Quand les revues militantes jouent le même jeu que la presse de masse.

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Quand les revues militantes jouent le même jeu que la presse de masse.

En avant-première, notre droit de réponse à un article de la revue Silence (en document joint – Article Silence) intitulé : La controverse chez Kokopelli. Article essayant de revêtir, en vain, l’habit de l’objectivité. Kokopelli est, une fois de plus, condamné sans procès. « Kokopelli, vous avez le droit de garder le Silence…. »
 
Toute l’équipe de Kokopelli a été très étonnée – pour ne pas dire totalement choquée – d’appendre que la revue Silence, que nous offrons à la lecture sur nos stands et dans notre boutique Kokopelli depuis tellement d’années, allait jouer le jeu des grands médias qui fondent aveuglement sur la moindre info paraissant croustillante sans en vérifier la source. Jocelyn, notre porte-parole le plus enthousiaste – qui nous a quittés en juillet dernier – a sillonné la France pendant une vingtaine d’années avec, sur chaque stand, quelques revues et quelques bulletins d’adhésion au bénéfice de cette association Silence. Malgré notre proposition, à l’auteure de l’article, de venir dans nos locaux afin de se faire une idée sur le terrain (nous avons même proposé de lui financer le voyage depuis Lyon), le procès a, une fois de plus, été fait sans un coup de fil, sans une question et sans une rencontre avec aucun des salariés actuels de Kokopelli. Cet article finit de nous convaincre : le journalisme objectif est mort, remplacé par le marché du scoop dans lequel la vérité et l’objectivité n’ont qu’une importance mineure.
 
Quelques réponses concernant le texte de l’article :
 
« Elle ne s’est jamais revendiquée comme révolutionnaire »
 
L’auteure aurait-elle l’aimable intention de nous définir ce terme. Les nombreuses actions que nous menons sur toute la planète, nos combats incessants à l’encontre des “Autorités”, les fronts communs que nous ouvrons ou soutenons, etc, sont bel et bien des actes révolutionnaires que nous revendiquons ! C’est l’Association Kokopelli, avec le soutien de la société civile, qui a fait exploser le blindage des catalogues officiels en Europe, et qui a permis aux variétés potagères du Domaine Public de circuler librement, dans les jardins, sans entraves juridiques. Ne serait-ce pas là une action éminemment révolutionnaire ? 
 
« son image de lutte (contre les OGM, pour les semences libres, etc.) laissait présager un soin particulier porté aux conditions de travail de ses salarié·es. Pas si sûr… »
 
Si l’auteure avait daigné répondre à notre invitation, elle se serait rendue compte que, non seulement nous portons une attention très particulière au bien-être des salariés, mais que, de plus, nous mettons tout en œuvre pour être réellement exemplaire en la matière. Venez Mme Gilson, et vous verrez. Mais, comme tous vos collègues “journalistes”, vous ne viendrez pas. Vous ne venez jamais. La vérité ne vous intéresse guère. 
 
 
Tout le paragraphe “Une critique des conditions salariales à Kokopelli”
 
Et la magie du journalisme de masse opère ! Un collectif, constitué d’anciens salariés, s’est regroupé pour lutter contre la méchante famille Guillet. Ils étaient exploités depuis trois ans imaginez-vous ! 
 
La vérité est que, parmi les protagonistes qui témoignent, le seul a être resté plus de quelques mois, et qui s’est largement vanté, depuis, d’être à l’origine du livre, est Martin Lacroix, ancien “apprenti” à la gestion des stocks. Il est d’ailleurs intéressant de constater que Martin Lacroix réitère, présentement, ses petites manipulations destructrices dans une autre association du Gard. Nous laisserons le lecteur tirer ses propres conclusions. Quant aux autres salariés ? Julie, Solène et Mathieu étaient saisonniers. Laura était en CDI mais, trouvant scandaleux de devoir travailler pour gagner son salaire alors qu’elle était dans une association, elle s’est très vite mise en arrêt maladie et le cirque a duré cinq mois. C’est tout ? Pas d’autres salariés ? Eh bien non. Depuis 1999, l’association Kokopelli n’a pas eu un seul cas de prud’homme et a subi de nombreux contrôles des différentes inspections sans que rien ne lui soit reproché quant à son fonctionnement.
 
Donc oui, ce livre, et tout le tapage médiatique l’accompagnant, constitue une intox vouée à faire plonger Kokopelli. La première question à poser est la suivante : quelles sont les vrais objectifs de ce harcèlement orchestré à l’encontre de Kokopelli ? Nous invitons les lecteurs, une nouvelle fois, à lire notre communiqué de presse au bas duquel les salariés (actuels et anciens) et les producteurs témoignent de leurs conditions de travail. Disponible sur notre blog. 
 
Tout le paragraphe “Une réaction épidermique sur internet”
 
Il est vrai que nous n’attaquons ni le livre, ni l’article du Canard ni celui de CQFD (qui, tout comme Silence, perdent désormais à nos yeux toute crédibilité) parce que tous ont été très précautionneux de ne pas dépasser les limites juridiques dans leurs attaques. Contrairement à M. et Mme Vivas qui eux n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. 
 
Nous avons peine à répondre à ce paragraphe tant les sujets y sont mélangés et confus. Passons au suivant. 
 
Tout le paragraphe Kokopelli : le judiciaire comme seule réponse claire”
 
Passons sur ce titre qui indique clairement la mauvaise foi de l’auteure qui n’a justement posé aucune question et surtout qui n’a visiblement pas lu nos réponses. 
 
Est-il vraiment surprenant que Kokopelli tente de se défendre quand elle est accusée de commercialiser des semences de mauvaise qualité, voire des hybrides F1 déguisés, alors que leur dénonciation est au cœur même de notre combat ? 
 
Est-il vraiment surprenant que Dominique et Ananda Guillet souhaitent que justice soit rendue après avoir été qualifiés de crapules ou de staliniens ?
 

Daniel Vivas, ancien informaticien reconverti en permaculteur, devrait savoir qu’on ne peut pas divulguer sans aucune retenue ses idées, surtout si elles sont infondées, sans en subir à un moment donné les conséquences. 

En conclusion, nous invitons la Revue Silence à ne pas succomber aux sirènes des “fakenews” et à vérifier ses sources, et ses informations, avant de publier. Il est facile de détruire, moins de construire. Et chez Kokopelli, nous nous focalisons sur la fertilité de nos actions. Les articles diffamatoires, et les attaques, sont autant de freins à nos dynamiques pour la préservation de la biodiversité cultivée et servent, sans aucun doute, les intérêts de nos réels ennemis.

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C'est grâce à notre propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, parrains et marraines, que nous maintenons une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges...