamais la parole n’ait été donnée à ses salariés, producteurs ou dirigeants actuels pour confronter, au moins, les points de vue. Le propos est souvent outrancier et la critique, qui n’admet aucun tempérament ni distinction, peine à convaincre. Nous sommes toutefois contraints d’y répliquer, car, s’il est vrai que nous rencontrons, de temps en temps, des difficultés sur le terrain des ressources humaines, dans des proportions vraisemblablement plus faibles que dans la plupart des entreprises, la majorité des allégations contenues dans ces publications récentes sont mensongères, ni plus ni moins. 

Sur le terrain des ressources humaines 


Tout d’abord, le livre publié par le « Grimm » est le fruit d’un décalage, parfois très profond, entre l’idée que la plupart des gens se font du fonctionnement d’une « association Loi 1901 », dite « sans but lucratif », et ses besoins et organisation réels, surtout lorsqu’elle a une activité commerciale lui garantissant une autonomie budgétaire totale. Certains candidats aux différents postes de travail que nous proposons s’attendent ainsi à une ambiance militante très insouciante, à une très grande souplesse dans les conditions de travail, à l’absence de tout fonctionnement hiérarchique et de tout objectif de rentabilité. Ce malentendu, lié principalement au statut juridique que nous avons choisi, perdure depuis longtemps et nous en sommes régulièrement victimes. Or, faut-il le rappeler, le statut associatif implique uniquement que les éventuels profits générés par une activité commerciale ne soient jamais redistribués, sous forme de dividendes, aux membres de l’association, qu’ils soient dirigeants ou non. Par ailleurs, une association qui aurait une activité commerciale, comme c’est le cas de milliers d’associations en France, est imposée, par une lecture très pragmatique de ses activités, à tous les impôts commerciaux (TVA, impôts sur les bénéfices, contribution foncière des entreprises…) par l’administration fiscale. Ainsi, l’association Kokopelli est assujettie aux impôts commerciaux et, conformément à la loi, la totalité de ses bénéfices sont réinvestis dans la poursuite de son objet social, c’est-à-dire dans ses missions au service de la biodiversité agricole, sans que jamais ils n’aient permis le moindre enrichissement personnel de ses membres ou dirigeants, lesquels ont d’ailleurs toujours été rémunérés très modestement pour leur travail (V. leur feuille de paie, déjà publiée). Sur ce point, rappelons pourtant que Dominique et Sofy Guillet, fondateurs de l’association, ont constitué la collection de semences de Kokopelli à l’occasion de la création par eux du “Jardin botanique de La Mhotte”, puis par le biais de la SARL “Terre de Semences”, pour laquelle ils ont sacrifié tous leurs biens personnels lorsque les autorités publiques ont créé le “catalogue pour jardiniers amateurs” et commencé à poursuivre les contrevenants à la réglementation sur le commerce des semences. Cette collection de semences a alors été apportée au patrimoine de l’association Kokopelli par la famille Guillet, qui, malgré l’absence de toutes ressources, a souhaité poursuivre le combat, sous forme d’association cette fois, dans l’espoir de faire entendre à l’opinion publique l’importance de cette mission sans risquer de tout perdre à nouveau. L’association est donc l’héritage de ce sacrifice et dévouement personnel et il serait particulièrement injuste de prétendre que la famille Guillet aurait récemment « mis la main » sur Kokopelli pour son profit exclusif. 

Ceux qui connaissent Kokopelli savent ce que l’association doit à l’implication et à l’opiniâtreté des Guillet et c’est ce qui explique qu’Ananda Guillet, fils de Dominique Guillet, en est le dirigeant actuel. Ananda a pris cette fonction en 2013, lorsque l’association a transféré son siège social vers l’Ariège. Plusieurs salariés, à cette époque, ont refusé de suivre Kokopelli vers la campagne ariégeoise et le Grimm, aussi bien que M. Vivas, en font déjà un argument de condamnation. L’association était pourtant installée, à Alès, dans une zone industrielle déshumanisée, dans des locaux en tôle ondulée, en bordure de voie express et ce départ vers l’Ariège signifiait évidemment un rapprochement vers la nature, au plus proche des valeurs prônées, et puis la possibilité, avec l’achat d’une ferme en campagne, de produire elle-même une partie de ses semences. Les salariés qui sont restés dans le Gard ont été généreusement indemnisés et personne n’a saisi la juridiction prud’homale. Comment peut-on décemment reprocher cela à Kokopelli ?

Une fois dans l’Ariège, Ananda a souhaité ouvrir la porte aux jeunes anarchistes qui semblaient constituer le tissu social militant de la région. Mal lui en a pris. En effet, les déconvenues ont été assez nombreuses, au départ. Les personnes recrutées refusaient de suivre les instructions qui leur étaient données, arrivaient systématiquement en retard, parfois alcoolisées, alléguaient des accidents de voiture ou autres gravités, sans aucun justificatif, pour ne pas venir travailler du tout, passaient leur temps avec un casque sur les oreilles, employaient facilement le vocabulaire de l’insulte, et surtout semaient la zizanie dans les équipes. C’est le cas des quelques personnes composant « le Grimm », si nos informations et déductions sont justes. Avec elles, nous avons vécu des moments d’incompréhension, et même parfois d’affrontements, fort difficiles. Malgré cela, une seule de ces personnes a été licenciée, et ce pour des raisons médicales ; la médecine du travail a estimé qu’elle n’était pas en capacité de revenir à son poste et nous n’avons pas eu d’autre choix que de nous en défaire. Manquant totalement d’éléments probants à notre encontre, elle n’a formé aucun recours judiciaire, bien entendu. Toutefois, ces personnes nous ont bien fait payer leur « déception » : lors de l’organisation de notre festival Kokopelli à l’été 2014, nos locaux, nos véhicules, les rues et places publiques du Mas d’Azil ont été dégradés en tous sens par d’énormes graffitis dénonciateurs : « green business », « capitalisme vert », « kokopelli dehors », etc. Sans parler du cadavre d’Ananda Guillet, peint en rouge, à l’intérieur d’un bâtiment public. Les délinquants qui se sont consacrés à ces démarches d’hostilité violente sont aussi, selon nos informations, ceux qui écrivent et diffusent les flétrissures publiées par « les éditions du bout de la ville »… Qui donc, M. Vivas, a le plus de crédit à vos yeux, s’il vous plaît ?

Venons-en à la badgeuse, car il est vrai que nous en avons une. Elle est arrivée avec l’augmentation du nombre de nos salariés, car nous n’avions plus la capacité de gérer les feuilles de temps de chacun, d’aménager les horaires d’un tel ou d’une telle autre et en même temps de vérifier la réalisation des heures hebdomadaires de travail. Cette badgeuse est aujourd’hui devenue le moyen pour nos salariés de prendre toutes les journées de récupération auxquelles ils ont droit, d’être payés de toutes leurs heures supplémentaires, mais aussi de moduler leur planning de travail selon leurs convenances personnelles et familiales – car chaque minute travaillée est comptée. Si vous doutez, nous vous invitons à demander à nos salariés s’ils souhaiteraient qu’elle soit supprimée…

mutuelle obligatoire d’entreprise souscrite depuis 2012

Pour le reste, nos conditions de travail sont sûrement très semblables à celles d’une petite entreprise aux activités similaires, à ceci près que les différences de salaire entre personnel dirigeant et personnel non dirigeant sont très faibles (rapport de 3,5 au maximum). Nous ne prétendons pas être particulièrement vertueux, mais nous refusons tout à fait d’être traités de « tayloristes » ou de « staliniens », au prétexte que nos salariés sont tenus de travailler pendant 35h lorsqu’ils sont employés à plein temps. Nous avons souscrit une mutuelle obligatoire d’entreprise depuis 2012 et prenons en charge 50% du montant des cotisations individuelles. De plus, le personnel de Kokopelli est représenté par un délégué, comme cela est exigé par la loi et contrairement à ce qui est rapporté par certains. Nous avons déjà reçu, plusieurs fois, la médecine du travail et l’inspection du travail en nos locaux, et aucune de ces deux institutions n’a trouvé quoi que ce soit à redire sur nos conditions de travail et la régularité de notre fonctionnement.

Venons-en aux objectifs de rentabilité. Nous n’allons pas nous cacher derrière notre petit doigt : Kokopelli est une association qui emploie une trentaine de personnes en saison ; qui fait travailler au surplus une DE vingtaine producteurs/multiplicateurs de semences professionnel à temps plein, ou presque, pendant toute l’année et qui dispose de deux antennes à l’étranger, sans parler de nos activités humanitaires. Ceci implique un certain niveau de productivité, car les cotisations de nos adhérents ne couvrent que 13% de nos charges d’exploitation, que nous ne percevons aucune subvention publique de fonctionnement, et que l’argent ne tombe pas du ciel. En saison, Kokopelli est une véritable ruche, car l’agriculture étant une activité saisonnière, les jardiniers et jardinières souhaitent recevoir leurs graines le plus vite possible afin de faire leurs semis en temps et en heure. Nous travaillons alors tous très intensément pour répondre, du mieux que nous pouvons, aux commandes que nous recevons, si possible dans la journée même, sinon le lendemain. Ainsi, nous ne sommes pas parfaits, mais il serait injuste de nous exiger cela au motif que nous existons sous la forme associative ou que nous représentons, dans l’esprit de tel ou tel militant, tel ou tel combat emblématique qu’il s’imagine devoir être mené de telle ou telle manière. 

Il est trop facile de créer la sensation et le scandale en s’attaquant à Kokopelli, en sonnant l’hallali sur une association bien connue des réseaux sociaux et des cercles militants, en hurlant à « la fin d’un mythe » ou « la mort d’une icône ». Les auteurs de “Nous n’irons plus pointer chez Gaïa” auraient mieux fait, en définitive, de mettre leurs talents d’agitateurs intellos et pseudo-anarchistes au service de Monsanto ou de Limagrain et puis de dénoncer, ensuite, les conditions de travail ou bien les dessous technico-politiques de ces grandes multinationales de la semence, qui détruisent tous les jours la biodiversité que nous essayons de préserver, en marge de la légalité. 

En vérité, nous leur avons ouvert nos portes et les leçons que nous apprenons d’eux aujourd’hui ont un goût bien amer, pour rester poli. 

Quant aux relais cybernétiques de ces auteurs méchants, et en particulier de M. Daniel Vivas ou encore du journal CQFD pour lequel nous avions pourtant un certain respect, il ne nous reste qu’à déplorer leur manque de déontologie. Chacun prétend faire son petit journalisme, en relayant tout, en amplifiant la rumeur, en exagérant les griefs, mais sans jamais rien vérifier, sans prendre la peine de confronter les versions et les points de vue. Et c’est ainsi que l’on s’emballe, grisé par la malignité du propos et que l’on va bien au-delà de ce qui était avancé initialement. M. Vivas finit ainsi par nous accuser de « négliger de manière outrageusement éhontée la conservation et la qualité des semences que l’association vend en trompant au passage ses clients », de « pipoter monstrueusement » nos clients en leur vendant des semences hybrides, d’avoir une politique de gestion des ressources humaines « autoritaire et crapuleuse », des dirigeants qui pratiquent le harcèlement, les menaces, les humiliations et le chantage. Nous estimons que ces propos sont diffamants et injurieux, qu’ils nous causent un tort considérable, et c’est pourquoi avons décidé de demander le retrait de son article, amiablement d’abord, puis judiciairement. Ceci parce qu’il est tout aussi malsain d’offenser que de se laisser offenser, en laissant croire que l’offense est méritée. Si Monsieur Vivas reste libre de penser ce qu’il veut de Kokopelli, ses propos vont trop loin. Ils nous déshonorent, nous ternissent, nous couvrent d’infamie, et nous ne pensons pas les avoir mérités. 

Procès-verbal des élections des délégués du personnel

Sur le terrain des semences

Ensuite, les critiques sont multiples, graves, et touchent au cœur même de notre mission et de nos engagements. Le « Grimm », relayé par un Daniel Vivas qui confond graines de poivrons et graines de moutarde, prétend que nos semences ne germeraient pas. Il n’a pourtant pas pu échapper à toutes celles et ceux qui viennent travailler chez Kokopelli que, en complément de nos équipes de mise en production, de stockage et d’ensachage, nous disposons d’un parc de machines très sophistiquées pour assurer la qualité de nos semences, dont un trieur optique et une armoire de germination. Toutes ces machines sont mises à la disposition gratuite de nos producteurs. Nous réalisons des tests de germination sur tous les lots de semences que nous recevons. Si les taux de germination sont trop bas, le lot concerné repart vers l’atelier de tri et nous procédons alors nous-mêmes aux opérations de tri des semences, si cela n’est pas suffisant le lot est alors définitivement retiré du circuit. Ainsi, nous avons la capacité, sur nos sachets, d’indiquer le numéro du lot, la date de récolte, la durée de germination minimale, ainsi que toutes les informations obligatoires. Ceci nous permet de garantir une traçabilité parfaite sur tous nos lots de semences. Qui peut dire la même chose ? À noter que les services de la répression des fraudes ont déjà fait des prélèvements, à plusieurs reprises, sur nos lots de semences et n’ont jamais constaté d’irrégularité concernant la faculté germinative de celles-ci. Pourquoi donc ces mensonges, qui contredisent le succès grandissant de nos semences et l’augmentation constante des jardiniers qui nous font confiance ? 

Rappelons enfin que les semences qui sont proposées à la vente sont exclusivement produites par des professionnels, certifiés en agriculture biologique, et non pas par des jardiniers amateurs, comme on peut le lire ici et là. Seules les semences de notre “gamme collection” sont multipliées par des parrains et marraines amateurs et ne sont jamais vendues, mais toujours distribuées gratuitement. 

Nous sommes également très fiers de nos partenariats avec des sélectionneurs géniaux tels que Tom Wagner, Franck Morton ou encore Alan Kapuler. Basés aux États-Unis, ils innovent depuis des années au service du domaine public, enrichissant constamment la biodiversité agricole, et perpétuant ainsi l’élan créatif des générations de paysans qui nous ont précédés. Ceci n’enlève rien à un travail également passionnant de redécouverte et de conservation de nos fantastiques variétés européennes, quelques fois réintroduites en France grâce aux bons offices des « seed-savers » américains. On leur en rendra grâce, plutôt que de condamner le caractère non autochtone de leur travail.

Quant à nos producteurs de semences, nous n’avons rien à cacher et les propos tenus dans les brûlots qui nous visent témoignent d’une ignorance de la réalité de nos partenariats : nous faisons appel à une vingtaine de producteurs/multiplicateurs professionnels basés en France, dont certains travaillent exclusivement pour nous, aux sélectionneurs/multiplicateurs américains mentionnés ci-avant, ainsi qu’à deux entreprises européennes spécialisées dans la multiplication de semences, Sativa en Suisse et Arcoiris en Italie. Chaque fois, loin d’acheter de grandes quantités de graines sur la base d’un catalogue commercial que nous ne maîtrisons pas, nous mettons en production telles ou telles variétés venant de notre collection ou proposées, éventuellement, par nos partenaires. Il s’agit donc bien de partenariats de multiplication, et non d’une stratégie banale d’achat-vente. De plus, à la différence de plusieurs de nos concurrents, nous ne pratiquons pas le dépôt-vente, très risqué économiquement pour les producteurs, et où seules les semences vendues sont ensuite payées à ceux-ci. Bien au contraire, nous signons avec eux des contrats de longue durée, auxquels sont attachées des grilles tarifaires qui nous engagent et nous payons soit immédiatement la totalité des semences expédiées, soit en différé tout au long de l’année, selon la préférence des producteurs, dont certains préfèrent parfois recevoir une forme de “salaire” mensuel, plutôt que d’être payés en une seule fois. Certains de nos producteurs ne vivent que de la production de semences pour Kokopelli. Nous organisons chaque année une “réunion producteurs” sur trois jours, qui permet à chacun d’exprimer ses difficultés, ses besoins ou ses conseils à l’attention des autres producteurs et où nous faisons un bilan de la campagne de production écoulée. Un forum est mis à leur disposition sur internet, qui nous permet d’échanger constamment avec eux et leur permet également d’être en contact régulier les uns avec les autres. Enfin, nous avons longtemps organisé des stages de formation à la production de semences, auxquels jardiniers extérieurs, mais aussi producteurs /multiplicateurs pouvaient s’inscrire, pour un coût modique, ou bien même enseigner. Enfin, nous mettons gratuitement à la disposition de nos producteurs nos machines de tri, lesquelles représentent un service considérable à la production de semences, ainsi que cela a déjà été expliqué. 

Il ne nous reste plus qu’à annoncer que notre site internet sera, dès le mois d’octobre prochain, le lieu de présentation, sous forme de reportages photo ou vidéo, de tous nos producteurs, de leurs parcours, de leur ferme, de leur travail, mais aussi de tout le soin que nous apportons à la qualité de nos semences, une fois celles-ci arrivées en nos locaux. 

Semences Sans Frontières

Concernant notre campagne Semences sans Frontières », le « Grimm », qui critique tout et ne se satisfait de rien, formule également de nombreux griefs. Ainsi, les semences que nous faisons parvenir aux associations qui nous sollicitent seraient toutes « périmées » ; elles ne germeraient pas ; elles ne seraient en fait envoyées qu’à des particuliers en France, sous couvert d’envois à l’étranger ; et ces colis ne représenteraient finalement rien de moins que du « colonialisme caritatif »… Ceci n’est pas sérieux.

Si les semences qui constituent le cœur de la campagne Semences sans Frontières sont pour 75% issues directement de notre réseau de producteurs professionnels, il est certes vrai qu’une partie d’entre elles proviennent également de producteurs amateurs souhaitant participer activement à la campagne. La qualité des semences reçue est testée par nos soins et un passage par notre atelier de tri ne sera pas évité s’il est nécessaire. Enfin, nous en produisons également une petite partie sur la ferme de Kokopelli, située à Camarade, à quelques kilomètres du Mas d’Azil. 

Certains invendus sont également utilisés, mais cela ne signifie pas nécessairement que les semences sont « périmées ». Le turnover étant très grand chez Kokopelli, les invendus d’une saison conservent de bonnes facultés germinatives pendant plusieurs années après celle-ci. Ainsi, il est tout à fait raisonnable de les mettre en colis et d’en faire profiter, gratuitement, les organisations agricoles qui en sont dépourvues. 

Quant aux envois de ces colis vers la France, les propos du « Grimm » sont trompeurs. En effet, nous envoyons bien quelques colis en France, mais jamais à des jardiniers individuels, qui par ailleurs sont nos clients. Il s’agit plutôt d’associations telles que « les incroyables comestibles », ou alors de projets d’étudiants désargentés, d’écoles ou bien encore de quelques jardins partagés. Qu’y a-t-il de mal à faire bénéficier ces organisations de notre soutien ? Faut-il absolument que nos semences partent vers l’Afrique ? 

Enfin, que dire du « colonialisme caritatif » lorsque les paysans n’ont plus aucune autre graine à planter que des hybrides F1 non reproductibles et hors de prix, ou bien des OGM de Monsanto, Pionneer ou Limagrain ? Les propos du « Grimm », qui témoignent d’une posture idéologique improductive, sont d’une immaturité navrante.

Dominique, fondateur et Président

Terminons finalement sur la figure de « gourou mystique et méchant » attribuée à Dominique Guillet par nos détracteurs. Dominique est véritablement le fondateur de l’association Kokopelli. Ses convictions fortes et sa persévérance à toute épreuve ont façonné profondément l’identité et le discours de notre organisation ; ceux-là mêmes qui ont attiré les « gueuses en réunion » du « Grimm » à postuler chez nous. Aujourd’hui, il est chargé, entre autres, de la mise en production des semences et des relations avec nos producteurs. Il continue aussi d’assurer, au sein de l’association, un rôle de président, mais sa présence chez Kokopelli est limitée, car il vit aux États-Unis, où il continue d’alimenter sa passion pour les plantes par de nombreuses explorations botaniques. Il a ainsi créé plusieurs sites internet, sur lesquels il publie ses photographies et découvertes botaniques, des extraits de ses lectures philosophiques ou de ses nombreuses traductions, de même que des écrits plus personnels, fruits de ses réflexions métaphysiques. Si certains souhaitent s’aventurer à y lire sa prose, il serait injuste d’en tirer des reproches adressés ensuite à Kokopelli. Ceci d’autant plus que Dominique refuse depuis 10 ans de s’exprimer publiquement au nom de Kokopelli sur des sujets politiques.

Ainsi, si nous sommes bien conscients que notre notoriété est source de responsabilité et nous oblige, d’une certaine manière, à l’exemplarité, nous constatons aussi, en miroir, qu’elle donne à ceux qui voudraient nous ternir un accès privilégié, parfois non mérité, à une très grande audience, laquelle amplifie et parfois exagère, comme c’est le cas aujourd’hui avec l’article de M. Vivas, la critique. 

Sachant cela, nous nous efforçons et nous efforcerons encore de créer et maintenir l’harmonie au sein de nos équipes et dans nos conditions de travail. Toutefois, nous appelons nos adhérents et sympathisants à lire et écouter ce qui nous concerne avec un esprit critique, et, si possible, à ne pas exiger injustement de nous la perfection, laquelle, en tout état de cause, n’est pas à notre portée, comme elle n’est à la portée de personne.


Les témoignages de nos Producteurs/Multiplicateurs

 

« En tant que producteur de kokopelli depuis 20 ans (j ai été producteur déjà pour Terre de Semences) j aimerais porter mon soutien au travail considérable de Dominique et Ananda Guillet. En ce qui me concerne et en tant que producteur de semences pour l Association Kokopelli je peux attester de l excellent traitement de la part de ces derniers à mon égard. Je ne pourrais imaginer un rapport plus juste et amicale dans le milieu du travail d aujourd’hui. Même si je n ai pas toujours été d accord avec des changements et ne partageais pas toujours les choix de kokopelli (ce qui est normal au cour de vingt année de travail partagé),  je n aurais voulu travailler pour qui que ce soit d autre. Je comprends qu il y ait des personnes fâchées aujourd’hui mais ce que je ne comprends pas c est leur volonté de détruire un si beau édifice qui est kokopelli. Je pense que des mises en question sont utiles et la dialogue autant mais la haine et la rage n engenre que leur propre chute. Tout en reconnaissant les manquements chez les dirigeants de kokopelli, je me demande comment ceux qui attaquent avec autant de ferveur arrivent – ils à se justifier?  Etes- vous de si parfaits exemples de l humanité pour vous permettre de telles accusations? En conclusion j aimerais de nouveau porter mon soutien à ceux qui ont tant donné pour que kokopelli continue à exister aujourd’hui et porter mon témoignage afin de montrer que tout  n’est pas mauvais chez kokopelli , loin de là, et si il y’a eu des personnes fâchées de par le passé que souhaitent accuser ceux qu ils considèrent coupables à leurs yeux, rappelons que ces derniers ont aussi le droit de se défendre ! »

Alan Carter

 

 

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« J’ai effectivement entendu parlé de ce livre ma première impression c’est que ce livre est sale et ne cherche qu’a nuire, je travail avec Dominique Guillet depuis une petite vingtaine d’années. J’ai commencé par m’intéresser au jardin de la rose et de la Passiflore puis j’ai produit des semences pour Terre de semence  et enfin pour Kokopelli j’ai toujours été payé  Toujours !!!!!!!!!! et avec des tarifs corrects .Je ne suis pas un disciple de Dominique j’ai toujours pu conserver une indépendance .Je suis producteur de semences et maraicher en Biodynamie je produit des semences aussi pour Germinance, Agrossemens et j’ai même un contrat avec le Biau germe et enfin je siège au GNIS a la section potagère au collège des agriculteurs multiplicateur ou je représente la bio . Bref je n’ai jamais eu de problème relationnel avec Kokopelli ni été témoin de quoi que ce soit, j’espère que mon témoignage te sera utile. »

Jean-Michel Peulier, Gaec Champs Libres

 

 

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« Je suis Silvia, productrice à kokopelli depuis 4 ans. De mon coté tout se passe bien : tous les ans je reçois ma commande le mois de janvier, dans laquelle sont indiqués les variétés et le quantités de semences désirés. Pour établir ce listing, j’envoie moi même au responsable ma disponibilité en surface et quantité des variétés, avec des indications sur mes préférences. Une grille des prix est mise à disposition. Des indications précises sur les distances d’isolation de chaque variété, relatives à ma zone géographique, m’ont été donnés. Des voilages anti-insectes sont parfois nécessaires. Lors d’une réunion annuelle avec les autres producteurs, je livre le semences que j’ai réussi à produire : elles doivent être parfaitement triés ( des machines professionnelles sont mises à disposition des producteurs), congelés ( pour tuer les parasites) et séchés, sous peine de ne pas être recevables. Tout ce qui a été commandé est bien évidemment acheté au prix prévu. Le surplus ( mais ca m’arrive rarement de produire beaucoup plus du prévu) m’a été toujours acheté, des fois mis de côté et repris quelque mois plus tard. Le payement est effectué au plus tard au printemps, des fois en deux fois décalés d’un ou deux mois. Ce fonctionnement me conviens et les prix pratiqués aussi. Des augmentations des prix se présentent chaque quelques années.  Si une variété se présente beaucoup plus difficile à produire que d’autres, je peux proposer un prix different en accord avec le responsable.Un réseau de contact entre les producteurs a été mis en place, pour profiter des expériences des plus anciens et poser des questions, partager ses difficultés. Une visite de mon terrain par une technicienne de l’association, une productrice de vielle date, a été effectué. Pour chaque variété cultivé, je dois remplir une fiche technique où j’indique toute les informations de culture et les résultats de la production, les maladies, les observations sur l’identité de la variété… Mes lots de semences sont contrôlés, pesés et préparés à la conservation par une salariée. Elle effectue des test de germination systématiquement. Si des lots ne germent pas bien, ils ne sont pas mis en vente. Apres la vente ca appartient à l’acheteur de conserver ses semences vivantes. La moindre exposition à la chaleur ( un sac oublié dans la voiture..) et à l’humidité sont fatales pour des graines non traités et non conservés dans des enveloppes étanches comme celles du commerce industriel.

Je suis un femme, paysanne, étrangère, mère de quatre enfants : je tiens à souligner que cela est une force et non pas une faiblesse. L’être humain s’élève avec la difficulté de la tache. Etre une femme dans une société patriarcale est un défi d’entrée; le métier de paysan est en voie de disparition; choisir de vivre et travailler dans un pays different de celui où on est né, grandi et fait ses études, sans disposer de l’aide de sa propre famille, ni du réseau d’amis et connaissances est bien évidemment assez compliqué; mettre au monde, allaiter et élever quatre enfants nécessite d’une grande energie.

Je suis fière de ce parcours et je  trouve que, si l’équipe kokopelli s’enrichi de personnes comme moi, c’est signe de d’ouverture d’esprit ! »

Silvia Ferretti, productrice dans l’herault.

 

 

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« Je suis maraîcher et producteur pour Kokopelli depuis 2014, et je souhaite autant que faire se peut (je manque cruellement de temps -en pleine saison- pour rebondir sur toutes les inepties lues par-ci par-là) réagir à cet article et éclaircir certains points, à savoir « de comment çà se passe avec les producteurs ».

Avant toute chose, quelques considérations qui m’ont poussé à écrire ces lignes au milieu de la nuit alors que je serai dans mes cultures à 6-7h du mat et que çà me fait bien chier de sacrifier de mon sommeil:

  • je suis extrêmement déçu par cette publication qui n’est pas du tout à l’image de l’éthique journalistique que je connaissais de CQFD, journal qui m’avait emmené par des enquêtes de terrain dans le quoditien des migrants de Ceuta ou Melilla, chez les kurdes du Rojava ou dans les barricades de Oaxaca… merde ici on a un différent à quelques bornes et il semble inopportun de recouper des sources, envoyer un reporter, prendre du recul… résultat : un coup de fil à trois rédacteurs d’un bouquin à charge et un titre sans appel, un verdict « kokopelli, c’est fini.. »
  • il y a sûrement des erreurs chez les Guillet et la gestion de Kokopelli, mais il ne suffit semble-t-il pas de faire chuter Kokopelli (et quoiqu’on en dise une des dernières structures militantes, pour le moins dans la radicalité de son positionnement vis à vis du commerce des semences), il faut que chacun y vienne de son petit commentaire mensonger, jeter sa petite pierre… c’est abject. Elle est belle la pensée critique quand elle s’exprime !
  • en tant que producteur, je ne connais pas, ou très peu, l’ensemble de l’équipe salariale et les rapports qui s’y trame (je connais des interlocuteurs directs comme les chargés de production ou la personne qui contrôle les taux de germination -oui oui çà existe- mais n’ai quasiment pas de rapport avec le reste de l’équipe) et je ne m’avancerai donc pas dans les psychodrame qui s’y joue.

Je considère toutefois qu’aucune structure est assez précieuse (pour la biodiversité ou autre) pour sacrifier la dignité de chacun. Reste à savoir si les expériences relatées (et je ne nie pas qu’elles aient pu être douloureuses) sont réellement objectives et n’aient pas la rancoeur pour seul moteur. Concernant la partie « producteur » j’ai de gros doutes, d’où mon souhait d’intervenir pour élargir la réflexion à d’autres sons de cloches ; mon expérience, en tant que jeune producteur, étant très satisfaisante.

Donc, en quelques points :

  • Depuis que j’ai commencé à fournir Kokopelli (2014), les prix n’ont jamais varié à la baisse en cours de production. Ils ont peu ou prou jamais été révisé, si ce n’est à la hausse.
  • Les prix au kilo des différentes espèces sont dans l’ensemble correct. Certaines non, il suffit simplement au producteur de refuser la production de telle ou telle espèce. Les plannings de production sont proposés en hiver et ils sont ensuite discuté conjointement avec le producteur et Kokopelli. Personnellement, je n’ai aucun souci pour enlever ou ajouter une variété ou une autre. C’est quasiment du sur-mesure, et je ne me sens nullement pressurisé !
  • Egalement on ne pousse pas à l’hybridation (non mais j’ai vraiment lu n’importe quoi sur le net ou dans ce bouquin, je ne me souviens plus!). En règle générale, pour les espèces allogames une seule variété est donnée… après différentes méthodes existent pour garantir la conformité d’une variété d’une année à l’autre. Dans mon cas par exemple, j’ai en culture tous les ans – et sur ma demande – 4 à 6 variétés de Cucurbita maxima. Je procède donc moi-même tous les jours à la pollinisationmanuelle des fleurs de 300 à 400 plants. Soit-dit en passant c’est un travail quotidien de rigueur qui demande 3h par jour pour de tels quantités (qui s’ajoute au travail de producteur et de maraîcher) qui rend d’autant plus insultant les propos dispensés gratuitement sur des lots hybridés ou des délires de moutarde levant à la place de poivron (pas plus de commentaire là-dessus çà n’en mérite pas)
  • Oui, depuis cette année il y a des contrats écrits, avec des droits et des contreparties. Personnellement je m’en tamponne, jusqu’ici l’accord oral me suffisait et il a toujours été respecté. Quant au paiement des récoltes, il n’y a jamais eu aucun souci. Bien au contraire, d’une part les excédents de récoltes sont généralement pris et payés et d’autre part, à l’inverse de nombreuse structures semencières (qui à leur décharge ont peut être moins de trésorerie ?) fonctionnant en une sorte de dépôt-vente (paiement après vente, donc parfois 2 ans près semis ), Kokopelli paye à la livraison, ce qui est beaucoup plus confortable.
  • Concernant le taux de germination et pour ce qui s’y trame en interne, j’ai vu que Kokopelli avait publié ici https://blog.kokopelli-semences.fr/2017/06/qualite-des-semences-tests-de-germination-chez-kokope lli/

Je ne sais qu’ajouter, si ce n’est qu’en tant que maraîcher j’utilise en grande partie les semences que je produits pour eux. A ce jour je n’ai jamais eu un lot vendu à Kokopelli qui ne germait pas chez moi à minimum 80-90 % , et la plupart du temps à 100 %. J’achète également des semences à d’autres enseignes et ,bien souvent j’en suis désolé, la qualité de germination est moindre, sans être pénalisante toutefois.

Je reste disponible, autant que la charge de travail d’agriculteur me le permette, pour répondre à tout question ou même recevoir une véritable équipe de journaliste sur mon lieu de production. »

Greg, partie de sa réponse à l’article de CQFD

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« Kokopelli fait un travail extraordinairement ordinaire qui devrait être l’une des préoccupations principales de l’être humain. C’est-à-dire préserver les semences pour les générations futures. Dire que Kokopelli pratique le « capitalisme vert » c’est comme dire que Bayer est une entreprise philanthrope… Ça n’a pas de sens !  Les jaloux, les envieux, les matérialistes auront toujours des difficultés à comprendre ce qui les dépassent.

Toutes les plantes ne poussent pas à la même vitesse donc on ne peut pas demander à une plante qui vient d’être semé de produire déjà un fruit.

À bon entendeur ! »

Quentin et Haru, Jeunes producteurs Kokopelli

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« Je m’appelle Lex, je suis hollandais et producteur semences pour Kokopelli depuis 1996. J’ai rencontré Dominique et sa famille dans l’Allier, où justement “Terre de semences” (maintenant Kokopelli) est né. J’ai eu une forte sympathie pour son idéologie concernant les semences libres, non-hybrides et anciennes, et c’est avec un grand plaisir que je travaille avec Kokopelli depuis plus de vingt années maintenant. J’ai suivi Kokopelli de la naissance jusqu’à maintenant , et comment ils ont subi les attaques lourdes et les procès (de longs conflits avec le Gnis et le semencier Baumeaux), en sortant plus forts à chaque fois.

Au début nous étions une poignée de producteurs (“les anciens”), qui sont toujours là pour la plupart.

Concernant le paiement des factures, je n’ai  jamais eu le moindre souci. Au début de chaque année nous discutons le choix et la quantité des commandes qui, après la livraison, étaient toujour payées correctement.

Concernant la qualité de mes semences: 

Je surveille pour que le risque d’hybridation soit au strict minimum. Je fais toujours de mon mieux pour bien trier et livrer des semences avec un taux de germination le plus près de 100 %.

Je connais bien Dominique et Ananda, ils sont de vrais bosseurs. Durant mes 20 années avec eux, j’ai vu que tous les profits étaient bien investis dans des projets utiles et purement humanitaires, chapeau pour eux ! »

Lex, producteur dans l’allier

 

 

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« Alexandre,

  • anciennement et futur producteur multiplicateur de semences biologiques, indépendant.
  • actuellement à la ferme pour la production de semences biologique, employé.

Pour l’un et l’autre cas la production a été/est faite pour Kokopelli.

Je tenterai d’être le plus franc possible.

La suite n’engage que moi et ne contient aucune volonté de nuire ou de « brosser dans le sens du poil ». Simplement transcrire mes croyances et ressentis.

Bien entendu cela est écrit de mon plein gré sans aucune forme de menace ou pression.

– Premier point, de taille : Le nerf principal du/des malentendus réside, à mon goût, dans le terme d’Association Kokopelli.

Ce statut a très certainement eu son intérêt un temps. Peut être que l’ampleur qu’a pris Kokopelli aujourd’hui ne cadre plus avec ce statut… Association pour Ssf et la Collection, certainement. Sûrement moins pour le coté Boutique qui fonctionne comme une entreprise. Ananda ne s’en cache effectivement pas. Mais nous ne sommes qu’un tout petit nombre à graviter autour de Kokopelli et à connaître cette réalité. Le « grand public » l’apprend ces temps-ci et peut très certainement tomber de haut.

– Seconds points : « les accusations ».

Je développerai ici les différents sujets qui me tiennent à cœur et surtout dont je suis apte à parler. En tant que producteur, j’affirme que cette activité me motive sans comparaison possible avec la norme du « 35h au smic » (même en tant qu’employé, je reste loin de ce cota …). L’engagement est fort et le travail est fait dans un esprit de cultures et récoltes de qualités :

  • pour la nécessité et la satisfaction personnelle ;
  • pour la satisfaction des clients.

Les programmes de productions proposés par Dominique son sérieux, respectent les puretés variétales et les particularités des producteurs (préférences variétales, conditions climatiques, façons culturales, etc). Si jamais une erreur est constaté, un risque ou autre de pollution variétale, nous en discutons et écartons la ou les variétés en question. Globalement ces programmes sont stables et chaque producteur, une fois bien établi, sait d’avance les grandes lignes de chaque saison. Naturellement nous travaillons avec le vivant. Je n’ordonne en rien à la nature et malgré tous les soins, il m’est impossible d’empêcher un insecte ou le vent de transporter du pollen de loin et de venir ensuite chez moi. Dans le souci de limiter ces risques je parle avec les jardiniers alentours et leurs propose des plants à chaque nouvelle saison.

Les prix sont fixés par Kokopelli. En rien honteux, ils sont dans la moyenne de ce qui se pratique dans la profession. Depuis peu des contrats écrits sont passés avec les producteurs à l’initiative d’Ananda.

En comparaison à d’autres structures du même type, il est intéressant de travailler avec Kokopelli pour les raisons suivantes :

  • les productions sont achetés en totalité pour la quantité commandé ;
  • des surplus de production peuvent/sont régulièrement achetés au cours de l’année ou des années suivantes ;
  • les souches fournies sont gratuites.

Concernant les taux de germinations et l’attaque de la qualité de mon travail par ce biais, je dirais que les conditions d’une graine viable partent du champs jusqu’aux conditions de semis des jardiniers, en passant par le stockage et la conservation. Entre ces extrêmes des centaines de facteurs influent sur le taux de germination. Et non uniquement Kokopelli, qui pratique des tests sérieux sur nos productions depuis au moins deux ans.

A chacun de prendre ses responsabilités sur ce point ! 

Étant de caractère indépendant et autonome, tout comme mon employeur, il nous arrive de ne pas être d’accord sur certains points et qu’on se le dise. Au delà de ces « divergences d’opinion sur le boulot », nos rapports sont amicaux et jamais je n’ai été menacé de quoi que ce soit. Alors que par moments les raisons n’auraient pas manqué car si j’accepte de faire des tâches qui me semblent inappropriées, j’en ai aussi refusées d’autres. Mon projet est de redevenir producteur indépendant après le passage à la ferme et compter Kokopelli parmi les partenaires.

Pour finir je dirai que l’association Kokopelli, création humaine, n’est pas parfaite.

Ananda n’est pas parfait. Je ne suis pas parfait. Vous n’êtes pas parfais/parfaite. Nous avons tous nos responsabilités, nos poids sur les épaules. Une chose est sur, je n’aimerais en rien être a la place d’Ananda et tenir son rôle.

Dimanche 9 juillet 2017, tranquillement dans mon salon, »

Alexandre, multiplicateur à la Ferme Kokopelli

 

 

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Les témoignages des Salariés et anciens Salariés

 

« Quel soulagement ce fut, en travaillant avec vous, de voir qu’il existe encore de l’humanité, de l’entre-aide, de la bonne humeur , de l’écoute , de l’échange et de la liberté sur un lieu de travail. Merci de voir en un salarié une personne et non un chiffre d’affaire.

Et quelle surprise c’est, quand je vois circuler des articles sur ce « livre » qui pointe du doigt l’association sans connaitre ou vérifier les informations ces affabulateurs / affabulatrices. Comment peut-on défendre des personnes qui pendant 150 pages dénoncent le « capitalisme des dirigeants  » ainsi que leurs « conditions de travail déplorables » alors qu’ils vendent leur « livre » sur des sites comme Amazon, la Fnac ou Leclerc????  Qu’ils aillent bosser dans ces enseignes histoire qu’ils sachent ce qu’est réellement le libéralisme et le taylorisme .

Voilà, j’espère que ça pourra contribuer à rétablir la vérité ! »

Marine,  préparatrice Saisonnière

 

 

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« Oui, je voulais m’insurger contre ces attaques malodorantes.Je garde un excellent souvenir de Kokopelli et je trouve anormal qu’une poignée d’individus vous porte préjudice, je suis confiante que bientôt ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir…… en attendant courage et fais confiance en la vie. Peut être que ces personnes n’ont rien d’autre à faire que faire des histoires à ceux qui ont autre chose à faire ? mais s’attaquer à Kokopelli faut le faire….. »

Frédérique, ancienne préparatrice présente depuis le début de l’aventure jusqu’au déménagement en Ariège

 

 

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« J’ai participé à l’aventure Kokopelli dans le cadre d’un emploi saisonnier de février à avril 2017.Voici quelques impressions concernant cette expérience :

  • Sur le plan professionnel :découverte de la matière noble qu’est la semence dans toute sa diversité, apprentissage des techniques et des méthodes d’ensachage, travail sur la concentration et la minutie pour aboutir à un produit de qualité.
  • Sur la hiérarchie : respect de l’individu, capacité d’écoute, bienveillance. J’ai eu l’impression d’être autre chose qu’une exécutante mais une personne qui participe à un tout, que l’on sollicite dans les choix et qui peut intervenir et s’exprimer notamment dans le cadre de la réunion hebdomadaire.
  • Concernant les conditions de travail : l’ambiance est laborieuse mais bon enfant, possibilité de faire des pauses à divers moments de la journée, liberté d’organiser son temps de travail à l’intérieur de la plage horaire définie contractuellement. Sans oublier la qualité de vie quand, hors périodes d’activité intense, la journée se termine entre 16H et 17H !!!
  • Sur le plan personnel : J’ai beaucoup apprécié d’être en contact avec des personnes issues d’univers totalement différents réunies autour d’une même cause, le vivant, et j’ai toujours autant de plaisir à les revoir : responsables ou collègues. J’ai 57 ans et je peux affirmer que cette courte expérience a été l’une des plus enrichissantes de ma vie tant sur le plan professionnel qu’humain. »

Bernadette, préparatrice saisonnière

 

 

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  « Lorsque je lis votre article je me demande si on parle des mêmes personnes et de la même association !

Je travaille depuis octobre 2016 chez Kokopelli. Pourtant allergique au CDI depuis mon départ de Paris il y a un an j’ai postulé au poste de comptable : enfin un lieu où on ne demande pas un CV long comme le bras et un déguisement tailleur jupe ! Je défie toutes les personnes qui ont « témoigné » comme victimes d’aller travailler dans une grande entreprise à la Défense et de se faire fouiller à l’entrée de l’entreprise, de passer des détecteurs de métaux et d’avoir des caméras braquées sur eux toute la journée et d’être un pion parmi d’autre. Alors se plaindre d’une « pointeuse » ou se faire épier par exemples ça me fait beaucoup rire. 

Flicage à la tâche : Demander à ses salariés d’être productifs il me semble que c’est normal ? on est là pour quoi ? se faire les ongles et envoyer des textos à nos potes ?

On croirait avoir à faire à des enfants pourris gâtés qui ne supportent pas l’autorité.

Chantage et harcèlement moral : Toutes les semaines nous nous réunissons pour échanger. Tous les sujets peuvent êtres abordés sans jugement, ainsi nous pouvons tous évoluer dans de bonnes conditions et garder un esprit d’équipe sain. Que demander de plus ?

Je travaille depuis 9 mois chez Kokopelli sans pression, en toute autonomie auprès d’un responsable qui me fait confiance et en qui j’ai confiance.

Grâce à votre article je réalise la chance que j’ai de travailler chez Kokopelli. »

Sabrina, comptable

 

 

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« Lettre en réponse aux accusations portées a l’encontre de l’Association Kokopelli sur les conditions de travail des salariés. J’ai été embauchée en Février jusqu’à fin Avril 2017 en tant qu’employée saisonnière par l’association Kokopelli. Je souhaites témoigner de mon expérience car j’ai été choquée, oui c’est bien le mot, par les accusations portées a l’encontre de mon ancien employeur. Je n’ai pas lu le livre qui est porteur de ses accusations , je n’ai pas particulièrement envie de me plonger dans ce genre de lecture, j’ai pourtant eu ouïe de son contenu notamment via l’article publier par « les jardins du possible ».

Tout d’abords je souhaite aborder les questions d’harcèlements, menaces, chantages…de la part des responsables de l’association. Je n’ai jamais vu de tel choses en y travaillant, au contraire, les responsables ont été accueillants, ouvert à la discussion, respectueux et toujours disponible pour me guider et me renseigner. Moi qui ne connaissais pas grand-chose dans ce domaine, j’ai rencontré des personnes passionnées qui m’ont beaucoup appris.

 Il serait aussi dit dans ce livre qu’il y ai une « interdiction de parler pendant les heures de travail » ??? Certainement pas ! J’étais personnellement préparatrice de commande et je peux dire que je n’ai jamais autant RIS en travaillant. Nous parlions, blaguions et parfois chantions ! Quand est-il de la pointeuse ? Effectivement de premier abord cela fait penser a l’usine mais en pratique c’est loin de desservir le salarié, au contraire. Enfin pour un salarié motivé et sérieux, je précise. La pointeuse permet de prendre ses pauses quand on le désir et d’être autonome pour gérer son temps de travail. A savoir si le salarié prend 3 heures de pauses il ne sera pas payé pendant ses heures là c’est pour cela que j’ai précisé que pour un salarié motivé et sérieux la pointeuse n’est absolument pas un problème. Cela fait dix  ans que je suis dans le monde du travail et à Kokopelli c’était la première fois que toutes mes MINUTES de travail étaient rémunérées ! La pointeuse ne fait pas de bénévolat.

 En tant que travailleur saisonnier j’étais a Kokopelli pour travailler et gagner de l’argent. Chose faite. Et plutôt bien payé, taux horaire supérieur au SMIC, toutes les heures supplémentaires payées selon le code du travail. Je peux dire aujourd’hui, après dix ans a avoir enchaîné des emplois que mes conditions de travail n’ont jamais été aussi bonne qu’à Kokopelli.

 Je le redis, je suis choquée des propos tenus dans ce livre et qu’ils soient relayés sans vérification.

 Et j’attends avec impatience la prochaine saison avec l’Association Kokopelli ! »

 Eva, préparatrice saisonnière

 

 

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« Mon impression personnelle de Kokopelli est celle d’individus bien différents rassemblés par leur passion commune et sincère, celle de leur métier et de la préservation de la Biodiversité et de la richesse de la Nature ! Rigueur et concentration sont certes indispensables mais je ressens surtout de la bonne humeur et de la joie dans nos locaux ! Fraîchement arrivée comme nouvelle secrétaire, j’ai été encadrée, formée, écoutée par mes collègues qui avaient envie de connaître mon ressenti et de savoir si je me sentais à l’aise sur mon nouveau poste. Nous nous réunissons chaque semaine et cette régularité permet de maintenir une pluralité d’avis, d’idées et que l’information circule le mieux possible.

 Pour résumer : j’ai le sentiment que le respect de la biodiversité s’ajoute bien ici au respect de la personne humaine et je suis super heureuse de travailler ici ! »

Marie, secrétaire

 

 

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« Voilà ce que je réponds personnellement : que ce « manifeste » est le résultat d’une colère de certaines personnes de l’Ariège qui ont travaillé chez Kokopelli sans vouloir respecter les conditions de travail établies et que si ça ne leur plaisait pas, elles pouvaient partir en toute liberté.

Elles étaient soi disant « militantes », mais plutôt « chercheuses d’embrouilles » (pour parler gentillement) : rien d’autre à faire !

Que moi personnellement, j’en avais rencontré une, lors d’une réunion de producteurs, elle s’était mise à notre table et je l’avais trouvé très agressive pour une histoire de plat sans gluten…alors il fallait imaginer le reste ! autrement je dis que tu apprends sur le tas et que tu n’es qu’un humain ,qui peut se tromper comme tout le monde…. ce n’est pas parce que tu es le directeur de Kokopelli que tu es un « surhomme », en plus vu ton âge, tu as tout à fait le « droit » de te tromper !!! c’est un job tellement stressant que personne ne peut s’imaginer si elle ne l’a pas déjà fait ! Alors, franchement, prends tout cela avec suffisamment de recul et de sagesse, ce ne sont que des balivernes et les « vrais » adhérents de Kokopelli ne nous laisseront pas tomber, j’en suis certaine car on les voit tous les week ends, les yeux dans les yeux !!! »

Pascaline (message à Ananda), représente Kokopelli sur les Salons et salariés depuis 2006

 

 

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« Kokopelli est comme toute organisation un système qui gère un budget et de l’humain. Elle sera donc toujours sujette aux déceptions et critiques. Il n’y a rien à justifier ni à revendiquer. Après, les choses n’arrivent pas par hasard et si ça a pris cette ampleur, c’est peut-être plus l’occasion d’une remise en question que dun combat contre les nouveaux médias de la desinfo…? Sinon, si je voulais faire un bilan, c’était pour te remercier d’être un gérant présent et à l’écoute et pour te dire que c’est la première fois que je travaille sans stress. Grâce à kokop, je retrouve le goût du travail. Merci Ananda. »

Ophélie (message à Ananda), rédactrice

 

 

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« Être salariée à Kokopelli a été ma meilleure expérience, j’ai rarement eu la chance de travailler dans des conditions où je me suis senti aussi bien. Une ambiance générale agréable, j’ai toujours été heureuse de me lever pour aller au travail ; des réunions entre les différentes équipes une fois par semaine pour partager, échanger, prendre des décisions ; des possibilités de s’arranger quand un employé a un imprévu.

Depuis 10 ans que je travail comme saisonnière dans tout un tas de domaine différent, Kokopelli a été la première fois où j’ai réellement eu envie de m’investir. Et je souhaite de tout cœur pouvoir retravailler pour cette association quand je serais de retour en France. »

Virginie, préparatrice saisonnière à l’ensachage

 

 

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« J’ai été secrétaire à Kokopelli pendant un peu plus d’un an. Ce fut l’occasion pour moi d’appendre vraiment une multitude de choses, et, malgré mon peu d’expérience, ils m’ont fait confiance. Ayant travaillé dans plusieurs autres boites, pour moi être à Kokopelli fut un plaisir.  La preuve : maintenant que j’ai arrêté d’y être secrétaire, grâce à l’aide de Kokopelli, j’ai pu acheter notre ferme et m’installer en tant que productrice de semences.

Kokopelli est obligé de fonctionner comme une entreprise : beaucoup de salariés à payer, un projet tel que SSF à faire fonctionner etc… Je comprend que cela puisse en gêner certains,  mais peut être n’ont ils jamais travailler ailleurs et qu’ils ne se sont pas rendu compte de la qualité de travail à Kokopelli ? C’est la seule explication que je trouve.

Dans tout les cas, d’après moi, si on doit retenir une chose, c’est que le travail de Kokopelli est vraiment honorable : sensibiliser le public sur le chaos qu’est en train de devenir le monde, pas beaucoup  »d’entreprises » peuvent s’en vanter !!  Ils réussissent le prodige à réveiller les gens sur le gros problème de la semence. Rien que pour ça, je suis fière d’avoir contribuer à ma manière à ce beau projet! »

Kyria, ancienne secrétaire
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« Je suis arrivée à Kokopelli en Octobre 2016 pour commencer un contrat de professionnalisation sur 1 an. J’ai deux missions principales en collaboration avec Angelika : la gestion de la qualité des semences et des relations avec les producteurs multiplicateurs. Par exemple, je teste tous les lots de nos producteurs pour savoir s’ils sont viables dans des conditions favorables. Si les résultats donnent des pourcentages en dessous de 65% pour les fleurs et 75% pour les légumes, les lots ne seront pas mis en vente, mais cela reste exceptionnel. Je suis aussi allée voir certains de nos nouveaux producteurs accompagnée d’une productrice de longue date afin de répondre à leurs questions et de découvrir leur jardin.

Depuis mon premier jour j’adore travailler à Kokopelli. J’apprécie de pouvoir communiquer avec chaque personne de l’entreprise peu importe son poste. Ceci me permet d’apprendre au quotidien, si j’ai des questions je peux demander à tout le monde et personne ne me jugera. C’est la même chose pour les autres et cela favorise un climat d’entraide. Cela permet aussi de diversifier mon travail et de progresser, j’ai ma mission principale mais je peux aller aider les personnes qui rédigent les conseils jardinages ou le salarié du jardin de Kokopelli ou encore la journaliste. Dans tous les cas, mes idées seront prises en compte et nous pourrons discuter pour améliorer le rendu. Tous les jours je travaille dans un climat de confiance, dynamique, au sein d’un bouillon de créativité. »

Chloé, en contrat de professionnalisation 
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« La raison pour laquelle je ne réagis que maintenant est que je ne voulais pas laisser plus de « place »  aux mensonges du livre « Nous n’allons plus pointer chez Gaïa » et ne pas faire de pub pour quelque chose qui ne reflète pas du tout notre fonctionnement et notre ambiance à Kokopelli. 

Un meilleur titre serait « Nous n’aimons pas travailler mais préférons discuter chez Gaïa ». A la sortie du livre, son contenu était déjà obsolète et tous les chiffres que vous trouvez dedans sont insignifiants, sauf la durée de travail des personnes qui ont témoigné, qui parle pour elle-même (3 à 6 mois). Je réagis aujourd’hui pour répondre à nos producteurs, clients et adhérents qui se posent des questions sur les articles des journalistes qui ont bêtement résumé ce livre sans vérifier quoi que ce soit.

Par exemple, non, il n’y a pas de soucis avec la viabilité de nos semences, je teste moi-même la capacité germinative de chaque lot reçu. Ils ne seront pas mis en vente si le résultat du test est négatif. De même, chaque membre de notre équipe a compris le bon sens (le bon usage) de la pointeuse : chaque minute de travail est rémunérée. Si je viens plus tôt et que je reste plus tard je peux prendre des heures de récupération. Enfin, non, à Kokopelli ce n’est pas interdit de parler mais nous avons besoin de calme pour pouvoir nous concentrer ; vous pouvez imaginer 8 personnes autour d’une table d’ensachage ou à la préparation des colis en haute saison ? Pour que le client reçoive ses graines correctement et rapidement, nous devons tous suivre une organisation précise dans un climat paisible.

Je peux résumer le contenu de ce livre à un « malentendu, une confusion » : les salariés en question ont confondu « militantisme bénévole » et « travail salariale » au sein d’une association. Nous tous, qui avons un contrat de travail chez Kokopellli, nous signons pour un travail intéressant et engagé mais pas pour mettre sur pied des actions militantes ou un combat social. Toute personne qui travaille à Kokopelli sur le long terme, remplie une mission intéressante, une fonction « multitâches » et se réjouit d’une formation en continue. 

Les initiateurs de ce livre sont des gens qui font de la révolte un métier, c’est leur mission dans la vie, ils sont contre tout et n’importe quoi : le premier jour l’un d’eux arrive chez Kokopelli et s’étonne : « Il n’y a pas de musique ici ! et personne ne se révolte contre ça ? » ; c’est à ce moment que son « combat social » a démarré et ça n’a pas arrêté pendant trois mois. Ils sont contre la hiérarchie, contre l’autorité, ils voulaient installer tout de suite « une hiérarchie horizontale », ils sont contre les propriétaires, qui ont fait lever les prix des maisons et des loyers, ils sont contre les capitalistes, ceux qui ont une nouvelle voiture, ceux qui ont du succès.

Les protagonistes du livre souffrent d’une jalousie envers tous ceux qui avancent et qui réussissent. Ils se sentent délaissés par la chance et se sont les autres qui sont coupables pour leurs déceptions. A cause de leurs combats mal choisis ils n’arrivent jamais à réaliser quelque chose. Ils ne supportent aucun contrôle, et le fait de leur demander, à eux, d’éteindre leurs portables est une atteinte à leur vie privée.

Depuis leur départ nous travaillons dans une bonne ambiance, un dynamisme exemplaire et avec grand plaisir. 

Comme salariée depuis presque 4 ans, je vous invite à venir nous voir avec vos questions et vos doutes et je vous conseille plutôt un livre qui exprime mille fois mieux de ce que je voulais exprimer : « Hillbilly Elegy » de J.D. Vance au lieu de l’autre livre en question qui ne vaut rien, mais bien sûr, ce n’est que mon avis. Depuis mon premier jour, je suis absolument reconnaissante de pouvoir travailler chez Kokopelli, avec une équipe formidable et un directeur de très grande qualité. »

Angelika, responsable de production
* * * *

« J’ai eu l’opportunité de travailler pour Kokopelli pendant 3 mois, j’y ai trouvé l’ambiance chaleureuse et j’y ai rencontré un directeur patient, conciliant et généreux. Je me souviens d’une réunion avec toute l’équipe où chacun pouvait prendre la parole et était écouté (chose rare) et où il nous était fait un bilan des actualités de l’association, expliqué les différents projets … Personnellement, une réunion aussi bien menée, en 20 ans de vie professionnelle, je n’en ai jamais vu … Bien sûr, il y a, comme partout, des « coups de bourre », parfois un peu de stress, des difficultés et des mécontentements … Toutes les choses que chaque être humain est amené à traverser dans sa vie, personnelle ou professionnelle … Bref, j’ai eu la sensation d’être non seulement bien traité, mais en plus j’ai pu découvrir l’enjeu des semences et l’engagement passionné de Kokopelli, et surtout de leurs responsables, pour la juste cause.

Bravo pour votre engagement, votre générosité, et votre passion pour la Vie !

Amicalement, »

Vianney, préparateur saisonnier à l’ensachage
 * * * *
  « J’ai cuisiné l’année passée pendant 3 jours pour Kokopelli à l’occasion de la rencontre des producteurs. Ils ont passé beaucoup de temps et d’énergie à m’aider pour la mise en place de la cuisine et du matériel, avec patience, dévotion et efficacité, en plus de leurs horaires de travail. Ils m’ont fourni gratuitement plus de la moitié des légumes nécessaires pour nourrir 35 personnes pendant 3 jours, afin qu’ils puissent être nourris avec la bonne nourriture bio de la ferme. L’ambiance pendant ces 3 jours était très chaleureuse et je me suis sentie soutenue et appréciée. Pour finir ils ont accepté avec gentillesse de rajouter au prix que je leur avais demandé au départ car j’avais dépassé mon budget courses et heures !

Rien à dire…des employeurs exemplaires, doublés d’humains généreux, positifs, qui trouvent toujours des solutions à tout ! Je suis très impressionnée et inspirée par leurs dévouement et leur énergie sans limites.

J’ai aussi vu  en allant chercher leurs légumes qu’ils vivent dans une maison en chantier depuis un bon moment, car ils ne prennent que très peu de temps pour leur vie et leurs besoins personnels. Leur demeure respire la simplicité et leurs jardins sont soignés. Ananda et Charlotte travaillent tard tous les soirs et le week-end ils s’occupent de jardin… Quel courage, quelle ferveur ! Merci de l’exemple.

Je connais personnellement quelque-unes des personnes réactives à Kokopelli. Je les perçois comme des personnes blessées intérieurement et sans maturité, cherchant à régler des tensions personnelles ainsi que des problèmes de rivalité et de jalousie. Ce sont des personnes que je trouve malhonnêtes et dont les arguments ne tiennent absolument pas la route quand on creuse un peu. Je trouve très triste qu’ils puissent obtenir de la crédibilité. »

Christelle
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« Voilà maintenant 6 mois que je pointe chaque jour chez Kokopelli et j’en tire une certaine fierté.

 Je suis chargée de rédaction produit et j’aime mon boulot, la liberté d’organisation et d’action innérantes, plus ce qu’il m’apporte en termes de savoirs et connaissances du monde végétal.
 J’ai beaucoup de plaisir, tous les matins, à rejoindre chacun et chacunes de mes collaborat-eurs/rices, collègues, associé/es, salarié/es de Kokopelli qui participent à tisser une toile humaine riche, inspirante et bienveillante, avec lesquels travailler rime avec créer, échanger et partager.

 J’ai également beaucoup de respect et d’estime pour les fondateurs et les constructeurs de cette association qui ont participé et participent encore à changer les choses, à bouger, à lutter POUR une cause qui me semble juste et nécessaire.
J’apprécie de travailler avec celles et ceux qui sont chaque jour acteurs et défenseurs des droits du vivant.

 Je suis ravie de me lever chaque matin en me disant que pour une fois, peut-être même pour la première fois de ma vie en temps que salariée, je propose mon temps utilement, pour une cause, pour une association et avec des personnes qui partagent ma pensée, mes valeurs et revendications et d’une certaine façon mes aspirations pour un monde plus libre ainsi que mes désirs d’évolution de l’humanité et de respect du vivant.

 Je vis mon salariat au sein de notre association comme une chance et je considère plus travailler « AVEC » Kokopelli que « pour » Kokopelli.
Chaque jour j’ai l’impression de me lever POUR avancer, de travailler POUR améliorer la situation de la semence, du végétal et de l’humain à travers le monde et c’est pour moi une cause primordiale et une place qui me fait me sentir utile.

 De plus, je me réjouis chaque jour de voir mes plantes potagères issues des semences de Kokopelli croître à vue d’œil et surtout nous nourrir généreusement ma famille et moi-même.

 Pour tout cela, j’ai envie de dire MERCI à tout Kokopelli. »

Lisa, chargée de rédaction produit
* * * *

« Une amie m’a recommandée auprès de Kokopelli alors que la saison battait son plein. J’ai été appelée pour un entretien avec la DRH Angelika, entretien durant lequel tout m’a été explicitement présenté comme ce qui suit:
⁃ 35h doivent absolument être effectuées chaque semaine, peu importent les horaires, en respectant toutefois de ne pas arriver après 9h du matin. Si celles-ci sont dépassées, les salariés peuvent partir 1h plus tôt le vendredi et toute heure supp’ restantes à la fin du mois est indemnisée à sa juste valeur
⁃ il est possible de travailler certains dimanches en période de « rush », mais ça n’est absolument pas obligatoire, c’est à l’initiative de qui en éprouve l’envie/le besoin (payé double, naturellement, et uniquement l’équivalent d’une 1/2 journée)
⁃ le samedi, personne ne travaille, boutique fermée
⁃ sauf cas de force majeure, pas de congés pour les CDD (naturellement, nous sommes saisonniers), et bien sûr les congés non pris sont également justement rémunérés en fin de contrat
⁃ système de badge-pointeuse : outre le besoin de boire (café, eau, thé…) ou d’aller aux toilettes (autant que nécessaire naturellement, et jusqu’à 10 minutes par pause), toute pause à l’extérieur des locaux doit être badgée aller-retour pour être déduite du temps de travail. En tant que fumeuse, ça peut être frustrant et dans le même temps, ça permet d’être moins tenté par une pause cancer ! Personnellement, je faisais une pause cigarette toutes les deux heures. Niveau règlementation dans le travail, Kokopelli n’a rien à envier aux autres secteurs, car je sais qu’à l’usine 20 minutes de pause sont autorisées seulement toutes les 6h (rémunérées cependant)
⁃ le temps de repas est également déduit du temps de travail. Je sais que dans la fonction publique c’est également le cas, sauf que dans cette dernière 3/4 d’heures de pause sont obligatoires, tandis qu’à Kokopelli, si l’on mange vite et qu’on souhaite terminer plus tôt, libre à nous de ne prendre qu’1/2 heure et à l’inverse, si l’on éprouve le besoin de prendre 1h voire un peu plus pour couper la journée, libre à nous également. Ce qui compte c’est de comptabiliser au moins 7h de travail à la fin de la journée (car 7 x 5 = 35h)
⁃ l’ensachage (puisque c’était ma fonction) peut-être pénible car l’on reste toute la journée assis. Il est important d’être calme et peu dispersé pour cette tâche. Egalement, si l’on éprouve les moindres douleurs musculaires/articulaires, des séances d’ostéopathie sont offertes par l’association.

Pour ma propre expérience, voici :

Un environnement de travail calme et apaisant. A l’ensachage, nous sommes en général tellement concentrés que c’en est méditatif! Toutefois, environ 15 minutes à chaque heure, des discussions et des rires pour décompresser, échanger infos, astuces, blagues…
Il m’est arrivée plusieurs fois de ne pas atteindre tout à fait les 7h à la fin de la journée (de 5 à 15 minutes manquantes), et je me suis toujours arrangée pour compenser le reste de la semaine. Rien ne m’a jamais été reproché de ce côté-là.
D’ailleurs, même dans mon rythme de travail, on m’a bien précisé qu’il fallait être fluide et régulier, mais on ne m’a jamais reproché de ne pas être assez rapide (bien que n’ayant travaillé qu’un mois, je me situais assez souvent en-dessous de la moyenne du temps d’ensachage). Le travail bien fait est naturellement privilégié face au « rendement ».
Grâce à une équipe enthousiaste et solidaire, il est même possible de négocier entre nous le choix des semences à ensacher (par exemple, je me portais volontaire pour les fèves car la façon de les ensacher horripilait mes collègues tandis que moi j’adorais, trouvant que ça cassait la routine!)
Mon amie à l’origine de mon recrutement travaillant aux commandes, j’ai toujours été libre d’aller la voir en boutique quand bon me semblait, notamment pour lui proposer d’aller en pause ensemble. Bien sûr, il faut soi-même être raisonnable, je ne me serais pas permise de la solliciter toutes les 1/2 heures, nous ne sommes pas en colonie de vacances, bien que la bonne humeur et l’humour de chacun puisse parfois donner cette ambiance!
Restaurant offert par le directeur la dernière semaine des saisonniers, toujours dans la joie et la bonne humeur!
Et jamais je n’ai eu une si grosse paye, (je n’ai seulement fait pour heure supp que 4h un dimanche, parce que je l’ai sollicité). Bien sûr, c’est dû notamment aux indemnités de fin de contrat, toutefois, dans AUCUN AUTRE TRAVAIL je n’ai été si bien payée pour un 35h, même à la fin de mon contrat dans la fonction publique.

Je tiens à préciser, avant que le lecteur se fasse une idée de moi comme étant une salariée humble et conciliante car jeune et précaire, que je suis certes jeune, mais rien du reste ! J’ai le feu en moi qui s’embrase face à l’injustice, je sais être (et ai été) très procédurière dans ma vie et dans l’un de mes derniers emplois, car victime de harcèlement moral (discrimination sur mon apparence physique, sur mon attitude trop « désinvolte », supérieur constamment sur mon dos à épier ma méthodologie de travail) et soyez sûr que si Kokopelli manquait régulièrement et sciemment au respect de ses salariés, je m’en serais aperçue!Or, je ne souhaite qu’une chose, c’est pouvoir retourner y travailler pour la prochaine saison, plusieurs mois cette fois. Le rythme est intense, mais pas insoutenable pour tout travailleur averti, et le savoir-être de l’association, sa hiérarchie et les salariés qui la composent est tel que le bon moral nous pourvoit de toute l’énergie nécessaire!

Cependant, avec recul j’envisage tout à fait que antérieurement, d’autres salariés aient pu avoir un ressenti différent, et que si moi-même j’ai été bien reçue et bien informée, c’est parce que direction comme service RH ont fait du chemin depuis et ont probablement réajusté leur présentation, et c’est tout à leur honneur car comme nous, ils sont des êtres humains gagnant en expériences et s’assagissant à la suite des difficultés rencontrées!
Puisque mon témoignage sert à rendre compte de toute mon expérience relative à l’association, j’ajouterais que j’ai croisé deux des personnes à l’inititative du livre « Nous n’irons plus pointer chez Gaïa », l’une dans un bureau de tabac qui m’a vue observer l’ouvrage et l’autre que j’ai prise en stop ; et ce que je pourrais dire à leur sujet c’est qu’en écoutant leurs principes et la manière dont elles les exprimaient et les défendaient, j’ai vu de sympathiques idéalistes anti-système pour qui il est certainement difficile de se plier aux contraintes qu’inflige le monde du travail (ce que je comprends tout à fait, il n’est point question ici de jugement de valeurs, moi-même je trouve le monde du travail barbare et ne souhaiterais pas y consacrer 300 jours par an).
De surcroît, lorsque l’on est anti-système, et que l’on arrive dans un milieu « associatif » tenu par des personnes très ouvertes d’esprit de prime abord, on se fait certainement une idée joliment erronée de ce qui nous attend. Comme je l’ai dit précédemment, la joie et la bonne humeur des uns peut générer l’esprit de vacances chez les autres, et effectivement si autrefois le service de recrutement n’avait pas su présenter le juste revers de la médaille, l’idéalisation du travail, de son rythme et de ses missions est conséquence relativement naturelle.

Kokopelli ne prétend pas incarner la perfection salariale, mais se remet sans cesse en question et invite ses travailleurs à s’exprimer sur leurs conditions, alors évitons de sombrer dans le manichéisme! »

Andréa, préparatrice saisonnière à l’ensachage
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« Une saison à Kokopelli ou la fierté de mon premier contrat

J’ai été embauchée pour ma première saison chez Kokopelli au printemps 2016,,accueillie à l’association par Aline et Angelika (mes futures supérieures). Mon entretien d’embauche ainsi que leur briefing fut rapide, efficace et motivant. Elles ne me cachent pas que le rythme de travail durant la saison des semis chez Kokopelli est soutenu. Et qu’il est vital pour le bon fonctionnement de l’association qu’ils puissent compter sur la motivation des saisonniers. J’accepte.
Je commence trois jours après dans une ambiance accueillante et bienveillante de la part des autres à mon égard. Aline se charge de me former au poste de préparatrice de commandes. Ce travail me plaît. Je me réjouie d’être utile, d’apprendre,de rencontrer tout ces gens. Je m’intègre rapidement, je me sens à l’aise et très vite l’humour et les blagues s’installent dans la boutique. Nous travaillons ensemble.
Ananda me fais toujours rire. Sa présence détend l’atmosphère dans la boutique.  Je ris intérieurement lorsque je pense à mon patron passant les portes de l’association avec son chapeau de paille, le sourire jusqu’au oreilles: il revient de la ferme.
Ma première saison se termine trop vite. Tout le monde me dit au revoir et on me glisse plusieurs: « à bientôt j’espère… » Puis Aline et Angelika me proposent clairement de revenir pour la saison prochaine. En rentrant chez moi je ne peux m’empêcher de verser quelques larmes en songeant à cette aventure « Kokopellienne » ainsi qu’à tous ces nouveaux gens que j’avais rencontrés.
La saison suivante (printemps 2017 de fin Janvier à fin Mai) fut encore mieux. Mon poste évolue quelque peu, j’aide les nouveaux, je remplace Aline lorsque celle-ci s’absente: on me fait clairement confiance, mon travail et mon implication sont valorisés. Les liens se resserrent encore, je suis vraiment bien là-bas, si bien que mes heures supplémentaires s’accumulent!  Je suis au top!

Il est plus simple de détruire que de construire 

Puis on me parle de ce que tout le monde appellent « Le livre ». Personnellement  je n’appellerai pas ça un « livre » mais plutôt un joli ramassis de bêtises pour rester polie. Je parle bien sur de « Nous n’irons plus pointer chez Gaïa, jour de travail chez Kokopelli ».
Je l’ai lu, puis j’ai su. J’ai ris, beaucoup ris en fait. Mai j’ai également été saisie d’un élan de compassion pour Ananda. Les termes utilisés pour montrer les membre de la famille Guillet du doigt sont cruels. Ce « livre » n’ai en rien constructif. C’est un outil visant à détruire. Un acte faible écrit par des lâches.
Par ailleurs, j’ai eu la « chance » de rencontrer un de ses hippie-bobo pseudo révolutionnaire qui travaillait auparavant chez Kokopelli. Imbibé d’alcool et de colère (comme à chaque fois que je le vois) celui-ci tente de me provoquer en me posant des questions sur mon travail et ajoute qu’il va se faire une joie de taguer les nouveau locaux de l’association. (Pas très fut fut le bonhomme). Bref, révolutionnaire de comptoir.
Il n’y a ni scoop ni scandale chez Kokopelli. Et mon patron n’est pas un bourreau tyrannique. Bien entendu, chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais personnellement mon temps de travail au sein de l’association Kokopelli est toujours un plaisir (pour mon moral mais aussi pour celui de mon banquier car non, nous ne sommes pas payés « une misère »).   😉

J’ai confiance en l’avenir et je sais que la vérité triomphera. »

Johanna, préparatrice saisonnière
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« J’ai rejoint l’équipe Kokopelli, il y a maintenant 1 an. C’était alors une création de poste en tant que chargée de communication.
À mon entretien d’embauche, allergique au CDI et ne venant pas du coin (ma chère Alsace était un peu trop loin à mon goût), nous nous sommes mis d’accord pour commencer avec un CDD d’un an : s’ils étaient satisfaits de mon travail et moi de mon poste, on continuait l’aventure ensemble. Et me voilà un an après, en CDI et j’en suis ravie !

Je suis venue chez Kokopelli, car je souhaitais travailler pour une noble cause en accord avec mes convictions et mes valeurs. J’y ai trouvé tellement plus !

J’y ai rencontré des collègues au grand coeur avec qui je peux travailler, échanger et débattre en toute sérénité ! J’y ai découvert des projets passionnants sur lesquels travailler et où il y a encore tant à faire et à apporter !
J’y ai également trouvé un patron, qui me fait confiance, m’implique, m’explique et qui accepte quand je ne suis pas d’accord (et cela arrive assez régulièrement ! ).

En une année mon poste a beaucoup évolué, me voilà depuis 4 mois également en charge des partenariats et c’est aussi cela qui me stimule : le changement ! J’apprends beaucoup, j’évolue et j’espère sincèrement amener tout autant à l’association !

Alors bien sûr, certaines de mes tâches me plaisent plus que d’autres, certaines périodes sont plus compliquées que d’autres à gérer. Bien sûr que si j’allais pointer chez Nestlé, mon salaire serait beaucoup plus attractif (et encore je n’en suis pas certaine !), mais aucun poste n’est parfait et pour ma part c’est avec joie que je viens pointer tous les matins chez Kokopelli !

Fertilement,
Nit’Nit’ »

Anita, chargée de communication et des partenariats
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« Ayant été salariée à Kokopelli pendant un peu plus de 6 mois (21/09/16 – 31/03/17), je peux en conclure que ce fut une très bonne expérience que ce soit relationnellement ou professionnellement.
J’ai pu effectuer mon travail en toute autnomie ce qui m’a donné confiance en moi. Il y avait une très bonne ambiance et tout le monde se soutenait et se donnait un coup de main.
La bonne humeur était au Rendez-vous quotidiennement; le matin je me levais sans être décu de devoir me rendre sur mon lieu de travail. Les 6 mois sont passés très vite et m’ont permis d’apprendre beaucoup de choses!

J’espère donc refaire une saison à Kokopelli pour revivre une expérience similaire mais surtout pour continuer à faire évoluer cette association et ce mouvement d’autonomie. »

Lola, préparatrice saisonnière à l’ensachage
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« J’ai travaillé à Kokopelli en tant que saisonnier à l’ensachage pendant un mois.
Ca s’est très bien passé, je suis content de l’autonomie et de la confiance que l’on m’a donné.

Ce serait avec plaisir de re travailler dans cette association. »

Moïse, préparateur saisonnier à l’ensachage

 

 

 * * * *

« Je travaille dans l’association Kokopelli depuis février 2016, sortant d’un CDI étudiant dans un supermarché.

Quand j’ai été embauché (à la base pour un CDD comme ensacheuse) j’ai été très agréablement surprise du fonctionnement et c’est pourquoi, lorsque l’on m’a proposé un CDI je n’ai pas réfléchi trop longtemps et ai accepté avec grand plaisir.
Quand je me lève le matin pour venir travailler, je me lève avec enthousiasme. Je suis heureuse de travailler pour cette association qui véhicule de belles valeurs d’humanité  autant sur le fond que sur la forme.

Et puis, si nous n’étions pas contents, pourquoi continuerions-nous à venir travailler et à défendre notre association ?
Nous sommes actuellement une dizaine d’employés à l’année, et chaque année le nombre augmente, pour moi, CA c’est un signe !
Les gens qui n’ont pas eu l’occasion de travailler dans d’autres structures ne peuvent pas comprendre la chance que l’on a de travailler ici ! »

Anaïs, préparatrice à l’ensachage
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« Un autre point de vue

Cela fait 4 ans que je vais pointer chez gaïa, j’ai rencontré la première année certains auteurs du livre récemment vendu notamment sur amazon « nous n’irons plus pointer chez gaÏa ». Je me souviens de cette ambiance nauséabonde dans l’ « open space » et dans laquelle un bon nombre d’employés avaient signé un contrat de saisonnier pour une durée de quelques mois.
L’endroit donnait l’impression d’un film ou certains comédiens ne connaissaient pas leur rôle les uns étaient là pour offrir leurs services en échange d’un salaire …les autres par engagement idéologique ou en réaction contre les méchants patrons. Pour les premiers la chose était simple.

Pour les seconds cela semblait plus complexe, je vous avouer qu’après 4 ans je n’ai toujours pas compris les nuances de leur présence.
Je me souviens par contre des crises fréquentes de personnes ayant peut-être fait l’erreur d’entrer dans une structure d’emploi qui ne correspondait pas à leur conviction et qui refusaient le fonctionnement en bloc par esprit de rebellions.

Kokopelli est une association, certes, mais reste soumise aux lois du travail, dans ce cas je me pose la question du pourquoi subitement, sous prétexte de travailler dans une asso les conditions devraient différer d’une entreprise conventionnelle et dans ce cas, pourquoi les protagonistes littéraires ont accepté leurs souffrances sans jamais remonter au prud’homme ? Y a t’il d’autres témoins actuels confirmant ces atroces conditions digne de négriers totalitaires ?

Quelques lignes pour rassurer le ministère du travail et par la même occasion celui de la santé, la mutuelle est obligatoire chez KOKOPELLI et on ne se soigne pas en jouant du tambour …mince, si cela s’avérait efficace… tant mieux .
Pour maintenant rassurer les autres, si l’arrivée de Kokopelli en Ariège ne s’est pas faite sans difficulté, les conditions actuelles sont pour mon cas plus que satisfaisantes.
Et si un combat contre le business et le non respect des travailleurs est lancé, merci de choisir les bonnes cibles.

Merci enfin de laisser tranquille ceux qui on décider de leur propre volonté d’accepter « un patron » qui leur permet d’aller pointer chez gaïa, et qui avec lui construisent un environnement de travail respectueux grâce aux réunions hebdomadaires. »

Raphaël, chargé des impressions et du tri des semences

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« Il y a 2 ans et demi, j’ai commencé à travailler au sein de l’association Kokopelli. Cela m’a permis de devenir «contemporaine »: c’est une façon pour moi de transformer de façon active et fertile le sentiment d’impuissance paralysant, face aux pratiques que l’agro-industrie exerce à cette époque, au détriment de la vie.
Agir pour la libération des semences et le maintien de la biodiversité : rien de plus pédagogique pour une maman que de montrer à ses 4 garçons que dans la vie il y a toujours possibilité d’agir POUR quelque chose. Car c’est le fait d’agir POUR qui fait avancer les choses !

Kokopelli est devenu beaucoup plus pour moi aujourd’hui : un endroit ou l’erreur est permise, où je peux prendre des responsabilités et grandir aussi bien personnellement que professionnellement. Un endroit où l’on tient compte de mon avis et où je peux contribuer à faire évoluer les choses.
Les valeurs humaines telles que l’entraide, le respect mutuel, la bienveillance, aussi bien entre collègues qu’avec le Président de l’association, le directeur technique et les chefs d’équipe sont des valeurs précieuses. Personnellement,  je ne me retrouve pas dans les témoignages du livre de Grimm. Au jour d’aujourd’hui, ce ne sont pas mes conditions de travail qui sont décrites dans ce livre et cela me fatigue d’avoir à m’en justifier. Quel dommage d’agir avec une telle ardeur CONTRE quelque chose qui, en plus, n’a rien a voir avec la réalité actuelle.
Bien sûr qu’il y a des périodes qui sont plus stressantes que d’autres mais c’est le propre d’une association qui a une activité saisonnière. Et à ces moments-là c’est notre fort esprit d’équipe qui nous fait surmonter les difficultés.
C’est avec beaucoup de plaisir, de fierté et de reconnaissance que je pointe chaque jour chez Kokopelli. »

Leentje, responsable de la campagne Semences Sans Frontières

 

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« L’amour de ma liberté, de la mobilité et la curiosité de toujours voir ce qu’il se fait ailleurs, sont les choses qui, jusqu’ici, ont fait de moi une saisonnière invétérée, convaincue que le seul contrat à durée indéterminée que je passerai ne serait qu’avec moi-même.

Aujourd’hui, ce qui me fait continuer l’aventure à Kokopelli en CDI, n’est certainement pas un renoncement de soi, mais c’est avant tout cette cause juste et engagée, qui défend des valeurs que je partage, et qui le fait avec un très grand sens humain. C’est aussi cet enthousiasme qui y règne au quotidien, de faire quelque chose de passionnant, avec des personnes passionnées. »

Mélanie, préparatrice à l’ensachage

 

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« J’ai travaillé pendant un mois et demi à Kokopelli (mars et avril 2017). L’accueil a été chaleureux. Lorsque je suis arrivée, une salariée permanente m’a présentée au reste de l’équipe. Elle m’a aussi expliquée le fonctionnement de Kokopelli et les tâches de chacun en me faisant visiter les locaux. J’ai ensuite pris mon poste en tant que préparatrice de commandes. On m’a exposé mes missions précisément. J’ai ressenti une bienveillance de la part de toute l’équipe, une ambiance détendue et joviale malgré, parfois, une cadence soutenue pour répondre aux nombreuses commandes des clients.  On m’a incité à poser des questions et je n’ai pas hésité à le faire. J’ai perçu de la disponibilité et de la patience chez mes collègues.

L’équipe de salariés permanents s’est montrée soucieuse du confort des saisonniers. Par exemple : le directeur a proposé aux personnes, faisant des commandes, de leur fournir des chaussures plus adaptées à leur poste qui consiste à rester debout et piétiner. Ananda GUILLET est une personne accessible, passionnée qui partage son savoir volontiers. J’ai aussi constaté son investissement et son engagement. Après son travail de bureau, il est souvent sur le terrain.

A la connaissance du livre « je n’irai plus pointer chez Gaïa » un sentiment d’incompréhension et d’injustice m’a traversé. J’ai constaté un réel décalage entre ce que j’ai pu lire et ce que j’ai vécu là-bas.   

Je n’hésiterai pas à retravailler à Kokopelli si l’occasion se présente. J’ai beaucoup apprécié cette expérience professionnelle et je conseille ce lieu de travail à mes amis et ma famille ! »

Emmy, préparatrice saisonnière

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« Ayant travaillé neuf mois au sein de Kokopelli, je souhaite témoigner spécifiquement des conditions de travail, et des relations instaurées entre collègues. Pour ma part, j’ai trouvé une grande disponibilité, un enthousiasme et de la flexibilité pour répondre à mes questions. Je n’ai jamais hésité à demander de l’aide, et perçu une volonté d’échange afin que tous soit écouté.

Je me suis senti respecté dans mon humeur et mon état physique. J’ai ressenti une ouverture à partager, à la fois, les petites routines du quotidien et les grandes interrogations qu’amène un choix de vie conscient.

 Je profite de ce message pour adresser mon soutien à toute l’équipe,

Voici mon court témoignage sur une expérience positive, et vous souhaite bon vent et à bientôt. »

Rémi, préparateur saisonnier

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La loi Biodiversité de juillet 2016: un tremplin pour les insectes chimériques dans l’agriculture?

 

Résumé: Le 2 août, suite à mon communiqué sur les tomates de Syngenta/Chingenta chez Réseau Biocoop, je fus alerté par un courrier de lecteur et ami de Kokopelli qui évoquait les mouches : tout autant les vers de mouches que l’on peut éliminer avec la Tulsi – le basilic sacré que j’ai présenté dans un article récent – que les mouches transgéniques/chimériques d’Oxitec, une société très intime avec Syngenta.

Lorsque, le 4 août, le Conseil Constitutionnel a modifié la loi dite de Biodiversité, il m’est apparu très clairement que l’interdiction, à terme, des néonicotinoïdes, qu’elle inclut, n’est vraisemblablement qu’un gigantesque coup fourré pour faire avaler et avaliser les mouches chimériques par les consommateurs – trop contents de s’être débarrassés d’insecticides mortels épandus sur leurs fruits et légumes.

En effet, l’interdiction, tant acclamée, de ces insecticides parmi les plus toxiques, à savoir les néonicotinoïdes, par cette nouvelle loi biodiversité de juillet 2016, ne cacherait-elle pas quelque chose d’encore plus biocidaire? Les Autorités, sous couvert de protection sanitaire du public – sans commentaires – ne seraient-elles pas en train de préparer une vaste introduction de mouches, et autres insectes, chimériques dans l’agriculture?

Il y a fort à penser que l’interdiction des néonicotinoïdes ne constitue qu’un gigantesque écran de fumée – se parant d’une respectabilité écologique – pour faire gober, aux Peuples, les mouches chimériques des amis de Monsanto/Bayer et de Syngenta/ChinaChem. D’autant plus que le nouvel épouvantail des Autorités, le virus Zika, ne pourrait être contrôlé, selon les grandes déclarations des multinationales criminelles de la Pharmacratie, que grâce aux moustiques chimériques d’Oxitec – alors que des soupçons plus que légitimes se font jour quant aux moustiques mutants d’Oxitec qui ont survécu, au fil des années, (et jusque 15 % des populations de moustiques de par le fait que la biosphère est contaminée par de très grandes quantités de l’antibiotique tétracycline) et qui seraient les vecteurs mêmes du virus Zika.

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Pourquoi Réseau Biocoop ne dénonce-t-il pas le nouvel article 11 de la loi biodiversité de juillet 2016?

 

Pourquoi Réseau Biocoop ne s’attaque-t-il pas, lui même, aux vrais promoteurs de l’hybridation du végétal – qu’il évoque à la fin de sa réponse à Kokopelli – en dénonçant le nouvel article 11 de la loi biodiversité de juillet 2016 – un article liberticide sous divers aspects – qui ne permet justement pas aux maraichers bios d’avoir accès à des variétés du Domaine Public non enregistrées dans le Catalogue Européen? 

Nous souhaitons préciser que lorsque nous nous adressons au Réseau Biocoop – ou à sa centrale, à Paris, dirigée par Claude Gruffat et Gilles Piquet-Pellorce, un professionnel des transports routiers – c’est à la société Biocoop SA que nous nous adressons. Nous sommes fort conscients que les gérants des centaines de magasins Biocoop sont, parfois, quelque peu perdus dans toutes ces interrogations – préoccupés qu’ils doivent être, avant toutes choses, d’honorer une demande sans cesse croissante pour des produits sains et non toxiques. Nous sommes, également, fort conscients que de nombreux militants soutenant des Biocoops, au statut associatif, font de leur mieux pour développer des circuits courts tout en étant désemparés par les problématiques que nous soulevons quant à la Bio Piratée: majorité d’hybrides F1 dans les légumes bios, importation de légumes bios, importation de la bio masse organique en provenance des pays du Tiers-Monde pour fertiliser les sols des maraichers bios, contrôle des multinationales sur toutes les variétés utilisées en bio, contrôle des multinationales sur la distribution des produits bios, etc, etc.

C’est la première fois, depuis nos premiers articles sur la Bio-Piratée, en février 2014, que nous avons l’extrême plaisir d’analyser une réponse officielle de Réseau Biocoop (placée ci-dessous)  qui se voudrait cohérente. La tomate fait mouche chez Réseau Biocoop… et la direction a pris la mouche de se voir confrontée à son passé peu glorieux de fausses tomates anciennes, et hybrides F1, et à son présent, tout aussi peu glorieux, de vraies tomates hybrides F1 – et pour la plupart de vraies “long life” imputrescibles – et à la saveur indescriptible!

Nous sommes fort aises que la centrale Biocoop ait “voté” pour éliminer les fausses anciennes variétés de tomates très récemment, en début 2016 – et en même temps, sans doute, que sa décision d’éliminer, de ses étals, la quinoa Bolivienne qui constitue une problématique glissante plus que de saponine?

Il semblerait, de plus, que ce soit la tendance dans l’interprofession qui s’exprime ainsi« 2015 se caractérise par une évolution remarquable de la segmentation avec une présence plus affirmée de variétés à “goût” comme Noire de Crimée, Ananas, Cornue des Andes, Green Zebra, Marmande, et les véritables Cœur de bœuf. A l’inverse les productions de rondes classiques diminuent encore »

Cela ferait donc 20 années que Réseau Biocoop promeut les anciennes variétés de tomates à “goût” pour en arriver à un volume de 19 tonnes en 2014, à savoir, grosso modo, 55 kilos par magasin et par année – le volume de vente, en une seule journée, pour un maraicher bio sur un marché local. Il n’est donc pas étonnant que le moindre effort “de production localisée” permette de décupler un volume aussi ridicule en l’espace de 2 années. Et il semblerait, d’ailleurs, que la cellule communication Biocoop se soit lâchée sur un zéro impertinent.

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Les Tomates Gustatives du Réseau Biocoop, à la sauce Syngenta/ChemChina… et la reconquête de la Biodiversité, à la sauce parlementaire…

 

A la lecture de l’une des Actualités du Réseau Biocoop  (l’un de nos non-interlocuteurs préférés dans la problématique de la Bio Piratée!), “En ce moment, c’est la Tomate”il n’est pas étonnant que l’Industrie Bio se moque éperdument de l’interdiction, pour les maraîchers bios, d’avoir accès à des variétés potagères du Domaine Public non inscrites dans le Catalogue Européen – et ce depuis une trentaine  d’années.

Suite à nos différents communiqués, le Réseau Biocoop, vers 18 h, le 29 juillet, a supprimé son Actualité Tomate de son site internet : c’est ce qu’on appelle une “tomate chaude” sur l’étal de la communication durable!! La “Reine de l’été” de Biocoop est en train de se métamorphoser en “l’arène de l’été”. Et nous comprenons fort bien les angoisses métaphysiques de la direction de Biocoop alors que Syngenta vient de se faire racheter, pour 46 milliards de dollars, par la Chine (ChemChina). Voici donc une copie d’écran de cette Actualité supprimée prestement.

 

Capture d’écran 2016-07-29 à 09.24.24

 

La centrale du Réseau Biocoop fait les louanges, dans cette Actualité, de 3 variétés hybrides F1 de tomates: Paola, Cindel et Paronset qui appartiennent respectivement à Limagrain, Enza Zaden et Syngenta/ChemChina. Selon les responsables marketing du Réseau Biocoop, Paola, Cindel et Paronset « sont les trois variétés ayant le goût le plus prononcé et la chair la plus douce et sucrée ! » Au monde?? Et le Réseau Biocoop de préciser qu’il n’est point la peine de la placer au réfrigérateur, sa “Reine de l’été”: cela s’entend fort bien car toutes les tomates hybrides F1 de type “long life”, de la mafia semencière, se conservent, sans réfrigération, pendant des semaines et sans émettre la moindre velléité de métamorphose organique. 

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Un premier pas vers la libération des variétés du Domaine Public?

 

Lundi 11 juillet dernier, le Sénat a confirmé la rédaction de l’article 4 quater de la loi Biodiversité, telle qu’issue du vote de l’Assemblée Nationale en “nouvelle lecture” :

Article 4 quater
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

1° L’article L. 661-8 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« La cession, la fourniture ou le transfert, réalisé à titre gratuit ou, s’il est réalisé par une association régie par la loi du 1er janvier 1901 relative au contrat d’association, à titre onéreux de semences ou de matériels de reproduction des végétaux d’espèces cultivées de variétés appartenant au domaine public à des utilisateurs finaux non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale de la variété n’est pas soumis aux dispositions du présent article, à l’exception des règles sanitaires relatives à la sélection et à la production.»

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La Quinoa dans le Réseau Biocoop: de l’exploitation des paysans de l’Altiplano Bolivien à la promotion de variétés captives cultivées en France

 

Introduction

Le 8 mai 2016, le Réseau Biocoop a fait circuler – parcimonieusement pour ne pas attirer l’attention, outre mesure – une réponse à mon article “Quinoa: biopiratage au coeur de l’Anjou” en invalidant, sans les invalider, mes informations ou tout simplement, en bottant en touche. Est-ce une technique New-Age pour traiter son interlocuteur de menteur, de façon non-violente, ou est-ce, tout simplement, l’expression du désarroi de la direction du Réseau Biocoop pris au piège de ses prétentions/diversions, de ses amalgames ou de ses silences, quant à la problématique très épineuse de la quinoa? Le Réseau Biocoop va-t-il tenter une dernière planche de salut, beaucoup moins savonneuse que la précédente, pour surfer, avec brio, et avec le bon vent, sur tous ces scandales de la quinoa, avec ou sans saponines?

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Quinoa: le bio-piratage au coeur de l’Anjou

 

Avant-Propos

Les objectifs primordiaux – et déclarés – de cet article sont de mettre en exergue certaines pratiques commerciales dans le secteur de la production et de la distribution de la quinoa bio – que cela soit la quinoa bio Bolivienne ou la quinoa bio produite en France, sous licence – et tout simplement de susciter une campagne internationale mettant fin à toute attribution de brevets – et autres COVs selon le jargon pathologique et insensé de la Matrix agricole biocidaire – sur cette espèce alimentaire, emblématique des Peuples Andins, qu’est la Quinoa, la Chisiya Mama. Les Peuples Andins ont été martyrisés depuis 500 ans par la Peste Occidentale: ne pourrait-on pas leur laisser au moins la Quinoa – symboliquement?

Chez Kokopelli, nous protégeons le domaine public depuis 23 ans. Mais “domaine public” ne signifie pas que les variétés de Kokopelli soient tombées du ciel. Une grande partie des variétés nouvelles – et en pollinisation ouverte – que nous distribuons, sont issues des travaux de chercheurs géniaux tels que Mushroom, Tom Wagner, Frank Morton, etc, etc. Ces agronomes/paysans ont fait don de leur travail de créations variétales au domaine public – et c’est le cas de très nombreuses, mais pas toutes, nouvelles variétés sélectionnés par les universités US.

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La Bio Piratée, cinquième épisode: Royal Wessanen

Résumé: Royal Wessanen, depuis une quinzaine d’années, joue au monopoly avec des sociétés alimentaires bios et non bios. Aujourd’hui, contrairement à son principal concurrent, Hain Celestial, la majorité de ses produits sont bios – à savoir 68% [2].

Son actionnariat est à 80% institutionnel. Son actionnaire principal est Delta Partners, avec près de 30%. 

Acheter les produits Bjorg, Bonneterre, Evernat, Whole Earth, Zonnatura, Kallo, Clipper, De Rit, Allos, Tartex, Alter Eco, Isola Bio, le Sillon… c’est ainsi participer à la prospérité de nombreuses sociétés financières – dont certaines sont confortablement installées dans les meilleurs paradis fiscaux du monde.

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C'est grâce à notre propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, parrains et marraines, que nous maintenons une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges...